Mérou brun

Epinephelus marginatus | (Lowe, 1834)

N° 474

Méditerranée et Atlantique Est, océan Indien

Clé d'identification

Corps ovale, massif et robuste
Tête massive et yeux proéminents
Taches claires rayonnant autour de l'œil
Une seule nageoire dorsale
Queue arrondie à bordure blanche
Parties postérieures des nageoires dorsale et anale sombres

Noms

Autres noms communs français

Mérou noir, mérou de Méditerranée, mérou brun de Méditerranée, mérou des provençaux, serran géant, mérou sombre

Noms communs internationaux

Dusky grouper (GB), Cernia, cernia gigante (I), Mero nebuloso, mero, xerna (E), Zackenbarsh, Grosser Sägebarsch (D), Mero, garoupa preta (P)

Synonymes du nom scientifique actuel

Epinephelus guaza (Linnaeus, 1758), voir “Origine du nom scientifique" pour cette ancienne dénomination.
Seranus gigas (Brünnich, 1768)
Epinephelus gigas (Brünnich, 1768)
Serranus marginatus Lowe, 1834

Dernièrement le nom Mycteroperca marginatus (Lowe, 1834) a été proposé suite à des études de biologie moléculaire (Craig et Hasting, 2007) qui indiquent que le genre Epinephelus doit être complétement reconsidéré avec E. marginatus proche du genre Mycteroperca Gill. Ces auteurs recommandent donc que Epinephelus marginatus (Lowe, 1834) devienne Mycteroperca marginatus (Lowe, 1834). Ce changement est pour le moment critiqué et des travaux complémentaires sur le sujet restent nécessaires pour le valider.

Distribution géographique

Méditerranée et Atlantique Est, océan Indien

Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française], ● Indo-Pacifique

Méditerranée et Atlantique Est depuis la Bretagne sud jusqu'à l'Afrique du Sud et dans l'Atlantique Ouest (Brésil et Bermudes), mais il n'est pas certain qu'il s'agisse de la même espèce pour l'Atlantique Ouest. Notons qu'il est très rare au nord du golfe de Gascogne.
E. marginatus a été signalé à La Réunion et dans le sud de Madagascar.

Biotope

Caractérisé par sa grande sédentarité pendant la période estivale ou dans les espaces protégés, le mérou brun est présent sur des fonds rocheux accidentés avec des cavités ou des grottes pour s'abriter, même si on le trouve également sur les fonds sableux autour des posidonies et des zostères. Il n'aime pas les endroits trop perturbés.
Il est trouvé de 5 à 100 m de fond au moins. Les juvéniles fréquentent des biotopes plutôt de type éboulis, ne dépassant guère les 15 m de profondeur, ils sont alors très cryptiques* et donc difficilement observables. Adulte, il préfèrera les zones de tombant, de coralligène* ou les fonds rocheux accidentés plus profonds même s'il aura toujours tendance à rester au dessus de la thermocline*. Ces différences de biotopes entre stade juvénile et stade adulte empêchent en théorie les rencontres entre adultes et juvéniles.
La fidélité aux sites est grande pour les vieux mâles et généralement faible pour les jeunes femelles, même si cela va être très variable selon les sites et la taille de la population de mérou.
Si l'été il semble clair que le mérou brun soit très sédentaire et reste au-dessus de la thermocline, le comportement hivernal est beaucoup plus variable et va dépendre surtout de la topographie de la zone et de la taille de la population.
Il a été montré qu'en Sicile à l'approche de l'hiver, les mérous bruns avaient tendance à descendre vers des zones de 30 m et plus, alors que ces mêmes poissons sont trouvés sur des zones moins profondes lors de la période estivale (Lembo et al., 1998). En revanche, une étude récente menée dans la réserve marine de Cerbères-Banyuls montre plutôt une très grande sédentarité de tous les individus quelle que soit la saison. Lorsque la température baisse, le poisson aura seulement tendance à rester caché dans son gîte (Astruch et al., 2006).

Description

Le mérou brun est un des plus gros poissons que rencontrera le plongeur sur nos côtes méridionales françaises. C'est aussi le plus sympathique et le plus emblématique des poissons de Méditerranée. C'est un poisson de grande taille au corps ovale, massif et robuste (sa longueur fait moins de 4 fois sa hauteur). Sa taille commune dans nos eaux françaises va de 40 à 80 cm (les individus de 100 cm sont assez courants dans les zones de protection renforcée, la taille maximale étant d'environ 140 cm).
Il possède une tête massive aux yeux proéminents et, comme d'autres mérous proches, 3 épines operculaires bien marquées. Son ouverture buccale est très large, la mâchoire inférieure est proéminente et des taches claires rayonnant autour de l'œil (larmes et « Y » permettant l'identification de chaque individu).
La nageoire dorsale unique est caractérisée par 11 épines suivies vers l'arrière de 13 à 16 rayons mous. La nageoire anale est armée de trois épines qui sont clairement visibles. La queue, (nageoire caudale) large et arrondie finit par une bordure blanche distincte (également présente sur les autres nageoires). Elle est plus foncée, comme toutes les autres nageoires, que le corps.
Il possède de petites écailles se recouvrant largement et incluses dans une peau épaisse. Les nageoires pectorales arrondies et de belle taille sont surmontées d'un repli cutané écailleux.
La coloration est brunâtre parfois gris foncé à gris clair, voire rougeâtre avec des taches claires irrégulières en « nuages » et formant parfois des bandes claires verticales et diffuses. Les grands individus (vieux mâles) sont brun uniforme. La variabilité des livrées est importante.

Espèces ressemblantes

Le long des côtes françaises, vous pourrez rencontrer, outre Epinephelus marginatus :

Polyprion americanus, cernier commun ou mérou des basques, toute la Méditerranée (rare), Atlantique Est (rare au-delà du golfe de Gascogne) et Ouest (plus nordique), de grande taille (80 cm, maximum 200 cm), tête massive à profil supérieur légèrement concave, forte crête osseuse horizontale en haut de l'opercule, mandibules très proéminentes.

Epinephelus caninus, mérou gris, très rarement observé à faible profondeur et seulement des jeunes individus, taille maximale supérieure à 150 cm, canines plus développées que chez les autres espèces d'Epinephelus, caudale tronquée, coloration sombre et uniforme sans marque distinctive, 2 lignes obliques plus sombres de l'œil à l'opercule. Fonds de roche avec sable ou vase.

Mycteroperca rubra, mérou royal, badèche rouge, toute la Méditerranée, Atlantique central Est et Ouest, très rare sur nos côtes. Plus petit (20 à 40 cm, maximum 80 cm), caudale tronquée, dos brun rougeâtre foncé et flancs plus clairs avec des lignes foncées ondulées, solitaire, fonds sableux et rocheux.

Epinephelus costae, mérou badèche, Méditerranée mais exceptionnel sur la côte provençale et catalane, grande taille (30 à 70 cm, maximum 100/140 cm), corps assez allongé, caudale tronquée ou à bord concave chez les adultes, brun jaunâtre à brun sépia avec une série de lignes longitudinales plus foncées sur le corps et 2 lignes sombres, obliques, sur l'opercule (jeunes).

Epinephelus aeneus, mérou blanc, exceptionnel sur les côtes françaises, plus fréquent dans le sud de la Méditerranée, supposé présent sur la façade Atlantique jusqu'aux îles Britanniques.

Alimentation

Le mérou brun se nourrit principalement de céphalopodes (seiches, poulpes, calmars), de crustacés et de poissons. Prédateur en fin de chaîne alimentaire, il joue le rôle de régulateur sur l'état sanitaire des populations (ce n'est pas le seul à jouer ce rôle, surtout qu'il est assez rare encore). Il chasse à l'affût attendant qu'une proie passe à sa portée.
Le régime alimentaire de E. marginatus évolue avec sa taille. Les petits mérous consomment d'abord de petits crustacés (isopodes, amphipodes, crevettes), puis surtout des crabes. Entre 20 et 60 cm, ils se nourrissent à parts égales de crabes et de poissons, les mollusques n'apparaissant que dans le régime des individus de plus de 30 cm. Les plus gros mérous (> 60 cm) capturent préférentiellement des mollusques céphalopodes puis des poissons.

Reproduction - Multiplication

Espèce hermaphrodite* protogyne* (il change de sexe, d'abord femelle puis mâle), devient une femelle capable de se reproduire vers l'âge de 4 ou 5 ans (40-50 cm environ). Entre 10 et 14 ans (60-70 cm), il se produit un changement de sexe. Celui-ci peut se produire plus tôt ou plus tard selon les individus, mais généralement, après 15 ans (80-90 cm) la majorité des individus sont devenus des mâles. Le mérou finit ainsi sa vie sous la forme d'un mâle, capable de se reproduire encore longtemps. Les plus grands individus peuvent atteindre les 50 ans.
En époque de frai, de juillet jusqu'en septembre, les mérous matures sexuellement se regroupent (quelques dizaines voire centaines d'individus) dans les zones rocheuses entre 15 et 30 m de profondeur. Et c'est en général vers le mois d'août à la tombée de la nuit que les mérous « se décident à se reproduire ». Les parades nuptiales et l'émission des gamètes* ne durent que quelques jours.
Le premier temps est celui de l'approche : le mâle parade incliné sur le côté, placé au dessus de la femelle. Puis la femelle commence une remontée, le couple entame une lente spirale vers le haut, le mâle poursuivant sa parade. Cette phase se reproduit après une descente. Enfin sur la montée finale sur quelques mètres en accélération brutale gamètes mâles et femelles sont libérés en pleine eau, et pour finir, mâle et femelle retournent à leurs occupations.
La fécondation a lieu en pleine eau et les œufs sont pélagiques*. L'éclosion se produit une quarantaine d'heures après la fécondation, les larves* commencent à se nourrir au troisième jour.
Après un séjour pélagique d'environ un mois, la larve est devenue « compétente » : elle va descendre sur le fond, se colorer et prendre la forme d'un minuscule mérou qui va entamer sa vie benthique* dans un fond rocheux proche de la surface et offrant de petites cavités ; on appelle cette étape le recrutement*. Au printemps suivant le jeune mérou mesure 5 à 6 cm, il grandit vite quand l'eau se réchauffe et atteint une taille moyenne (longueur totale) de 13 cm à un an.

Vie associée

La peau des mérous est fréquemment parasitées par des anilocres ou des copépodes (Caligus sp.)

Divers biologie

C'est une espèce patrimoniale, indicatrice de la qualité du milieu, et surtout un signe que la chaîne alimentaire qui le précède est en bonne santé, lui étant le prédateur de plus haut niveau.
La sédentarisation des populations de mérous bruns est liée à la qualité des sites qui offrent des ressources convenables en nourriture et en abris aux grands mâles, que ces sites soient des aires marines protégées (Port-Cros, Lavezzi, Scandola, Banyuls, etc) ou non (La Ciotat, Embiez, Carry Four à Chaux, etc.).
Pour approcher en plongée ce poisson prudent mais curieux, il ne faut pas se précipiter sur lui et s'il disparaît, attendez-vous à le retrouver…dans votre dos !
Le mérou brun est occasionnellement présent chez les poissonniers en France suite à la prise au filet qui n'est pas interdite. Il est régulièrement proposé à la vente en Israël, Turquie, Chypre, Grèce et au Maroc. Sa valeur commerciale élevée favorise le braconnage sur nos côtes.

Informations complémentaires

Le GEM et ses observations depuis 20 ans :

Le GEM (Groupe d'Etude du Mérou) a été créé en 1986. Il comporte des scientifiques, des gestionnaires d'espaces protégés et des licenciés de la FFESSM. Voici, résumé, l'historique et les actions du GEM.

Le mérou au fil de l'année dans son milieu naturel :
Au départ on est parti sur des questions très simples à résoudre. Par exemple, que font les mérous l'hiver ? Il est vrai que si on veut connaître un animal, il faut au moins savoir ce qu'il fait au long de l'année. On ignorait leur comportement car on ne les voyait plus guère. En fin de compte ils restent sur place, ne migrent pas (c'était une hypothèse) et restent tranquilles au fond d'un trou, ils chassent juste au lever ou au coucher du soleil, période de pénombre qui leur permet de rester camouflés et de surprendre leurs proies.
Le marquage des mérous a permis de constater qu'ils étaient fidèles à leur site.

Comment les reconnaître ?
Autre problème qui se posait, comment les identifier ? Là aussi, c'est par l'observation in situ que la réponse est arrivée, une tache autour de l'œil du mérou (une larme et un Y) ne change pas au cours de leur vie, c'est une marque d'identité telles nos empreintes digitales. Leur patron de robe ne change pas du tout au cours de leur vie, il peut s'éclaircir, mais même au moment de changement de sexe, il demeure identique. Seuls les gros mâles dominants peuvent avoir une tache argentée sur le dos.

Le coup de chance du début des années 90 :
Dans les années 80, on ne voyait plus de mérous en dehors des zones protégées (et encore seulement des adultes), différentes raisons expliquaient cela: prélèvements trop importants, pollution, dégradation des conditions de milieu. Depuis les années 90, on constate le retour de jeunes mérous. Capture de «Maurice» (mérou juvénile) aux Embiez en 92 (il faisait 2,5 cm, si, si).
On explique ce retour par la conjonction de 3 faits. Le léger réchauffement de l'eau, les mesures de protection et le sex-ratio à nouveau favorable à la reproduction.
Le réchauffement. Il permet et favorise la survie et le développement des larves.
Les mesures de protection. Le premier moratoire en 93 a été reconduit en 97 et en 2002.
Le sex-ratio favorable. Il faut un mâle dominant avec un harem d'au moins 10 femelles, pour que notre Don Juan soit stimulé sexuellement.
Un seul de ces trois facteurs n'aurait jamais permis que les mérous se réinstallent sur nos côtes, c'est vraiment la conjonction des trois, par hasard, qui leur a permis de survivre et fait important aujourd'hui de s'y reproduire.

Le comptage des mérous à Port-Cros :
Répétée tous les 3 ans, une opération de comptage des mérous à Port-Cros menée par le GEM en partenariat avec le Parc national, permet de faire un bilan quantitatif et qualitatif de cette espèce-phare et d'étudier ainsi l'évolution de sa population dans les eaux de Port-Cros. Voici le bilan du suivi sur 20 ans :
1993 : 86 individus
1996 : 160 individus (+ 86%)
1999 : 299 individus (+ 87%)
2002 : 410 individus (+ 37%)
2005 : 473 individus (+ 15%)
2008 : 565 individus (+ 19%) dont 267 à La Gabinière
2011 : 727 individus (+ 29%) dont 268 à La Gabinière

Le mérou brun est-il sauvé sur nos côtes françaises ? C'est la grande question, voici les données actuelles du problème :
- Il devient mâle à partir de 15 ans, ne devient dominant qu'à partir de 25-30 ans, il faut donc au moins attendre un renouvellement complet pour affirmer que l'espèce est sauvée.
- De plus on suppose que les anciens grands mâles sont des reproducteurs peu performants (ils ont perdu l'habitude). La nouvelle génération de mâles sera probablement plus efficace.
- Malheureusement les jeunes mérous vivent entre 10 m et la surface pendant plusieurs années, ils sont là très vulnérables aux prédations humaines car souvent confondus avec des serrans.
- Il y a des difficultés d'ordre législatif avec ce moratoire. Il apparaît trop complexe d'en faire une espèce protégée de tous types de prélèvements (la pêche au filet reste autorisée), et surtout d'harmoniser la règle à une échelle plus vaste, car pour l'heure l'espèce est protégée en France, mais la capture est autorisée dans d'autres pays méditerranéens (Espagne, pays du Maghreb).
- L'argument de certains chasseurs sous-marins est qu'il va y avoir trop de mérous et qu'ils vont détruire le stock des espèces consommées. Ceci paraît impossible, car jamais un prédateur ne s'est privé de ses ressources, il y a autorégulation.

Découvrez le site du GEM

[Ce chapitre a été écrit en particulier à partir d'une présentation faite à La Ciotat en 2002 par Patrice Francour (GEM) sur l'état des connaissances du mérou brun sur nos côtes, et dans le cadre d'un stage sous la responsabilité de Jean-Pierre Castillo (Commission régionale de Biologie Rhône-Alpes-Bourgogne-Auvergne).]

Statuts de conservation et réglementations diverses

Epinephelus marginatus est classé EN ("En Danger") sur la liste rouge mondiale de l'UICN.
Il est inscrit à l'Annexe II de la Convention de Barcelone (Protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée). Il est aussi inscrit dans l'Annexe II de la Convention de Berne (Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe).
Sur les côtes françaises, des moratoires reconductibles tous les 5 ans lui ont été salutaires. La première décision le protégeant contre la chasse sous-marine sur le littoral Corse date de 1980 et a été reconduite ensuite. Sur le continent l'interdiction de la chasse sous-marine du mérou date du le 2 avril 1993 (arrêté du Préfet de la Région), elle a été reconduite à plusieurs reprises.
L'arrêté du 30 décembre 2002 pris par le préfet de la région Provence Alpes Côte d'Azur (arrêté n° 2002/1113), précisait ceci :
" La pêche à l'hameçon et la chasse sous-marine du mérou brun - Epinephelus marginatus - sont interdites sur l'ensemble du littoral français de la Méditerranée continentale du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2007." Il a été prolongé de 6 ans, jusqu'au 31 décembre 2013, par l'arrêté du 17 décembre 2007 (n° 2007/1140).
Les arrêtés les plus récents mettant en place les nouveaux régimes de préservation des mérous et du corb ont été signés le 24 décembre 2013 par le DIRM Méditerranée, par délégation du préfet de Corse et du préfet de la région PACA prolongeant ce moratoire de 10 ans pour le mérou.

Origine des noms

Origine du nom français

Mérou : le mot vient de l’espagnol [mero], d’origine obscure, qui signifie « vieille de mer, mérou ». On trouve le mot espagnol francisé en 1752 dans la quatrième édition du Traité de l'orthographe franc̜oise, en forme de dictionnaire (Tome 2, p. 382) de P. Restaut, avec la définition suivante : « Méro : sorte de poisson ».

Origine du nom scientifique

Epinephelus : du grec [epi] = sur et [nephelus] = nuage, "couvert de nuages" est une bonne description de la robe foncée, parsemée de taches claires, disposées irrégulièrement sur tout le corps.

marginatus : du latin [margino] = entourer, border.

L'ancien nom d'espèce guaza que l'on trouve encore dans certain livres vient d'une confusion (dans un bocal au muséum à Paris) avec un cousin brésilien décrit sommairement par Linné en 1758 pour un mérou provenant d'un port des Caraïbes, Cumana. Le poisson décrit par Lowe en 1834, sous le nom de Epinephelus (Serranus) marginatus, correspond bien au mérou brun. On a donc rétabli le nom de marginatus, dans les années 80.

Classification

Numéro d'entrée WoRMS : 127036

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Chordata Chordés Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés.
Sous-embranchement Vertebrata Vertébrés Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux.
Super classe Osteichthyes Ostéichthyens Vertébrés à squelette osseux.
Classe Actinopterygii Actinoptérygiens Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées.
Sous-classe Neopterygii Teleostei Néoptérygiens Téléostéens Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées.
Super ordre Acanthopterygii Acanthoptérygiens Rayons épineux aux nageoires, écailles cycloïdes ou cténoïdes, présence d'une vessie gazeuse et pelviennes thoraciques ou jugulaires, sans être systématiquement présents, sont des caractères que l'on ne rencontre que chez les Acanthoptérygiens.
Ordre Perciformes Perciformes Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales.
Sous-ordre Percoidei Percoïdes Une ou deux nageoires dorsales dont les éléments antérieurs sont des épines aiguës. Nageoires pelviennes avec une épine, rayons mous.
Famille Serranidae Serranidés 1 à 3 épines sur l’arrière de l’opercule.
Genre Epinephelus
Espèce marginatus

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