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Fiche Espèce (N°327) |
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| (N°327)
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| Myriapora truncata (Pallas, 1766) |
| Méditerranée, Atlantique oriental |
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| Faux corail |
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Bryozoaires, Brachiopodes et Phoronidiens |
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| False coral (GB), Falso corallo (I), Coral falso (E), Trugkoralle, Falsche koralle (D), Onecht koraal (NL) |
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Critères de reconnaissance |
Espèce coloniale buissonnante, rameuse, de couleur orange Section des rameaux ronde, constante pour une même colonie Extrémité des rameaux tronquée Surface lisse et criblée de pores minuscules d’où sort le panache de tentacules de chaque individu |
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Distribution |
| Espèce observée dans toute la Méditerranée et dans une partie de l’Atlantique oriental. |
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Biotope |
| Espèce sciaphile que l’on trouve sur les fonds rocheux, dès une dizaine de mètres de profondeur, lorsque la lumière n’est pas directe, au niveau des ouvertures des grottes, des cavités, des anfractuosités, sous les surplombs. On peut aussi la rencontrer sur les fonds de sable grossier au delà de 40 m de profondeur. |
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Description |
C’est une espèce coloniale dressée, buissonnante avec des ramifications généralement dichotomiques, qui atteint rarement une vingtaine de centimètres de diamètre et de hauteur. La section des rameaux est ronde, constante pour une même colonie. Leur extrémité est tronquée. La couleur est orange plus ou moins vif sur les parties bien vivantes et dépourvues d’épibiontes. La couleur des spécimens conservés à sec devient pâle et terne. La surface est lisse et criblée de pores minuscules, qui sont les orifices des zoïdes qui composent la colonie, d’où sortent les panaches de tentacules (lophophores) des polypides des zoïdes. |
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Espèces ressemblantes |
Le faux corail peut être confondu avec le corail rouge (Corallium rubrum (Linnaeus 1758)), bien que ce dernier soit d’une coloration rouge à rouge foncé et qu’il laisse apparaître le long de ses ramifications irrégulières des polypes blancs à 8 tentacules pennés. Certains peuvent le confondre avec la smittine corne de cerf (Smittina cervicornis (Pallas, 1766)), cependant cette espèce a des rameaux plus minces et de section ovale. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
| Myriozoum truncatum |
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Bryozoaires arbustifs |
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Zoécies ouvertes et fermées. |
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Des rameaux épais et arrondis |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Aedwina REGUIEG |
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Correcteur scientifique
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| Jean-Georges HARMELIN |
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Responsable régional
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| Alain-Pierre SITTLER |
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| Aedwina REGUIEG |
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Création le : 23/01/2008
Dernière modification le 11/02/2013 18:19:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Bryozoa / Ectoprocta |
Bryozoaires / Ectoproctes |
Petits animaux coloniaux filtreurs aquatiques fixés à un substrat. Tous les zoïdes sont en continuité physique et issus de bourgeonnement à partir d’un individu unique. Chaque zoïde porte un lophophore rétractile et est abrité dans une logette. |
| Classe |
Gymnolaemata |
Gymnolèmes |
Colonies polymorphes. Les zoïdes sont cylindriques ou aplatis, les lophophores circulaires. Les parois peuvent être calcifiées ou non. Presque tous marins. Inclut désormais l'ancien taxon des Stenolaemata Cyclostomes. |
| Ordre |
Cheilostomatida |
Cheilostomes |
Bryozoaires calcifiés, zoïdes* en forme de boîte obturée par un opercule à charnière. Gymnolèmes les plus nombreux et les plus diversifiés des régions littorales, souples à rigides. Groupe au polymorphisme marqué où l’on trouve des individus différenciés (aviculaires, vibraculaires, ovicelles globuleux…). |
| Sous-ordre |
Neocheilostomatina/Ascophora |
Ascophores |
Paroi frontale calcifiée sous un sac flexible invaginé. |
| Famille |
Myriaporidae |
Myriaporidés |
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| Genre |
Myriapora |
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| Espèce |
truncata |
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Origine du nom français |
| On pensait autrefois que cette colonie faisait partie des cnidaires, comme Corallium rubrum, à cause de l'exosquelette calcaire, ce qui est rare pour un bryozoaire. Et encore aujourd'hui, de nombreux plongeurs font l'amalgame... d'où le "faux corail". |
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Origine du nom scientifique |
Myriapora : terme latin = nombreux petits trous (ce qui correspond à l'aspect du squelette) truncata : terme latin = tronquée (les "branches" sont effectivement tronquées). |
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Alimentation |
Le zoïde de cette espèce est coiffé d’un lophophore* dont la sortie est assurée par une augmentation de la pression du liquide interne, phénomène obtenu grâce à la compression musculaire. Une fois la gaine du lophophore dévaginée, un mouvement pendulaire et circulaire des tentacules composant le panache de ce lophophore va permettre le brassage de l’eau environnante et favoriser ainsi la capture des micro-organismes composant le régime alimentaire de la colonie. Ces animaux sont dits filtreurs actifs. |
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Reproduction - Multiplication |
La croissance de la colonie se fait grâce à une reproduction asexuée de type bourgeonnement. Au tout début, c’est le développement d’une larve issue d’une reproduction sexuée et venue se fixer sur un support adéquat à son développement qui va donner un premier individu : le zoïde* (= zoécie*) primaire (ou ancestrula) qui, lui, permettra l’obtention d’autres zoïdes par bourgeonnement, qui eux-mêmes bourgeonneront… faisant alors grandir la colonie. Dès lors, par une reproduction sexuée de zoécie* pour la plupart hermaphrodites*, la nouvelle production de larves, ainsi induite, favorisera la dispersion de la colonie et le peuplement de nouvelles surfaces. |
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Vie associée |
| Il est à noter que les bryozoaires ont leur cavité envahie de champignons, ciliés et d'algues unicellulaires. |
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Informations complémentaires |
| Il faut noter que Myriapora truncata fait partie des 6 grands bryozoaires arbustifs (Adeonella calveti, Smittina cervicornis, Pentapora fascialis, Sertella spp. et Turbicellepora avicularis) présents sur les côtes méditerranéennes françaises, qui ont été touchés par l'élévation de la température de l'eau de la fin de l'été 1999 (mortalité plus ou moins partielle de nombreuses colonies). |
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Références bibliographiques |
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Bergbauer M.,
Humberg B., 2000,
LA VIE SOUS-MARINE EN MEDITERRANEE,
Guide Vigot, ed. Vigot, 318p. |
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FFESSM, CNEBS,
2004,
A LA DECOUVERTE DE LA VIE SOUS-MARINE,
Subaqua, HS n° 1 (2ème ed.), ed. Arc en ciel, 144p. |
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Göthel H.,
1996,
GUIDE DE LA FAUNE SOUS-MARINE, LA MEDITERRANEE, INVERTEBRES ET POISSONS,
ed. Ulmer, 318p. |
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Weinberg S.,
1996,
DECOUVRIR LA MEDITERRANEE,
ed. Nathan nature, 352p. |
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