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Fiche Espèce (N°211) |
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| (N°211)
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| Ciona intestinalis (Linnaeus, 1767) |
| Mer du Nord, Manche, Océan Atlantique, Méditerranée |
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| Cione intestinale |
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Tuniciers et Céphalocordés (Ascidies...) |
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| Cione, ascidie jaune |
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| Yellow sea-squirt, tube sea-squirt, sea vase (GB), Ascidia amarilla, buddell (E), Gelbe Seescheide, gemeine Seescheide, Schlauch-Ascidie, Schlauch-Seescheide (D), Doorzichtige zakpijp, doorschijnende zakpijp (NL) |
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Critères de reconnaissance |
Marge jaune autour des siphons Aspect d’un sac à deux ouvertures (siphons inhalant et exhalant) de grande taille Couleur jaune translucide Siphon inhalant comportant 8 lobes, siphon exhalant comportant 6 lobes Forte contractilité |
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Distribution |
| Cette espèce est présente sur toutes les côtes européennes. D’origine nord-atlantique, elle s’est largement répandue à travers l’hémisphère nord tempéré et est en train de s’étendre dans l’hémisphère sud. |
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Biotope |
| On rencontre l’ascidie jaune en milieu rocheux depuis la surface jusqu’à 500 à 1000 m de profondeur. Elle supporte les milieux pollués ou dessalés tels que les milieux portuaires où elle se fixe sur les pierres, les quais, la quille des navires. |
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Description |
| La cione est une ascidie solitaire de grande taille, qui peut former des populations denses. Elle a l’aspect d’un sac à deux ouvertures qui peut atteindre une dizaine de centimètres de hauteur (taille maximale : 20 cm). Elle est de section presque cylindrique. Son corps lisse et gélatineux est fortement contractile. La couleur est blanchâtre à jaune verdâtre plus ou moins translucide. Le siphon inhalant* situé au sommet présente 8 lobes, alors que le siphon exhalant*, proche, latéral et plus court, n’a que 6 lobes. Chaque siphon est bordé par une marge jaune et est orné d’un point jaune ou rougeâtre. De courts rhizoïdes* fixent cette ascidie au substrat. Le corps peut, quelquefois, être rayé de rouge et montre souvent par transparence cinq bandes musculaires longitudinales sous la tunique. De même, l’anse intestinale est souvent aperçue par transparence, d’où le nom de cette ascidie. |
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Espèces ressemblantes |
Une confusion est possible avec 2 espèces proches. Seule une dissection de l’animal peut garantir une bonne identification : - Ciona edwardsi Roule, 1884, souvent solitaire, profonde (> à 5 m) et de couleur jaune. Toutes les côtes européennes. - Ciona roulei Lahille, 1887, Méditerranée. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Ciona sociabilis (Gunnerus, 1765) Tethyum sociabile Gunnerus, 1765 Ascidia intestinalis Linnaeus, 1767 Phallusia intestinalis (Linnaeus, 1767) Ascidia canina Mueller, 1776 Ascidia corrugata Mueller, 1776 Ciona canina (Mueller, 1776) Ascidia virens Fabricius, 1779 Ascidia viridiscens Brugiere, 1792 Ascidia membranosa Renier, 1807 Ascidia virescens Pennant, 1812 Ascidia diaphanea Quoy & Gaimard, 1834 Ciona diaphanea (Quoy & Gaimard, 1834) Ascidia ocellata Agassiz, 1850 Ciona ocellata (Agassiz, 1850) Ascidia tenella Stimpson, 1852 Ciona tenella (Stimpson, 1852) Ascidia pulchella Alder, 1863 Ciona pulchella (Alder, 1863) Ciona robusta Hoshino & Tokioka, 1967 |
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Ascidies simples et sociales |
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Une ascidie caractéristique |
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Etang de Thau, petit groupe |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Patrick SCAPS |
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Vérificateur
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| Frédéric ANDRÉ |
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Responsable régional
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| Frédéric ZIEMSKI |
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Création le : 04/07/2008
Dernière modification le 24/02/2011 17:34:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Chordata |
Chordés |
Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement |
Urochordata / Tunicata |
Urochordés / Tuniciers |
Chordés marins fixés (ascidies) ou pélagiques (thaliacés), solitaires ou coloniaux. Epaisse tunique cellulosique. Deux siphons, pharynx bien développé, la chorde larvaire régresse chez l'adulte (sauf chez les Appendiculaires). |
| Classe |
Ascidiacea |
Ascidies / Ascidiacés |
Tuniciers fixés. Solitaires ou coloniaux (seuls capables de bourgeonnement). Chorde uniquement au stade larvaire. Siphon inhalant au sommet, proche du siphon exhalant latéral. Souvent en eau peu profonde. |
| Ordre |
Phlebobranchia |
Phlébobranches |
Le sac branchial* a des sinus longitudinaux qui portent ou non des papilles internes mais qui ne sont jamais plissés. Ascidies essentiellement solitaires. Gonades* situées sur l’anse du tube digestif ou à proximité. |
| Famille |
Cionidae |
Cionidés |
Manteau gélatineux et fin. Cœur en forme de « V ». Un seul genre (Ciona) et 3 espèces en Méditerranée. |
| Genre |
Ciona |
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| Espèce |
intestinalis |
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Origine du nom français |
Cione intestinale est la traduction directe de Ciona intestinalis. Ascidie jaune en référence à la couleur de la tunique et à la marge jaune qui borde les siphons inhalant et exhalant. |
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Origine du nom scientifique |
Ciona : du latin [cion-] = cire, intestinalis : du latin [intestinalis] : en rapport avec le fait que la tunique translucide laisse apparaître l’anse intestinale. |
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Alimentation |
| La cione est un filtreur actif interne. L’eau est aspirée par le siphon inhalant ou siphon buccal. Elle est filtrée dans un pharynx branchial criblé de petites fentes et passe par une vaste cavité péribranchiale appelée atrium avant de ressortir par le siphon exhalant ou siphon cloacal. Sur la face médio-ventrale du pharynx on trouve une gouttière ciliée et glandulaire, l’endostyle, tandis que la face médio-dorsale porte une rangée saillante de languettes ciliées, le raphé. Les sécrétions muqueuses de l’endostyle engluent les particules alimentaires que l’eau amène dans le pharynx. Elles s’accumulent dans le raphé dorsal et sont entraînées par les battements ciliaires jusqu’à l’estomac. Les déchets sont évacués par l’anus situé dans le siphon cloacal. |
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Reproduction - Multiplication |
| La cione est un hermaphrodite ovipare. La reproduction peut avoir lieu toute l'année. La fécondation est externe et a lieu dans la colonne d’eau. Ovaires et testicules débouchent dans le cloaque. La reproduction sexuée de cette espèce ovipare produit un stade larvaire libre appelé têtard qui comprend une région antérieure élargie ou corps à laquelle fait suite une longue queue aplatie transversalement. Elle est entourée par une tunique dépourvue d’éléments cellulaires et constituée de cellulose. La queue est soutenue par une corde dorsale. Le tube nerveux caudal se prolonge dans le corps et s’y dilate en une vésicule cérébrale. La vie libre de la larve est de courte durée. Quelques heures après son éclosion, la larve tombe sur un support auquel elle se fixe par des papilles adhésives de son extrémité antérieure. Elle subit alors une métamorphose régressive au cours de laquelle la queue et la vésicule cérébrale disparaissent. Son développement rapide explique que cette espèce peut former des populations très denses en quelques mois (plus de 1000 individus au m²). |
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Vie associée |
| Les tuniques des ciones peuvent être plus ou moins recouvertes d'autres ascidies encroûtantes comme les botrylles et les botrylloïdes. |
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Divers biologie |
Espèce commune.
Bien que solitaire, cette espèce peut parfois constituer des populations très denses. |
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Informations complémentaires |
Espèce parfois utilisée en tant qu’appât de pêche.
Espèce faisant partie des salissures marines (fouling). |
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Références bibliographiques |
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(Ouvrage collectif),
avec Louisy P. et Maître-Allain T., 2000,
FAUNE DE FRANCE - ANIMAUX DU BORD DE MER,
ed. Artemis, "Découverte-Nature", 160p. |
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Fischer W.,
Bauchot M-L., Schneider M., 1987,
FICHES FAO D’IDENTIFICATION DES ESPECES POUR LES BESOINS DE LA PECHE (REVISION 1). MEDITERRANEE ET MER NOIRE, ZONE DE PECHE 37. VOLUME 1. VEGETAUX ET INVERTEBRES,
CEE, FAO, ed. FAO, Rome, 760p. |
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Hayward P.J.,
Ryland J.S., 1995,
HANDBOOK OF THE MARINE FAUNA OF NORTH-WEST EUROPE,
Oxford University Press, Oxford UK, 800p. |
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Mojetta A.,
Ghisotti A., 1995,
FLORE ET FAUNE DE LA MEDITERRANEE,
Guide Vert, ed. Solar, France, 318p. |
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Simeonidis D.,
1997,
GUIDE SOUS-MARIN DES COTES ATLANTIQUES FRANÇAISES,
ed. Delachaux & Niestlé, 160p. |
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Turquier Y.,
Loir M., 1992,
CONNAITRE ET RECONNAITRE LA FAUNE DU LITTORAL,
ed. Ouest France, 332p. |
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|
Weinberg S.,
1994,
DECOUVRIR L’ATLANTIQUE, LA MANCHE ET LA MER DU NORD,
ed. Nathan nature, 384p. |
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