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  Fiche Espèce   (N°1801)
 
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(N°1801)   Espèce dangereuse
Carcharhinus leucas (Müller & Henle, 1839)
Circumtropicale
Requin bouledogue
 
Poissons cartilagineux (requins, raies...)
 
 

Requin taureau, requin du Zambèze, requin leucas, requin du Gange

Bull shark (GB), tiburon sarda, lamia (E), Bullenhai (D)
 Clef d'identification
Corps trapu et massif
Museau arrondi et extrêmement court
Dos brun olive à gris sombre, ventre blanc
Première dorsale grande, large et falciforme
Pelviennes triangulaires
 Distribution
Il est très répandu en Atlantique et dans tout l'Indo-Pacifique. Il remonte l'estuaire du Saint-Lucian (au Natal), le fleuve Zambèze, le Mississipi et l'Amazone et se trouve également présent dans le lac Nicaragua.
 Biotope
Le requin bouledogue est une espèce côtière et semi-pélagique. On le trouve de la surface à 30 m de profondeur, et parfois jusqu'à des profondeurs pouvant atteindre 150 m. Il affectionne particulièrement les baies, les estuaires, les lagons et les fleuves d'eau douce. Il supporte en effet des variations importantes de salinité.
 Description
Le requin bouledogue possède un corps trapu et massif. Son museau est arrondi et extrêmement court. Ses yeux sont très petits. Ses dents supérieures sont larges, triangulaires et finement crénelées. Ses dents inférieures sont verticales et pointues. Sa formule dentaire* est la suivante : 13-1 à 2-13 /12-1 à 2-12. Son dos est de couleur brun à olive à gris sombre. Son ventre est blanc sale. La première nageoire dorsale est grande et large, elle est falciforme*, son origine est située au niveau de l'aisselle pectorale. La deuxième dorsale est pratiquement trois fois plus petite, son origine est située légèrement en avant du niveau de l'anale. Les pectorales sont longues et également falciformes, elles sont de couleur noirâtre aux extrémités. Les pelviennes sont de forme triangulaire. Le lobe* supérieur de la caudale est bien développé. Il ne possède pas de ride inter dorsale. Sa taille moyenne est de 2 m. Sa taille maximale est de 3,40 m.
 Espèces ressemblantes
Le requin bouledogue peut être confondu avec Carcharhinus amboinensis le requin balestrine de l'océan Indien, de taille plus petite (2,8 m maximum), au dos grisâtre à brun foncé. La caudale du requin balestrine est plus verticale que celle du requin bouledogue, qui a la sienne dans le prolongement horizontal de son corps. Par ailleurs les pectorales de Carcharhinus amboinensis sont plus droites et plus longues. Trois à quatre des fentes branchiales du requin balestrine se trouvent au dessus de la pectorale; pour le requin bouledogue on remarque deux branchies au dessus de la pectorale, les trois autres étant plus en amont de la tête.
 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Carcharinus leucas (Müller & Henle, 1839)
Carcharhinus zambezensis (Peters, 1852)
Carcharhinus nicaraquensis (Gill & Bransford, 1877)
Carcharhinus azureus Gilbert & Starks, 1904)
 
  Requins
   
  Vue d'ensemble  
   
  Première et deuxième dorsale  
   
  Face à face  
   
  Nage d'intimidation  
   
  Frénésie alimentaire  
   
  Prêt à mordre !  
   
  Les pelviennes  
   
  Les pectorales  
   
  Caudale  
   
  Fentes branchiales  
   
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  Capture à Madagascar  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Laurent FEY Détail
Vérificateur  
Vincent MALIET Détail
Responsable régional  
Laurent FEY Détail
 
     
Création le : 07/03/2009
Dernière modification le 09/01/2010 22:02:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Chordata Chordés  Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. 
Sous-embranchement Vertebrata Vertébrés  Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. 
Classe Chondrichthyes Chondrichthyens  Squelette cartilagineux, deux nageoires dorsales et une anale (primitivement), nageoire caudale hétérocerque*, deux paires de nageoires paires, bouche disposée sur la face ventrale. 
Sous-classe Elasmobranchii Elasmobranches  Squelette des nageoires pectorales tribasal. Deux nageoires dorsales. 5 ou 6 paires de fentes branchiales et des spiracles. 
Super-ordre Euselachii Sélaciens  Raies et requins. 
Ordre Carcharhiniformes Carcharhiniformes  Requins de fond. 
Famille Carcharhinidae Carcharhinidés   
Genre Carcharhinus     
 
Espèce leucas     
 
 
 Origine du nom français
Son apparence trapue et son agressivité lui ont valu le surnom de "bouledogue". L'appellation de requin taureau traduction de "bull shark" peut prêter à confusion avec Carcharias taurus le requin taureau. Pourtant ces deux requins sont de physionomie différente et n'appartiennent pas à la même famille. Carcharias taurus appartient à la famille des requins de sable (Odontaspididés).
 Origine du nom scientifique
Carcharhinus du grec [karcharhos] = aux dents aigües,
leucas du grec [leukos] = blanc, relativement à la couleur de son ventre blanchâtre.
 Alimentation
Son alimentation est très variée : on y retrouve tortues, mammifères marins, oiseaux, poissons osseux, poissons cartilagineux, crustacés, céphalopodes et gastéropodes. Tout y passe, les corps vivants ou morts, mêmes les détritus peuvent être au menu.
 Reproduction - Multiplication
C'est une espèce vivipare*. Le requin bouledogue atteint sa maturité sexuelle à l'âge de six ans, il mesure alors environ 1,90 m. La période de reproduction s'étend du printemps à l'été. La gestation dure 10 mois. La femelle donne naissance jusqu’à treize juvéniles. Les jeunes mesurent de 55 à 80 cm à la naissance. Ils sont déjà capables de supporter les variations de salinité des eaux douces et saumâtres.
 Vie associée
On ne connaît aucun cas d'association, en dehors des rémoras (Echeneis sp.).
 Divers biologie

La longévité est comprise entre quatorze et vingt ans.

 Espèce réglementée
Il est pêché pour sa chair de qualité moyenne, son aileron et ses nageoires, l'huile de son foie. Le statut de conservation établi par l'UICN est "quasi menacé".
 Informations complémentaires
Le requin bouledogue est une espèce très agressive. Il est responsable de nombreux accidents mortels aussi bien en milieu naturel (eau douce, estuaire) qu'en aquarium. En Inde et dans le golfe du Bengale il existe des rites funéraires qui consistent à confier les dépouilles des défunts aux fleuves. Le requin du Gange Glyphis gangeticus a longtemps été accusé à tort de s'attaquer à ces dépouilles, c'est en fait Carcharhinus leucas le requin bouledogue qui serait responsable de ces actes. Des attaques et des morsures ont également été relevées au cours d'activités de "shark feeding".

Le requin bouledogue appartient au groupe des cinq requins les plus dangereux au monde, il est souvent incriminé dans des attaques sur l’homme. Une des dernières en date est celle de Poindimié (Nouvelle-Calédonie) en août 2008. Elle illustre parfaitement son agressivité. Lors de son échauffement pour une compétition de natation, un nageur a été attaqué à 600 m du bord de la plage dans une eau trouble. Un bateau à proximité a vu ses signes de détresse et lui a porté secours. Il a par la suite ramené le nageur sur le rivage. Le nageur a été mordu au pied. La première hypothèse serait que le requin bouledogue, vraisemblablement énervé par la présence d'un nageur aurait planté sa mâchoire supérieure sur le dessus du pied de sa victime ; la deuxième étant qu'il souhaitait simplement tester le comportement de sa proie avant une attaque plus violente.
 Références bibliographiques
Compagno L.J.V., 1984, FAO SPECIES CATALOGUE, VOLUME 4, SHARKS OF THE WORLD, AN ANNOTED AND ILLUSTRATED CATALOGUE OF SHARKS SPECIES KNOWN TO DATE PART 2 - CARCHARHINIFORMES, FAO Fisheries Synopsis, ed. FAO, Rome, 125, 4, 251-655p.
Ferrari A., Ferrari A., 2001, GUIDE DES REQUINS, « Les compagnons du naturaliste », ed. Delachaux & Niestle, France, 256p.
Humann P., Deloach N., 2003, POISSONS CORALLIENS - IDENTIFICATION - FLORIDE CARAÏBES BAHAMAS, ed. PLB, 490p.
Van Grevelynghe G., Diringer A., Séret B., 1999, TOUS LES REQUINS DU MONDE, « Les encyclopédies du naturaliste », ed. Delachaux & Niestle, 336p.
 Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce
La page sur Carcharhinus leucas sur le site de référence de DORIS pour les poissons : FishBase
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  DORIS, 9/1/2010 : Carcharhinus leucas (Müller & Henle, 1839), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=1801