Equorée

Aequorea forskalea | Peron & Lesueur, 1810

N° 231

Océan Atlantique, Méditerranée, océan Indien, Caraïbes

Clé d'identification

Méduse transparente
Nombreux canaux radiaires centrifuges de couleur brune ou bleu foncé
Nombreux tentacules fins et longs
Fréquemment trouvée morte ou échouée

Noms

Autres noms communs français

Aequorée

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Medusa aequorea Forskal, 1775
Aequorea aequorea (Forskal, 1775)

Distribution géographique

Océan Atlantique, Méditerranée, océan Indien, Caraïbes

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord, Indo-Pacifique, Caraïbes

Aequorea forskalea est une méduse cosmopolite, observée dans les trois océans.

Biotope

Cette méduse est pélagique et fait partie du plancton. Même si elle est le plus souvent observée près de la surface, c'est une espèce capable de gagner les grandes profondeurs. Le polype, lui, est benthique.

Description

Aequorea forskalea est une méduse transparente, dont l'ombrelle mesure de 8 à 25 cm de diamètre, ce qui est inhabituellement grand pour une hydroméduse. Elle est caractérisée par un grand nombre de canaux radiaires bruns ou bleu sombre qui parcourent l'endoderme de manière centrifuge de l'estomac vers le bord de l'ombrelle, où s'enracinent de nombreux tentacules très fins et longs, plus épais à leur base. Cette méduse, rarement vue en plongée, est plus souvent observée morte ou échouée que vivante. Il n'en reste alors qu'une "tranche d'ananas" bleue !
La phase polype, benthique, est très petite et non observable directement par le plongeur.

Espèces ressemblantes

Aequorea vitrina, qui est une espèce plus nordique, fréquemment rencontrée en mer du Nord, et dont les canaux radiaires sont blancs à bleu pâle.

Alimentation

Cette méduse se nourrit de petits crustacés qu'elle capture grâce aux cnidocytes qui garnissent ses tentacules. Elle capture également d'autres hydroméduses, des cténaires et des appendiculaires. La digestion est externe, grâce à des enzymes sécrétés au sein de la cavité gastrique, puis les restes non digérés sont rejetés par la bouche.

Reproduction - Multiplication

Aequorea forskalea est une hydroméduse, c'est-à-dire que son cycle de reproduction passe par une phase polype. Cette alternance de phases est caractéristique de l'immense majorité des hydrozoaires. Le polype bourgeonne des méduses mâles et femelles, qui émettent dans l'eau les deux types de gamètes. Après fécondation, la larve planula pélagique tombe sur le fond et redonne une nouvelle colonie de polypes. Ce cycle est donc classiquement asexué puis sexué.

Vie associée

Un petit crustacé, Hyperia medusarum, peut occasionnellement se fixer sur les gonades de Aequorea forskalea.

Divers biologie

Bien qu'il s'agisse d'une hydroméduse, le velum (voile sous-ombrellaire caractéristique des hydroméduses) n'est pas observable. Cette absence de velum, qui en temps normal, tend à rigidifier la méduse, a certainement permis à celle-ci d'atteindre cette taille très inhabituelle.



Les leptoméduses de la famille des Aequoreidae sont des méduses luminescentes et fluorescentes. Deux protéines ont pu être extraites de leurs tissus: La GFP (Green Fluorescent Protein) est responsable de la fluorescence, et l'aéquorine, de la luminescence. Ces deux protéines fonctionnent de manière couplée et ont aujourd'hui de nombreuses applications en biologie cellulaire (embryologie, pharmacologie, etc). Ces phénomènes sont en général à peine visibles en plongée.

Informations complémentaires

Cette méduse est fréquemment montrée dans les aquariums américains. Elle s'adapte très bien à la vie en captivité.

Origine des noms

Origine du nom français

Equorée est la traduction directe du nom scientifique Aequorea.

Origine du nom scientifique

Aequorea : du latin [aequorea] = marine, ou maritime,
forkalea : en hommage à Peter Forskal (ou Pehr Forsskal) (1732-1763), un éminent explorateur et naturaliste suédois.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Hydrozoa Hydrozoaires Cnidaires dont le cycle de vie est alterné, mais de façon inconstante, par deux phases différentes : le polype et la méduse. Présence d’un velum dans la méduse (dite craspédote), gonades ectodermiques, perte des septes, perte des cnidocytes endodermiques. Coloniaux ou solitaires. Quelques espèces d’eau douce.
Sous-classe Hydroidolina Hydroïdes Hydrozoaires dont le cycle de vie présente toujours une phase polype.
Ordre Leptothecata / Leptomedusa Leptothécates / Leptoméduses Hydroïdes coloniaux dont les polypes sont protégés par une enveloppe chitineuse, la thèque. Méduses (quand elles existent) aplaties, parfois de grande taille, portant des statocystes sur le bord de l’ombrelle, et des gonades sur les canaux radiaires.
Famille Aequoreidae Aéquoréidés
Genre Aequorea
Espèce forskalea

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