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Fiche Espèce (N°463) |
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(N°463)
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| Diplodus sargus sargus (Linnaeus, 1758) |
| Méditerranée, mer Noire, Atlantique Est |
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| Sar commun |
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Poissons osseux nageant près du fond |
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| Sargue (de Rondelet) |
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| White seabream (GB), Sarago maggiore, sargo rigato (I), Sargo, asparall (E), Bindenbrasse (D), Zilveren zeebrasem (NL) |
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Critères de reconnaissance |
Opercules généralement bordés de noir Tache du pédoncule caudal en forme de selle 8 à 9 stries verticales sombres sur le dos pour les individus de moins de 15 cm Nageoires pelviennes sombres avec le bord antérieur blanc Caudale bordée de noir à son extrémité arrière |
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Distribution |
Pour la France métropolitaine : Méditerranée, Atlantique Sud-Est à partir de la Bretagne. Plusieurs sous-espèces de coloration légèrement différente (différences principalement sur les stries dorsales) existent : - en Atlantique on trouve Diplodus sargus cadenati (de la Bretagne à l’Afrique tropicale), notons que la sous-espèce cadenati n'est pas reconnue. Les individus bretons ne présentent généralement pas de noir au bord de l'opercule. - Diplodus sargus lineatus ne se rencontre qu’au Cap Vert. D’autres sous-espèces sont signalées dans le sud de l’océan Indien, le golfe et la mer d’Arabie. |
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Biotope |
En été, le sar commun se rencontre souvent en petit groupe très près du substrat sur l’herbier de posidonies ou sur les petits fonds rocheux. L’hiver, il regagne des eaux plus profondes ayant une température stable. Ce poisson affectionne tout particulièrement les digues de ports, les épis rocheux et les récifs artificiels de faible profondeur où il trouve sa nourriture de prédilection, les moules. S’il est inquiété, il se réfugie dans les cavités sous les roches. Les juvéniles sont euryhalins*(mais ne supportent pas de grandes dessalures comme les loups ou dorades) et vont dans les eaux saumâtres et les lagunes au printemps pour revenir en mer à l’automne. Les juvéniles arrivent dans les zones lagunaires ou estuariennes à l’état larvaire au mois de juin en Méditerranée. Ils vont y passer l’été afin de grandir. Dès que les premières baisses de température se font ressentir, ils quittent les lagunes pour trouver un environnement plus stable (la mer) pour continuer leur vie. Même si le sar commun est rencontré préférentiellement sur les zones rocheuses, il n’est pas rare d’en croiser sur des zones sableuses que ce soit des petits ou des gros individus. Les petits individus ont dans ce cas là tendance à intégrer des petits bancs de marbrés (Lithognathus mormyrus). |
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Description |
Le sar commun est un poisson de 15 à 30 cm de longueur commune, pouvant atteindre 45 cm. Comme tous les sparidés, il ne possède qu’une nageoire dorsale. Le corps est ovale, élevé et comprimé latéralement. Les lèvres sont minces sur une bouche légèrement protractile*. Elle comporte sur chaque mâchoire, 8 incisives et plusieurs rangées de molaires. La coloration dominante est gris argenté, avec un dos beige grisâtre, et une coloration gris foncé sur l’espace interorbitaire et le museau. Les opercules sont généralement bordés de noir, et une tache sombre en forme de selle est visible sur le pédoncule caudal. Celle-ci n’atteint pas le bord inférieur du pédoncule. Une tache sombre se trouve aussi sur l’arrière de la base des nageoires pectorales. Les nageoires pelviennes sont sombres avec le bord antérieur blanc. L’arrière de la nageoire caudale est de couleur sombre. Les individus jeunes portent 8 à 9 stries verticales sombres sur la partie supérieure du dos, lesquelles peuvent disparaître chez les adultes (à partir de 20 cm de long chez la sous-espèce Méditerranéenne Diplodus sargus sargus). La robe du sar commun de méditerranée (Diplodus sargus sargus) va varier selon le lieu où se trouve le poisson : dans des biotopes très clairs (sable), les individus seront eux aussi très clairs, les rayures et les tâches auront tendance à disparaître même chez les jeunes individus. En revanche, dans des zones de roches foncées, les sars seront plus foncés et les rayures seront plutôt visibles. Les rayures ont aussi tendance à apparaître ainsi qu’un assombrissement général quand le poisson est stressé soit par un prédateur, soit par un congénère ou autre. Durant la phase de sommeil nocturne, le sar commun adopte une robe plutôt foncée laissant apparaître ses rayures. |
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Espèces ressemblantes |
| Le sar commun peut être confondu avec Diplodus annularis, dont les nageoires pelviennes sont jaunes, et surtout avec Diplodus puntazzo, qui a un museau plus pointu et dont les stries verticales sont plus nombreuses. La tache du pédoncule caudal de D. annularis et D. puntazzo forme un anneau complet, contrairement à celle de Diplodus sargus sargus qui n’atteint pas le bord inférieur. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Sparus sargus Linnaeus, 1758 Diplodus sargus (Linnaeus, 1758) Sargus rondeletii Valenciennes, 1830 Sargus vetula Valenciennes, 1830 |
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Sars, dorades, oblades, dentés, marbrés |
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Banc de D. sargus de l’Atlantique |
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Juvénile, mâle et femelle |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Véronique LAMARE |
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Correcteur scientifique
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| Jérémy PASTOR |
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Responsable régional
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| Véronique LAMARE |
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Création le : 26/09/2007
Dernière modification le 15/08/2012 16:57:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Chordata |
Chordés |
Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement |
Vertebrata |
Vertébrés |
Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. |
| Super-classe |
Osteichthyes |
Ostéichthyens |
Vertébrés à squelette osseux. |
| Classe |
Actinopterygii |
Actinoptérygiens |
Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées. |
| Sous-classe |
Neopterygii Teleostei |
Néoptérygiens Téléostéens |
Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées. |
| Super-ordre |
Acanthopterygii |
Acanthoptérygiens |
Rayons épineux aux nageoires, écailles cycloïdes ou cténoïdes, présence d'une vessie gazeuse et pelviennes thoraciques ou jugulaires, sans être systématiquement présents, sont des caractères que l'on ne rencontre que chez les Acanthoptérygiens.
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| Ordre |
Perciformes |
Perciformes |
Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales. |
| Sous-ordre |
Percoidei |
Percoïdes |
Une ou deux nageoires dorsales dont les éléments antérieurs sont des épines aiguës. Nageoires pelviennes avec une épine, rayons mous. |
| Famille |
Sparidae |
Sparidés |
Une seule dorsale, corps ovale et comprimé, queue fourchue. |
| Genre |
Diplodus |
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| Espèce |
sargus sargus |
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Origine du nom français |
| Sar : c’est le nom d’un poisson en latin. |
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Origine du nom scientifique |
Diplodus : du grec [diplo] = double et [odontos] = dent. Deux formes de dents. La dentition comporte sur les deux mâchoires des incisives plates et tranchantes et des molaires arrondies en plusieurs rangées. sargus : nom latin d’un poisson de mer. |
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Alimentation |
Les juvéniles sont omnivores et les adultes carnivores. Ils se nourrissent de vers, crustacés, mollusques et échinodermes, leurs robustes molaires leur permettant de briser coquilles, carapaces et tests. D’une manière plus précise, ce poisson consomme durant sa première année des crustacés de petite taille (isopodes), des vers de petite taille et toutes autres proies qu’il peut avaler. Jusqu’à 1 an, il est très vorace. Ayant atteint la taille de 15 cm environ (1 à 2 ans), il va s’orienter vers une alimentation à base notamment de mollusques bivalves (moules notamment), d’oursins et accessoirement de crustacés (crevettes, crabes). |
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Reproduction - Multiplication |
| Les sexes sont séparés. La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 2 ans (17 cm environ). L’espèce est hermaphrodite protandre*, d’abord mâle, puis femelle, le changement de sexe a lieu à environ 5 ans, même si la plupart des individus changent de sexe, certains ne le font pas (> 5%), le sar commun est dit protandre non strict. La reproduction a lieu de mars à juin en Méditerranée occidentale, de janvier à mars en Méditerranée orientale. Après la reproduction, les larves passent un mois dans le plancton en pleine mer, avant de venir coloniser la côte sur des zones rocheuses n'ayant pas plus de 1 m de profondeur début juin. A partir de là, nous parlons de juvéniles, qui vont passer l’été à se nourrir et à essayer d’échapper à une forte prédation (rascasses, loups, seiches, calmars, gobie à grosse tête…). A partir de juin, il n’est pas rare d’observer de très grandes quantités de juvéniles de sars dans les ports faisant le régal des pêcheurs en herbe. |
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Divers biologie |
Cette espèce est très commune et peu farouche, notamment dans les réserves marines. Il est assez dur à maintenir en aquarium avec d’autres poissons du fait de sa grande territorialité. |
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Espèce réglementée |
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| Selon le dernier texte de l’Union Européenne, en date du 21/12/2006, la capture de tout individu de moins de 23 cm est interdite quelle que soit la technique utilisée. |
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Informations complémentaires |
Ce poisson est comestible et fait l’objet d’une pêche semi-industrielle, artisanale ou sportive. Il est qualifié de difficile par les pêcheurs, car il ne se laisse pas avoir très facilement, notamment les individus de plus de 30 cm. Il est commercialisé frais sur les marchés de nombreux pays Méditerranéens, mais peu présent sur les étals français. Des essais d’aquaculture sont effectués en Sicile et à Chypre, néanmoins sa grande tendance à devenir fortement territorial en captivité a privilégié les autres Diplodus pour l’aquaculture (D. cervinus et D. puntazzo).
De nombreuses observations de plongeurs attestent sa présence en Bretagne nord et sud : par rapport aux informations disponibles dans les livres en référence de cette fiche, on peut dire que son aire de répartition est en progression constante vers le nord. |
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Références bibliographiques |
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Bergbauer M.,
Humberg B., 2000,
LA VIE SOUS-MARINE EN MEDITERRANEE,
Guide Vigot, ed. Vigot, 318p. |
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Fischer W.,
Bauchot M-L., Schneider M., 1987,
FICHES FAO D’IDENTIFICATION DES ESPECES POUR LES BESOINS DE LA PECHE (REVISION 1). MEDITERRANEE ET MER NOIRE, ZONE DE PECHE 37. VOLUME 2. VERTEBRES,
CEE, FAO, ed. FAO, Rome, 761-1530p. |
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Louisy P.,
2002,
GUIDE D’IDENTIFICATION DES POISSONS MARINS, EUROPE ET MÉDITERRANÉE,
ed. Ulmer, 430p. |
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Mojetta A.,
Ghisotti A., 1995,
FLORE ET FAUNE DE LA MEDITERRANEE,
Guide Vert, ed. Solar, France, 318p. |
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Weinberg S.,
1996,
DECOUVRIR LA MEDITERRANEE,
ed. Nathan nature, 352p. |
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Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
| La page sur Diplodus sargus sargus sur le site de référence de DORIS pour les poissons : FishBase. |
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