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  Fiche Espèce   (N°24)
 
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(N°24)  
Beroe gracilis Künne, 1939
Mer du Nord, Manche, océan Atlantique, Méditerranée
Béroé gracile
 
Cténophores (ou Cténaires)
 
 
Beroe (GB), Melonenqualle, Mützenqualle (D), Meloenkwalletje, komkommekwal, mijterkwalletje, lang gerekte zeedruif (NL)
 Critères de reconnaissance
Cténophore en forme de cylindre allongé et effilé
Longueur de 10 cm maximum
8 rangées équidistantes de peignes ciliés locomoteurs
Tissus transparents, bleus parfois roses
Réseau de petits canaux endodermiques sinueux et anastomosés
 Distribution
Cette espèce pourra être rencontrée de la Norvège aux côtes du Maroc et du Portugal. On suppose qu'elle a conquis la Méditerranée.
 Biotope
Les béroés font partie du necton*. Ils fréquentent une colonne d'eau haute de 100 mètres et s'aventurent très fréquemment sous la surface.
 Description
Le béroé gracile est un cténaire qui peut mesurer jusqu'à 10 centimètres de long. Sa forme est celle d'un cylindre creux allongé et effilé. A l'extrêmité la plus large s'ouvre la bouche, terminale. En période de chasse, bouche béante, le corps du béroé peut se déformer et avoir la forme d'une mître ou d'un parapluie ! A l'extrêmité opposée, fermée, on observe une structure en 8 aplati, le statocyste, a double rôle sensoriel et d'équilibration. De la base de ce statocyste rayonnent huit rangées équidistantes de peignes ciliés à rôle locomoteur, disposées comme des méridiens le long du cylindre. Traversés par la lumière, ces peignes réfléchissent la lumière en une multitude de reflets multicolores caractéristiques. Les béroés sont dépourvus de tentacules adhésifs.
L'animal est bleuté, parfois rose. L'épaisseur du béroé est parcourue par un réseau de petits canaux sinueux et anastomosés clairement visibles par transparence. Ce sont des diverticules de la cavité digestive.
 Espèces ressemblantes
Les béroés étant fortement déformables, notamment en période de chasse, et les limites de leurs aires de répartition respectives peu connues, il est souvent peu aisé d'en distinguer les différentes espèces. Cependant, quelques critères permettent d'y voir plus clair :

On pourra confondre Beroe gracilis avec Beroe ovata, le béroé ovale. Ce dernier, comme son nom l'indique, a une forme ovale. Il est aussi plus grand (16 cm maximum).

Beroe cucumis (Fabricius, 1780) affectionne plutôt les eaux tempérées à froides. Cette espèce abonde aux pôles, même si elle est supposée cosmopolite. Ce béroé a la forme d'une poire : sphérique près du statocyste*, plus effilé vers la bouche, et son endoderme est très souvent teinté de rose.

Beroe forskalii (Milne Edwards, 1841) ressemble aussi au béroé gracile, mais il a toujours une forme pointue (la pointe se situe au niveau du statocyste) et sa taille peut atteindre 20 cm.
Idem pour Beroe mitrata (Moser, 1908), mais qui est plus profond.
 
   
  Bouche en haut !  
   
  En mer du Nord  
   
  Luminescence  
   
  Bouche en bas !  
   
  Sur un fond d'ascidies  
   
  Manger...  
   
  ...ou être mangé !!  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Frédéric ZIEMSKI Détail
Vérificateur  
Yves MÜLLER Détail
Responsable régional  
Frédéric ZIEMSKI Détail
 
     
Création le : 06/07/2008
Dernière modification le 19/04/2013 19:18:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Ctenophora Cténophores / Cténaires  Organismes carnivores planctoniques (parfois benthiques) transparents à symétrie radiaire se déplaçant grâce à huit rangées de peignes ciliés et munis le plus souvent de tentacules armés de cellules adhésives particulières, les colloblastes. 
Classe Nuda Nudicténides / Nus  Cténophores dépourvus de tentacules. 
Ordre Beroida Béroïdes 

Cténophores en forme de mître ou de melon, sans tentacules, capables d'engloutir de grandes proies. Unique ordre de nudicténides.

 
Famille Beroidae Béroïdés   
Genre Beroe     
 
Espèce gracilis     
 
 
 Origine du nom français
Le nom français "béroé gracile" est directement dérivé du nom de genre scientifique Beroe gracilis.
 Origine du nom scientifique
Dans la mythologie grecque, Béroé était la vieille nourrice de Sémélé.
Nota : de nombreux diploblastiques* pélagiques* (méduses et cténaires) portent un nom mythologique d’origine grecque ou latine. Ce nom n’apporte aucune indication sur les caractéristiques morphologiques ou physiologiques de l’animal.
gracilis : du latin [gracilis] = gracile.
 Alimentation
Régime macrophage*. Les béroés sont des prédateurs voraces qui foncent sur leur proie en ouvrant grand leur bouche. Les béroés se nourrissent quasi exclusivement d’autres cténophores (essentiellement de Pleurobrachia pileus). La bouche est bordée de cils différenciés (macrocils) qui ont pour fonction de « croquer » les proies. La digestion est extracellulaire et a lieu au sein de la cavité digestive.
 Reproduction - Multiplication
Les Béroides sont hermaphrodites*. Les gonades sont situées sous les rangées de peigne. Les gamètes* sont émis dans l’eau et la fécondation est externe. La larve* n’est pas de type cydippide, contrairement à celle de tous les autres cténaires. Elle passe par une série de transformations avant de ressembler à un adulte en miniature.
 Vie associée
Des petits crustacés squatters peuvent s'immiscer entre les rangées de peigne.
 Divers biologie
Les béroés abondent en général à la fin du printemps (mai juin).
 Références bibliographiques
Beaumont A., Cassier P., 1998, BIOLOGIE ANIMALE - DES PROTOZOAIRES AUX METAZOAIRES EPITHELIONEURIENS, Tome 1, 3ème édition, ed. Dunod, 459p.
Campbell A.C., Nicholls J., 1986, GUIDE DE LA FAUNE ET DE LA FLORE LITTORALES DES MERS D’EUROPE, coll. « Les guides du naturaliste », ed. Delachaux & Niestlé, 322p.
FFESSM, CNEBS, 2004, A LA DECOUVERTE DE LA VIE SOUS-MARINE, Subaqua, HS n° 1 (2ème ed.), ed. Arc en ciel, 144p.
Lecointre G., Le Guyader H., 2001, CLASSIFICATION PHYLOGENETIQUE DU VIVANT, ed. Belin, 543p.
Maître-Allain T., 1997, LA VIE EN BORD DE MER, E.D.D.L., Paris 160p.
Seguin C., Braconnot J.-C., Elkaim B., 1997, LE PLANCTON, ed. Que sais-je ? N° 1241, PUF, 128p.
Sheridan R., Massin C., 1998, GUIDE DE LA FAUNE ET FLORE SOUS-MARINES DE ZÉLANDE, commission scientifique LIFRAS, 320p.
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  ZIEMSKI Frédéric, MÜLLER Yves,  in : DORIS, 19/4/2013 : Beroe gracilis Künne, 1939, http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=24