| |
 |
| |
|
| |
Votre recherche : |
| |
|
| |
|
| |
Chercher par son nom commun : |
| |
|
| |
|
| |
Chercher directement par tous les mots des fiches : |
| |
|
| |
|
| |
Zone recherchée : |
| |
|
| |
|
|
|
| |
Fiche Espèce (N°239) |
| |
|
 |
 |
| |
| |
| (N°239)
|
| Eunicella singularis (Esper, 1791) |
| Méditerranée occidentale à l’Adriatique |
 |
| Gorgone blanche |
 |
|
|
 |
Gorgonaires (Gorgones et Corallides) |
|
|
|
| |
| White gorgonian (GB), Gorgonia bianca (I), Gorgonia blanca (E), Weisse Fächerkoralle (D) |
 |
Critères de reconnaissance |
Couleur blanche Rameaux relativement longs, souvent parallèles, peu divisés Souvent verticale
|
 |
Distribution |
| Elle se rencontre de la Méditerranée occidentale à l’Adriatique. |
 |
Biotope |
La gorgone Eunicella singularis se rencontre sur des fonds de 10 à 60 mètres. Cette espèce colonise essentiellement les fonds rocheux peu pentus et souvent plutôt sédimentaires. Elle est fréquemment fixée sur le moindre support dur de ces fonds sablo-vaseux : cailloux, coquillage... C'est une espèce qui supporte la lumière (elle est donc plutôt photophile*). |
 |
Description |
La hauteur de cette gorgone varie de 30 à 70 cm et sa largeur de 10 à 30 cm. Le coenenchyme*, c’est à dire la partie charnue qui recouvre l’axe squelettique, est de couleur blanche. L’arborescence est caractérisée par des rameaux relativement longs, souvent parallèles, se développant dans l'espace, et non pas dans un seul plan comme c'est le cas pour d'autres gorgones. Elle est assez peu ramifiée. Elle peut se trouver souvent sur le fond, présentant alors de longs rameaux verticaux. Les calices*, c’est à dire les ouvertures des polypes dans la partie charnue du tégument, sont peu apparents. Les polypes mesurent 3 à 5 mm. Ils sont plutôt translucides, d’un brun teinté de jaune ou de vert. Leur couleur est due à des algues symbiotiques. La gorgone est fixée au substrat par un élargissement de la base.
Observations au microscope. Les sclérites* sont blancs et de deux types : en forme de massues à surface lisse, et en aiguilles longues avec de grosses verrues. Leur longueur moyenne est de 200 à 300 µm. (La microscopie des sclérites se fait avec un grossissement de 50.) |
 |
Espèces ressemblantes |
| Elle peut être confondue avec la gorgone verruqueuse Eunicella verrucosa possédant une variété de couleur blanche mais celle-ci possède des "verrues" (les calices*) plus proéminentes. |
 |
Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
| Eunicella stricta |
 |
|
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
| |
|
|
| |
Sur un tombant à la lumière |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
| |
Participants |
Rédacteur principal
|
|
| Jacques DUMAS |
 |
 |
 |
Vérificateur
|
|
| Denis ADER |
 |
 |
 |
Vérificateur
|
|
| Vincent MARAN |
 |
 |
 |
Responsable régional
|
|
| Denis ADER |
 |
|
|
|
| |
|
|
|
|
Création le : 17/10/2007
Dernière modification le 28/02/2012 18:48:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
|
|
|
| |
|
|
| |
Classification |
| |
| |
Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Cnidaria |
Cnidaires |
Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula. |
| Classe |
Anthozoa |
Anthozoaires |
Cnidaires exclusivement marins, solitaires ou coloniaux, uniquement sous la forme polype (jamais de phase méduse dans le cycle développement). |
| Sous-classe |
Octocorallia / Alcyonaria |
Octocoralliaires / Alcyonaires |
Anthozoaires coloniaux, parfois solitaires. Polypes de petite taille à symétrie radiaire d’ordre 8 (8 tentacules portant 2 rangées de pinnules). Exosquelette calcaire ou spicules calcaires ou fibres organiques. |
| Ordre |
Alcyonacea |
Alcyonacés |
Octocoralliaires dont les polypes sont enfouis dans un coenosarc épais plus ou moins calcifié. Polypes allongés qui restent accolés les uns aux autres en bouquets. Spicules fusiformes et épineux. Ce groupe renferme les alcyons (ou coraux mous), les gorgones, et les coraux vrais. |
| Sous-ordre |
Holaxonia |
Holaxonides / Gorgonides |
Axe squelettique organique souple plus ou moins calcifié portant les polypes. Colonies en forme de fouet, d'éventail, de candélabre. Ce sont les gorgones. |
| Famille |
Gorgoniidae |
Gorgoniidés |
|
| Genre |
Eunicella |
|
|
| Espèce |
singularis |
|
|
|
| |
Origine du nom français |
| Cette gorgone a une couleur blanche caractéristique. |
 |
Origine du nom scientifique |
Eunicella : du latin [Eunicella] = est le diminutif de Eunice nom mythologique d'une Néréide. singularis : du latin [singularis] = seul, isolé. |
 |
Alimentation |
| L’organisation coloniale de plusieurs milliers d’individus ou polypes permet à la nourriture capturée par quelques-uns de nourrir toute la communauté. La digestion des particules se fait uniquement en contact direct avec les mésentères* dans l’espace creux du polype et dans les canaux les reliant. Dans ceux-ci, les nutriments flottent sous forme de molécules. De manière à optimiser les chances de capture des particules organiques en suspension (vivantes ou mortes), les arborescences sont bien développées dans la colonne d'eau. Chez cette gorgone, les zooxanthelles* symbiotiques présentes dans les tissus contribuent à apporter un complément nutritionnel par leur activité photosynthétique*. |
 |
Reproduction - Multiplication |
Chez les gorgones, les sexes sont séparés. La fécondation a lieu dans la cavité gastrique des femelles pour donner les œufs. Au stade planula, la larve a la forme d’un disque aplati de 2 à 3 mm, elle sort alors de la cavité gastrique pour aller se fixer sur un fond favorable. Ces larves planulas, roses, sont libérées entre fin juin et fin juillet. Les larves sont portées par le courant, mais elle peuvent aussi se déplacer, localement. Après 1 à 4 semaines d'errance, elles se fixent en un lieu favorable pour créer une nouvelle colonie. Après fixation d'un l'individu, des tentacules poussent et une invagination se produit pour former la cavité gastrique. A partir du polype initial ou oozoïde* se développent des stolons creux sur lesquels bourgeonnent les autres polypes ou blastozoïdes*. On estime qu'une larve sur 60 000 seulement donne un individu qui passera la première année ! La croissance est de 1 à 5 centimètres par an (par bourgeonnement) pour atteindre l'âge adulte vers 15 ans, soit pour les plus grandes une taille proche de 1 mètre. La longévité est mal connue mais probablement supérieure à 25 ans. |
 |
Vie associée |
Un bon nombre d’épibiontes* ou d'opportunistes profitent des rameaux des gorgones blanches pour s’accrocher et bénéficier de meilleures possibilités de capter, sur ce poste bien situé, les particules nutritives. On verra ainsi se développer sur leurs rameaux des clavelines, des salmacines... Des algues, souvent filamenteuses, peuvent aussi se développer sur ces gorgones, à leur détriment. |
 |
Divers biologie |
Contrairement à la plupart des autres gorgones, elle ne craint pas les sédiments ni la lumière, ce qui explique certains de ses biotopes.
Cette espèce, comme c'est le cas pour d'autres gorgones, peut être la proie de nudibranches comme Marionia blainvillea et aussi, mais très rarement, de Tritonia nilsodhneri.
La simnie blanche ou Simnia spelta, gastéropode remarquablement mimétique, fixe sa ponte sur les gorgones blanches dont elle se nourrit. Généralement les parties libres de l’axe de la gorgone qu’elle aura dénudé sont rapidement colonisées par des algues, des serpules (salmacines), des bryozoaires ou des tuniciers coloniaux. Un peu plus tard, dans certains cas, la partie charnue de la gorgone peut régénérer en partie ce qui a été perdu et recouvrir des parties nécrosées, étouffant ainsi les épibiontes*, et formant alors des excroissances dont les cavités sont peuplées par nombre d’animaux qui y trouvent un milieu favorable (foraminifères, copépodes, polychètes, nématodes, balanes) ou par d'autres organismes (diatomées, algues, cyanophycées). Les poches ainsi formées sont de véritables biotopes où de nombreux êtres vivants se développent et se reproduisent. |
 |
Références bibliographiques |
|
Carpine C. ,
Grasshoff M., 1975,
LES GORGONAIRES DE MEDITERRANEE,
Institut Océanographique - Fondation Albert 1er, 140p. |
|
 |
 |
|
Göthel H.,
1996,
GUIDE DE LA FAUNE SOUS-MARINE, LA MEDITERRANEE, INVERTEBRES ET POISSONS,
ed. Ulmer, 318p. |
|
 |
 |
|
Grasshoff M.,
1992,
DIE FLASCHWASSER GORGONARIEN VON EUROPA UND WESTAFRIKA (Cnidaria, Anthozoa),
Courier Forschungsinstitut Senckenberg 149, 135p. |
|
 |
 |
|
Harmelin J-G.,
Vacelet J., Petron C., 1987,
MEDITERRANEE VIVANTE, PROMENADES A LA RENCONTRE DE LA FAUNE ET DE LA FLORE,
ed. Glénat, 260p. |
|
 |
 |
|
Weinberg S.,
1994,
DECOUVRIR L’ATLANTIQUE, LA MANCHE ET LA MER DU NORD,
ed. Nathan nature, 384p. |
|
 |
 |
|
Weinberg S.,
1996,
DECOUVRIR LA MEDITERRANEE,
ed. Nathan nature, 352p. |
|
 |
 |
|
|
Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
Dumas J., 2001, Les gorgones des côtes Françaises et sénégalaises, Commission Nationale de Biologie Subaquatique, 50p.
Grasshoff M., 1977, Die Hornkorallen (Gorgonaria) der Kanarischen Region, Vieraea, 7, 23-40
Grasshoff M., 1988, The genus Leptogorgia (Octocorallia : Gorgoniidae) in West Africa, Atlantide Report, 14, 92-118
Théodore J., 1964, Contribution à l'étude des gorgones - II Ecologie : La faune et la flore contenues dans des excroissances de l’axe d’Eunicella stricta, Vie et milieu, 17, supplément A. |
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|