DORIS  
DORIS   
   
 
 
   
  Votre recherche :
   
   
  Chercher par son nom commun :
 
   
  Chercher directement par tous les mots des fiches :
 
   
  Zone recherchée :
 
France
Eau douce
Atl. Nord-Ouest
Indo-Pacifique
Caraïbes
   
Toutes zones
   
  Fiche Espèce   (N°1846)
 
Photos Imprimer cette fiche    
 
 
(N°1846)   Espèce dangereuse
Astropyga radiata (Leske, 1778)
Indo-Pacifique tropical
Oursin rouge
 
Échinides (oursins)
 
 

Star urchin, blue-spotted urchin, red sea urchin, false fire urchin (GB), Roter Seeigel, Rotter Diademseeigel (D), Riccio rosso (I) Falso erizo de fuego (E)

 Critères de reconnaissance

Piquants longs regroupés en faisceaux
5 zones dénudées formant une croix de Malte vues de dessus
Coloration rouge à brun foncé - noir
Points bleus alignés sur les zones nues

 Distribution
L'oursin rouge se rencontre de l'Afrique de l'Est et l'Afrique du Sud aux îles Hawaï.
 Biotope
L'oursin rouge sur rencontre sur les fonds sableux ou les herbiers, entre 10 et 30 m de profondeur.
 Description
Le test de l'oursin rouge peut atteindre 20 cm de diamètre. Il est ovale, aplati sur la face aborale. La coloration est variable, allant du rouge clair au pourpre et brun foncé, presque noir. Les piquants, atteignant 4 cm, sont généralement regroupés en faisceaux et laissent apparaître 5 zones nues correspondant aux plaques interambulacraires. Ces plaques nues sont d'une couleur rouge plus sombre, en forme de V inversé, ce qui rappelle une croix de Malte qui aurait 5 bras si l'on regarde l'animal vu de dessus. Ces plaques sont bordées de taches rondes d'un bleu irisé.
La papille anale, blanchâtre à brunâtre, est souvent bien visible.
Chez les juvéniles, de coloration plus claire, les piquants sont annelés. Ce caractère peut persister chez certains adultes.
 Espèces ressemblantes
Dans les Caraïbes on observe une espèce proche : Astropyga magnifica.

Les oursins diadèmes, Diadema setosum et D. savignyi lui ressemblent un peu, notamment pour les juvéniles, mais chez ces espèces, le diamètre du test est plus petit alors que les épines sont beaucoup plus longues.
 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Cidaris radiata Leske, 1778
 
  Oursins réguliers
   
  Boule de piquants  
   
  Guirlande de Noël  
   
  Sur le sable  
   
  Dans un herbier  
   
  Danger  
   
  Juvénile  
   
  Coloration claire  
   
  Association  
   
  Auto-stop  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Sylvain LE BRIS Détail
Vérificateur  
Vincent MARAN Détail
Responsable régional  
Sylvain LE BRIS Détail
 
     
Création le : 06/07/2009
Dernière modification le 04/03/2014 12:48:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Echinodermata Echinodermes   Symétrie radiale d'ordre cinq (chez les adultes). Squelette de plaques calcaires bien développé sous le derme. Présence d'un système aquifère auquel appartiennent les podia souvent visibles extérieurement. 
Sous-embranchement Echinozoa Echinozoaires  Echinodermes non étoilés de forme globuleuse ou allongée. Ce groupe renferme les oursins et les concombres de mer. 
Classe Echinoidea Echinides  Ce sont les oursins. Forme globuleuse ou hémisphérique, squelette qui porte des piquants mobiles, des pédicellaires et des pieds ambulacraires. Pouvoir de régénération limité. 
Sous-classe Euechinoidea Euéchinides  Oursins plus ou moins sphériques, dits "oursins réguliers". Plaques ambulacraires composées. Bouche ventrale et anus dorsal.  
Super-ordre Diadematacea Diadématacés   
Ordre Diadematoida Diadématoïdes  Oursins réguliers avec un test rigide ou flexible, épines creuses et longues. 
Famille Diadematidae Diadématidés   
Genre Astropyga     
 
Espèce radiata     
 
 
 Origine du nom français
Le nom d'oursin est une autre forme du mot hérisson, d'où l'utilisation quelquefois du nom de hérisson des mer.
Oursin rouge : du fait de sa couleur.
 Origine du nom scientifique
Astropyga : du grec [aster] = étoile et [pyga] = fesse. La zone dénudée forme une étoile dont le centre serait l'anus.

radiata : du latin [radiata] = rayonnant.
 Alimentation
Astropyga radiata est herbivore.
 Reproduction - Multiplication

Astropyga radiata est gonochorique*, c'est-à-dire que les sexes sont séparés. Les gamètes sont libérés dans le milieu extérieur et la fécondation a lieu en pleine eau. Les larves planctoniques subissent plusieurs métamorphoses, jusqu'à la dernière, qui leur donne alors l'aspect de tout petits oursins. A ce niveau, ils se déposent sur le fond et commencent leur vie benthique.

 Vie associée
Dans les piquants de l'oursin rouge, des poissons de la famille des Apogonidae et des juvéniles de Lutjanus sebae peuvent trouver refuge. Il peut y avoir également de petits crustacés : crevettes (Periclimenes hirsutus, Stegopontonia commensalis) et crabes (Zebrida adamsii).

Il existe un crabe, Dorippe fascone, qui a l'habitude de porter Astropyga radiata sur le dos pour se protéger des prédateurs.
 Divers biologie
Astropyga radiata est sensible à la lumière. Cela lui permet de détecter l'approche de ses prédateurs. Il dirige alors ses piquants en faisceaux coniques dans la direction du danger.

Cet oursin est plutôt nocturne.

Au milieu du péristome*, sur la face orale, s'ouvre la bouche d'où seules dépassent les extrémités de cinq dents puissantes. Les dents, les mâchoires, ainsi que d'autres pièces osseuses forment l'appareil masticateur plus connu sous le nom de "lanterne d'Aristote".

Comme tous les oursins, l'oursin rouge se déplace grâce à des pieds ambulacraires* munis d'une ventouse.
 Informations complémentaires
Astropyga radiata est venimeux et ses piqûres peuvent provoquer de fortes douleurs.

L'oursin rouge se rencontre souvent en groupes.
 Références bibliographiques
Allen G.R., Steene R., 1999, CORAL REEF - INDO-PACIFIC FIELD GUIDE, ed. Tropical Reef Research, 378p.
Colin P.L., Arneson C., 1997, TROPICAL PACIFIC INVERTEBRATES, Coral reef Press publications, 296p.
Gosliner T.M., Behrens D.W., Williams G.C., 1996, CORAL REEF ANIMALS OF THE INDO-PACIFIC, ed. Sea Challengers, Monterey, California, 314p.
Guille A., Laboute P. & Menou J.L., 1986, GUIDE DES ETOILES DE MER, OURSINS ET AUTRES ECHINODERMES DU LAGON DE NOUVELLE-CALEDONIE, ed. Orstom, 238p.
Weinberg S., 1996, DECOUVRIR LA MER ROUGE ET L’OCEAN INDIEN, ed. Nathan nature, France, 415p.
 Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce
La page d'Astropyga radiata dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  LE BRIS Sylvain, MARAN Vincent,  in : DORIS, 4/3/2014 : Astropyga radiata (Leske, 1778), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=1846