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  Fiche Espèce   (N°125)
 
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(N°125)  
Lucernariopsis campanulata (Lamouroux, 1815)
Mer du Nord, Manche, océan Atlantique Nord
Lucernaire campanulée
 
Scyphozoaires (Méduses vraies) et Staurozoaires
 
 
Stalked jellyfish (GB), Medusa pedunculada (E), Becherqualle (D), Vastzittende kwal (NL), Lucernaria (P), Begerpolypp (N)
 Critères de reconnaissance
Petite méduse en forme d'entonnoir, fixée par une ventouse
Couleur uniforme allant du vert au rouge, taille de 3 à 5 cm
8 bras porteurs de 45 tentacules
Voilure transparente entre les bras, ne portant pas de boutons
Bord extérieur de cette palmure garni de points blancs
 Distribution
On trouve Lucernariopsis campanulata depuis les côtes Britanniques jusqu'au sud de la Bretagne.
 Biotope
Les lucernaires affectionnent les eaux infra- et circalittorales peu profondes ; on les trouvera essentiellement fixées sur les algues (laminaires) et les plantes marines (zostères).
 Description
Lucernariopsis campanulata est une petite méduse en forme d'entonnoir, fixée par une ventouse. Un pédoncule grêle relie la ventouse à la couronne qui possède huit bras garnis chacun par un bouquet d'environ 45 tentacules. Sa couleur varie du vert au rouge mais reste toujours uniforme ; sa taille est en général de 3 à 4 centimètres de haut, 5 maximum. Sa surface externe est granuleuse, et peut être parsemée de groupes de petits points bleu turquoise. A l'intérieur de la méduse et le long des bras, huit gonades alignées. Les bras sont reliés par une voilure transparente qui ne porte pas de boutons comme les lucernaires du genre Haliclystus. Le bord extérieur de cette palmure est garni de petits points blancs.
 Espèces ressemblantes
Lucernaria quadricornis, plus grande, (60 mm de haut maximum), dont les 8 bras, porteurs de bouquets de 100 tentacules, sont réunis 2 par 2. On peut la trouver fixée sur substrat rocheux.

Lucernaria cruxmelitensis, plus petite (15 mm de haut maximum), 35 tentacules par bras. Points blancs évoquant la Croix de Malte.

Les stauroméduses du genre Haliclystus, qui possèdent des "boutons" ou ancres à l'aisselle de chaque bras.
 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Lucernaria campanulata
Lucernaria discoidea
 
  Staurozoaires (lucernaires)
   
  Vue latérale  
   
  Vue de la cavité sous-ombrellaire  
   
  Pédoncule et ventouse de fixation  
   
  Sur une feuille de zostère  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Frédéric ZIEMSKI Détail
Vérificateur  
Frédéric ANDRÉ Détail
Responsable régional  
Frédéric ZIEMSKI Détail
 
     
Création le : 20/05/2008
Dernière modification le 05/12/2014 22:17:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Cnidaria Cnidaires  Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula. 
Sous-embranchement Medusozoa Médusozoaires  Cnidaires présentant une phase méduse acraspède (le plus souvent libre et pélagique) dans leur cycle de reproduction. Scyphoméduses, cuboméduses et stauroméduses. 
Classe Staurozoa Staurozoaires  Lucernaires, ou stauroméduses. Méduses sessiles (perte de la génération planctonique), ombrelle surmontée d'un pédoncule de fixation. Bouquets de petits tentacules capités, perte des statocystes, manubrium de section carrée. 
Ordre Stauromedusae Stauroméduses  Unique ordre de Staurozoaires. 
Sous-ordre Eleutherocarpida Eleuthérocarpides  Gonades* alignées étroitement sur huit rangées. Estomac non cloisonné. 
Famille Lucernariidae Lucernariidés   
Genre Lucernariopsis     
 
Espèce campanulata     
 
 
 Origine du nom français
Traduction directe du nom scientifique. Une lucernaire évoque par sa forme une lampe de chevet.
 Origine du nom scientifique
Lucernariopsis : du latin [lucerna] = lampe, du grec [opsis] = en forme de...
campanulata : du latin [campanula] = cloche, les lucernaires ressemblant à de petites cloches (tout comme les fleurs des plantes de la famille des Campanulacées).
 Alimentation
Cette méduse se nourrit de zooplancton (petits crustacés) qu'elle capture à l'aide des cnidocytes* qui garnissent ses huit bouquets de tentacules. Les points bleu turquoise constitueraient en fait d'autres batteries de cnidocytes. Les petites proies sont ensuite dirigées vers la bouche qui se trouve au centre de l'entonnoir, puis digérées au sein de la cavité gastrique qui se trouve dans le pédoncule. Les restes non digérés sont évacués par la bouche.
 Reproduction - Multiplication
La reproduction est sexuée et les sexes sont séparés (espèce gonochorique*). Les méduses mâles et femelles libèrent leurs gamètes* en pleine eau où a lieu la fécondation. Une larve planula* pélagique finit par tomber et se fixer sur un végétal. Elle se développe directement en une petite lucernaire. Une stauroméduse (du latin [stare] = s’arrêter) est une méduse qui s’est arrêtée, qui s’est fixée, et qui a secondairement abandonné le mode de vie pélagique.
 Vie associée
Lucernariopsis campanulata se développera là où la végétation marine (algues et phanérogames) sera abondante. Par le passé, dans les années 1930, une mystérieuse maladie a provoqué la quasi disparition des prairies de zostères, alors florissantes. Les lucernaires sont alors devenues rarissimes !
 Divers biologie
Les lucernaires sont fixées mais, comme les comatules, elles sont capables de se détacher de leur substrat pour aller se fixer plus loin. L'ombrelle est alors animée de contractions, comme toute méduse digne de ce nom...
 Informations complémentaires
Des études récentes sur la physiologie et le développement des lucernaires démontreraient qu'elles forment un groupe bien à part au sein des scyphozoaires. Comme cela s'est déjà produit pour les cuboméduses, qui sont devenues les cubozoaires, il est question que les stauroméduses soient à leur tour regroupées dans la classe des staurozoaires ! Certaines classifications ont déja adopté cette modification.
 Références bibliographiques
Beaumont A., Cassier P., 1998, BIOLOGIE ANIMALE - DES PROTOZOAIRES AUX METAZOAIRES EPITHELIONEURIENS, Tome 1, 3ème édition, ed. Dunod, 459p.
Hayward P.J., Nelson-Smith T., Shields C., 1998, GUIDE DES BORDS DE MER, MER DU NORD, MANCHE, ATLANTIQUE, MEDITERRANEE, ed. Delachaux & Niestlé, 351p.
Hayward P.J., Ryland J.S., 1995, HANDBOOK OF THE MARINE FAUNA OF NORTH-WEST EUROPE, Oxford University Press, Oxford UK, 800p.
Weinberg S., 1994, DECOUVRIR L’ATLANTIQUE, LA MANCHE ET LA MER DU NORD, ed. Nathan nature, 384p.
 Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce
Vous pouvez consulter la liste complète des espèces de stauroméduses sur le site de Claudia Mills :
STAUROMEDUSAE : LIST OF ALL VALID SPECIES NAMES

 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  ZIEMSKI Frédéric, ANDRÉ Frédéric,  in : DORIS, 5/12/2014 : Lucernariopsis campanulata (Lamouroux, 1815), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=125