422 messages par Murielle TOURENNE

01/05/2024 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Mai 2024

Un record de longévité

Mercenaria mercenaria ou Clam ou Palourde américaine ou Quahod (nom issu d'un langage Algonquin).

  • Mon nom "Mercenaria" vient du latin "mercenarius", contre de l'argent. Les amérindiens de la côte Est de l'Amérique du Nord, d’où je suis originaire utilisaient ma coquille épaisse pour façonner des perles utilisées pour la confection de colliers qui servaient de monnaie pour leurs échanges coutumiers. "Clam" en anglais désigne les palourdes en général.
  • Je suis un mollusque bivalve fouisseur, à la coquille lourde et épaisse, je vis dans le sable ou la vase à quelques mètres de profondeur, dans la zone de balancement des marées, où je peux m'enfoncer jusqu'à 15 cm de profondeur. Je respire et me nourris grâce à mes 2 siphons qui affleurent la surface du sédiment.
  • Ma taille peut atteindre 15 cm pour mes consœurs les plus grosses, et nous pouvons vivre plus de 45 ans. Ma couleur va du brun jaunâtre au gris clair.
  • Nous sommes hermaphrodites, chaque individu portant les organes de reproduction mâle et femelle, mais aussi protandres : nous changeons de sexe au cours de notre vie.
  • Les jeunes sont à 98% des mâles, au terme de la 2e année 50% deviendront femelles.
  • La fécondation est externe, Madame va émettre dans l'eau environ 5 millions d'ovules et Monsieur bien plus encore de spermatozoïdes. Une grande partie de ces œufs planctoniques, c’est-à-dire en suspension dans l'eau, va servir de nourriture à de nombreux petits affamés.
  • Mon espèce a été introduite accidentellement en Europe vers 1860.
  • Une 2e introduction, volontaire cette fois-ci, a suivi en 1950 pour une exploitation commerciale.
  • J'ai des cousins, "Artica islandica", qui peuvent vivre bien plus longtemps que moi. Une ancêtre de 507 ans et baptisée "Ming" par les chercheurs, a été pêchée en Islande ! Rendez-vous compte : elle est née pratiquement alors que le jeune François 1er remportait la victoire à Marignan en Italie le lendemain de ses 21 ans ! Elle devrait être dans le livre des records.

Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : TOURENNE Murielle, ROCHEFORT Gaël in : DORIS, 17/11/2020 : Mercenaria mercenaria (Linnaeus, 1758), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/3041
et
Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : MÜLLER Yves, NOËL Pierre in : DORIS, 20/01/2021 : Arctica islandica (Linnaeus, 1767), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/4626


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03/04/2024 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Avril 2024

  • Le plus gros coquillage des côtes françaises de la Manche et de l'Atlantique : Ostrea edulis ou Huître pied de cheval.
  • On m'appelle "Ostrea", c'est mon nom grec, et "edulis" qui en grec signifie bonne à manger. Et c'est vrai que je suis délicieuse ! Petite, sur les marchés vous me connaissez sous le nom de Belon, mais quand je prends de l'âge et que je deviens plus grosse, on m'appelle "Pied de cheval".
  • Je peux vivre jusqu'à 30 ans, mesurer jusqu'à 18 cm de diamètre et peser jusqu'à 1,500 kg.
  • Je suis un hermaphrodite protandre, je peux changer de sexe plusieurs fois au cours de ma vie. Dans ma version femelle, je peux pondre entre 500 000 et 1,5 millions d'œufs que je garde 8 à 10 jours dans ma coquille, le temps de la fécondation avec les spermatozoïdes d'un mâle récupérés en filtrant l'eau. Ensuite je peux libérer les larves dans l'eau où elles deviennent planctoniques pendant 21 jours, et peuvent se déplacer au gré des courants. Ce n'est qu'à la 3ème métamorphose qu'elles vont se transformer en huîtres avec 2 valves et tomber sur le fond où elles vont se fixer.
  • Pour manger, je vais filtrer entre 1 à 5 litres d'eau par heure et les particules végétales prises dans mes branchies vont être dirigées vers ma bouche par les petits cils qui sont sur mes branchies.
  • Les grecs me connaissaient déjà. Entre 500 et 400 avant JC, quand ils ont "inventé" la démocratie, ils se sont demandés comment faire pour garantir l'anonymat du vote, sans papier ni crayon. Ils ont tout simplement pris des valves supérieures de coquilles d'huîtres. Avant d'aller voter, chacun pouvait faire le signe correspondant à son choix avec un charbon de bois sur la nacre de la coquille. Le jour du vote, il déposait leur coquille sur la table, à l'abri des regards. Une fois le vote terminé, les coquilles étaient retournées et le candidat ayant le plus de signes le représentant était élu.
  • On votait aussi pour juger du bannissement ou pas d'un individu ayant commis un crime ou un délit. Si le signe représentant le bannissement avait la majorité, il était banni pour 10 ans. Ces coquilles servant de bulletin de vote s'appelaient des "Ostrakon" déclinaison d'Ostrea. Aujourd'hui encore, un mot en usage dans la langue française vient de là, "ostracisme", qui signifie rejeter, mettre à l'écart, bannir.

Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : DIDIERLAURENT Sylvie, MÜLLER Yves, LAMARE Véronique in DORIS, 15/02/2021 : Ostrea edulis Linnaeus, 1758, https://doris.ffessm.fr/ref/specie/706

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01/03/2024 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Mars 2024

  • Plus on est de fous plus on rit. Quelle chance j'ai d'avoir tous ces mâles à disposition !

  • Crepidula fornicata ou Crépidules
  • Mon nom scientifique "Crepidula" vient du latin "crepido", piédestal, soubassement de colonne. Pour "fornicata", cela vient du latin "fornix" qui désigne une voûte, en référence à la forme de ma coquille et à l'empilement en forme de voûte de mes congénères.
  • Je peux vivre environ 10 ans, et mesurer jusqu'à 5 cm de longueur.
  • Je suis un gastéropode, comme les escargots. La base de ma coquille est en partie fermée par une cloison voûtée destinée à maintenir une partie de mon corps, comme dans une pantoufle, d’où le nom que certains me donnent de "pantoufle de mer".
  • Nous sommes hermaphrodites. Nous vivons en empilement les uns sur les autres et avons une organisation matriarcale. C'est toujours moi, la femelle mature qui suis la plus grosse, au début de la chaîne, sur la coquille vide de départ, ou sur un caillou. J'émets une substance chimique qui va attirer de jeunes mâles ; ils vont venir se coller sur ma coquille mais ils ne sont là que pour féconder mes œufs. Si je viens à mourir, ma coquille va servir de nouvelle base à l'empilement et le mâle suivant va se transformer en femelle pour perpétuer l'espèce.
  • En tant que seule femelle de notre colonie, je ponds 1 ou 2 fois par an entre 5 et 10 000 œufs. Ils seront fécondés par mes "co-locataires" mâles qui possèdent un très long pénis capable de m'atteindre au bas de la pile. Je garde mes œufs à l'abri de ma capsule basale, le temps de l'incubation.
  • Pour manger, j'ai développé une technique bien à moi : j'émets un film de bave collant pendant un court instant, puis je ravale le tout pour récupérer les particules nutritives qui se sont collées dessus. Je peux aussi me servir de ma radula, sorte de langue chitineuse parsemée de petites dents très dures, et je m'en sers pour râper le dessus des rochers afin d'en arracher les microalgues que j'aime bien.


Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : SCOUPPE Christian, ZIEMSKI Frédéric, MÜLLER Yves in : DORIS, 27/03/2021 : Crepidula fornicata (Linnaeus, 1758), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/1376


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01/02/2024 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Février 2024

  • Trop fort, sans GPS je retrouve mon dortoir au mm près !

  • Patella vulgata ou Patelle commune
  • Il semblerait qu'à l'envers, ma coquille ressemble à un plat, "patella" en latin. Pour "vulgata", cela viendrait du latin "vulgus", indiquant la multitude. Il est vrai que l'on me trouve toujours entourée de beaucoup de mes semblables.
  • Nous sommes toutes des gastéropodes, nous avons l'estomac dans le pied, on peut dire que nous avons l'estomac dans les talons.
  • Ma maison, en forme de cône creux, peut mesurer jusqu'à 6 cm de diamètre à la base, pour une hauteur de 4 cm environ. Elle épouse parfaitement la forme du substrat sur lequel elle repose. La liaison doit être étanche car il me faut garder mon eau à l'intérieur de ma coquille afin de respirer, grâce à mes branchies, le temps de la marée basse.
  • Je vis jusqu'à 15 ans. Ma reproduction est sexuée. Etant hermaphrodite, chaque individu porte les organes sexuels mâle et femelle. Je suis aussi protandre, c’est-à-dire que je change de sexe au cours de ma vie, je nais mâle et deviens femelle au bout de 2 à 3 ans. La fécondation des œufs est externe (en pleine eau) et nos larves sont planctoniques car elles vivent en suspension dans la hauteur d'eau.
  • Il faut bien manger. Comme je suis végétarienne, à marée haute, je me décolle de mon rocher pour prospecter autour de moi dans un rayon d'environ 1 m afin de trouver les microalgues que j'adore et que je rappe consciencieusement avec ma radula, sorte de longue langue chitineuse garnie de nombreuses dents dures sur le dessus.
  • Une fois rassasiée, sans GPS, sans aucun moyen de me repérer, je retourne à l'emplacement exact où j'ai grandi afin que ma coquille puisse refaire son étanchéité sur les imperfections de mon rocher.

  • Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : SCOUPPE Christian, ZIEMSKI Frédéric, MÜLLER Yves in : DORIS, 21/01/2021 : Patella vulgata Linnaeus, 1758, https://doris.ffessm.fr/ref/specie/1191

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01/01/2024 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Janvier 2024

Une énigme : Quelle imagination pour survivre de la part de la nature

Anurida maritima, ou Collembole marin

  • On m'appelle "Anurida", du préfixe grec privatif "a" et du grec "oura" queue, littéralement "sans queue". Ce nom correspond à l'absence chez cette espèce de "furca" (appendice caractéristique des collemboles qui se trouve à l'arrière de l'animal), et "maritima" parce que je vis en bord de mer.
  • Possédant 6 pattes, je fais partie des "Collemboles", classe d'arthropodes proche des insectes. Je vis entouré de mes amis, souvent très nombreux dans des mares à marée basse, car nous produisons des phéromones d'agrégation.
  • Je ne suis pas très gros, environ 3 mm de longueur, mais j'ai une jolie tête avec 2 beaux yeux noirs. De plus, j'ai une belle couleur bleu-vif, ce qui ne passe pas inaperçu.
  • Je respire uniquement par la diffusion de l'oxygène à travers la cuticule, ou plus simplement la couche externe de mon épiderme.
  • Je ne me nourris qu'à marée basse et j'ai une alimentation en grande partie nécrophage, mais il peut m'arriver de manger des matières végétales.
  • Si vous vous promenez sur l'estran à marée basse, vous me rencontrerez à la surface de certaines mares dans les rochers. Si vous revenez le lendemain vous pourrez constater que je suis toujours dans la même mare au même endroit ! Comment cela est-il possible puisqu'entre temps il y a eu la marée haute ???
  • Mon corps est recouvert de multiples petites soies hydrophobes (l'équivalent de poils) qui vont emmagasiner de l'air à leur surface et former une bulle d'air. Cette bulle me permet de respirer pendant le temps de la marée haute, ou quand il pleut, lorsque je suis accroché dans des crevasses ou des fissures de mon rocher. De plus, quand je suis immergé, je réduis ma respiration de près de 50% et c'est pourquoi je reste pratiquement au même endroit d'une marée sur l'autre.
  • Pour la reproduction, c'est quand on veut. L'été, je dépose mon sperme sur le sol, dans des spermatophores, sortes de capsules contenant mes spermatozoïdes. Quand Mme est décidée, si elle passe à proximité, elle positionne son orifice génital sur le spermatophore pour le capturer et féconder ses ovules. Les œufs de couleur jaune clair sont alors déposés dans des failles à l'abri des prédateurs.


Pour plus de détails consulter la fiche DORIS :
QUINTIN Christophe, NOËL Pierre, LAMARE Véronique in : DORIS, 22/02/2021 : Anurida maritima (Guérin-Méneville, 1836), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/2567

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01/12/2023 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Décembre 2023

La vie en communauté, à chacun sa tâche pour le bonheur de tous.

Flustra foliacea ou Grande flustre

  • Plus simplement, appelez-moi ″Grande flustre″. Flustra, vient du saxon "flustrian" tresser, ce qui correspond assez à mon aspect général, foliacea, signifie en latin "en forme de feuille".
  • Mon aspect ressemble à une touffe de feuilles ou d'algues, mais il n'en est rien ! Je suis une colonie de plusieurs milliers de petits animaux qu'on appelle des polypides.
  • Chez nous, tout le monde vit dans une logette indépendante appelée aussi cystide, (l'ensemble polypide + cystide forme une zoécie ou zoïde). Accolées les unes aux autres, elles forment les lames recto-verso en forme de feuilles de la colonie.
  • Nos cystides, en forme de boîtes aplaties possèdent 4 à 5 épines courtes et épaisses à leur périphérie. Leur ouverture est fermée par un opercule.
  • Nos colonies vivent fixées sur le substrat à partir de 10 m de profondeur, celles que vous pouvez rencontrer sur l'estran ont simplement été arrachées à leur milieu et sont des "épaves".
  • Notre organisation comporte 3 types d'individus, en fonction de leur utilité à la colonie.
  • Autour, il y a les ″autozoïdes″, les plus nombreux, dont la fonction est de nourrir la colonie, leur bouche est entourée d'une couronne de tentacules, le lophophore (qui porte un panache qui sert à attraper la nourriture et à respirer). Dans la zoécie, il y a un appareil digestif, des ganglions nerveux, mais il n'y a pas d'appareil excréteur pour évacuer les déchets. Ceux-ci s'accumulent dans la paroi du tube digestif, provoquant la dégénérescence puis la mort du polypide. Le polypide mort forme un corps brun qui est expulsé pour laisser la place à un nouveau polypide.
  • Au centre, il y a les ″ovicelles″ sphériques, elles contiennent les œufs et servent d'incubateur.
  • Sur les bords, il y a les ″aviculaires" dotés de mandibules, ils assurent la défense de la colonie.
  • Nous étendons la colonie par bourgeonnement des zoécies, mais nous pouvons aussi nous reproduire sexuellement, il y a des mâles et des femelles. Les œufs, une fois fécondés, vont incuber dans les ovicelles.
  • Selon certains, nos colonies bien vivantes peuvent dégager une odeur de citron, de violette ou de bergamote.

Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : FAYOUX Anne, BARRABES Michel, ANDRÉ Frédéric, FEY Laurent in : DORIS, 24/01/2021 : Flustra foliacea (Linnaeus, 1758), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/1371

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01/11/2023 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Novembre 2023

  • Pas fréquentable, car j'applique la loi du plus fort.
  • Larus marinus ou Goéland marin
  • Plus communément, on m'appelle ″Goéland marin″ ; mon nom scientifique de genre est "Larus", qui en latin désigne une mouette commune. "Goéland" vient du breton "gouelan", qui pleure, mon cri peut effectivement ressembler à des pleurs d'enfant...
  • Je suis le plus grand des goélands : mon envergure peut atteindre 1,75 m et, je peux mesurer jusqu'à 0,75 m de longueur, peser jusqu'à 2,15 kg et vivre jusqu'à 20 ans.
  • Mon habit est d'un blanc immaculé sauf mon dos et mes ailes, qui sont presque noirs, avec quelques taches blanches au bout des grandes plumes.
  • J'ai les pattes bien roses. Mon bec jaune est massif, pointu et recourbé, avec une belle tache rouge sur la mandibule inférieure. A quoi peut bien servir cette tache rouge vif ? En réalité, c'est une sonnette ! Quand mes petits ont faim, ils viennent taper leur bec sur cette tache rouge. C'est alors le moment pour moi de régurgiter un peu de nourriture pour satisfaire leur faim.
  • Je suis monogame et sédentaire. Avec ma compagne, nous nichons avec les colonies de goélands argentés et de goélands bruns.
    Madame pond 3 œufs vert olive en avril, que nous couvons chacun notre tour entre 27 et 29 jours. Nos petits restent au nid 7 à 8 semaines avant de prendre leur envol.
  • Voici une chose dont je ne suis pas fier, mais c'est tellement plus facile quand on est le plus fort et que l'on règne en maître : il arrive que profitant de l'absence d'un adulte sur un autre nid, j'attrape un petit d'une autre couvée pour nourrir ma famille... C'est quand même plus facile que d'aller pêcher !
  • Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : TOURENNE Murielle, ZIEMSKI Frédéric, SOHIER Sandra, KUPFER Michel in : DORIS, 15/11/2020: Larus marinus (Linnaeus, 1758), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/2728

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02/10/2023 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Octobre 2023

  • C'est moi Flipper le gentil Dauphin
  • Tursiops truncatus ou Grand dauphin
  • Tursiops, dans l'antiquité c'est comme cela qu'on m'appelait. Pour truncatus, cela vient d'une méprise car en latin cela signifie "tronqué". Le 1er spécimen décrit, avait les dents tronquées alors qu'il s'agissait seulement d'un individu âgé dont les dents étaient usées par l'âge... mais l'appellation est restée.
  • Je peux mesurer 2,5 m à 3 m, voire 4 m pour les plus grands, pour un poids de 150 à 400 kg. Les femelles sont nettement plus petites. Grâce à mon corps fuselé et ma peau très lisse, je nage sans problème à 45 km/h et je peux même faire des pointes à 70 km/h. Le record de longévité pour Monsieur = 50 ans et pour Madame = 63 ans.
  • On me reconnaît à mon "sourire" caractéristique, dû aux plis de mon rostre.
  • Je vis pratiquement toujours en groupe, on peut presque dire en famille. Ce n'est que vers ma 12e année que je peux me reproduire. Je suis polygame, personne n'est parfait. Mme donne naissance à 1 seul petit tous les 2 ou 3 ans ; elle va l'allaiter pendant 18 mois, et il restera avec elle pendant encore 6 ou 7 ans.
  • Je communique avec mes amis grâce à une grande variété de sons, sifflements et aboiements. Dépourvu de cordes vocales, ces sons générés à travers mon larynx sont produits par 6 poches d'air placées près de mon évent.
  • Pour m'orienter, me diriger et chasser, je me sers d'ultrasons pour l'écholocation, qu'on appelle des "clics". Ils sont générés par 3 poches d'air situées sur ma tête. Ces clics passent à travers mon "melon" sorte de sac nasal graisseux, logé sur mon front. Celui-ci sert d'amplificateur, il agit comme une lentille pour la lumière. Au retour, ces clics réfléchis par les obstacles ou mes proies, sont reçus par ma mâchoire inférieure qui les conduit à mon oreille interne. C'est un radar très efficace pour m'informer sur mon environnement, mieux qu'un GPS !
  • Malgré mes 20 à 26 paires de dents, je ne suis pas méchant, au contraire, je suis très joueur, et j'adore passer sous les bateaux des pêcheurs de maquereaux, qui d'ailleurs ne pêchent plus rien quand je suis dans les parages, car je fais peur à tout le monde.
  • Je ne mange que des poissons, 5 et 8 kg / jour et mes préférés ce sont les maquereaux.
  • Je ne suis pas un poisson, mais un mammifère, je respire grâce à des poumons alimentés par un évent placé sur le dessus de ma tête.
  • Je suis un roi de l'apnée, je peux descendre jusqu'à 200 m quand je suis en chasse.
  • Au XIIe siècle, les comtes d'Albon, seigneurs du Viennois en Isère, ont étendu leurs territoires. Selon la légende, à cette occasion ils auraient vu un dauphin remonter le Rhône, y voyant un bon présage ils auraient nommé ces nouveaux territoires "Dauphiné" et à ce titre pris comme emblème sur leur blason un dauphin. En 1343, le roi de France Philippe VI de Valois ayant rattaché le Dauphiné à la France a acté que désormais lui et ses successeurs porteraient le titre de Dauphin. Par la suite, seuls les fils aînés des rois de France ont porté ce titre.


03/09/2023 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Septembre 2023

Si je ne mérite pas le titre de ″Père de l'année″ ce n'est pas juste.

  • Spondyliosoma cantharus ou Daurade grise
  • Je suis plus simplement une ″Daurade grise″ (qui peut aussi s'écrire "Dorade grise"). Mon nom compliqué, Spondyliosoma, vient du grec "spondulos", vertèbre et "soma", corps, car je suis un vertébré. Quant à "cantharus", cela vient du grec "kantharos", nom donné par Aristote à la "brème de mer", nom générique dans l'antiquité regroupant plusieurs espèces de même aspect, comme le pageot, le pagre, les sars...
  • Je peux vivre jusqu'à 20 ans, mesurer jusqu'à 60 cm et peser jusqu'à 1,2 kg.
  • Nous sommes des hermaphrodites protogynes c'est-à-dire que dans les 3 à 4 premières années de notre vie, nous serons femelles puis nous deviendrons de beaux mâles vers 7 ou 8 ans.
  • C'est à moi, le mâle, que revient la charge de faire le nid où vont naître nos enfants.
  • Pour se faire, je vais tourner en rond à grande vitesse, formant un cercle allant en s'élargissant jusqu'à 1,5 m de diamètre. Ceci va créer un courant d'eau circulaire, et par l'action de la force centrifuge tout le sable va être évacué vers l'extérieur pour former une sorte de piscine de 30 à 50 cm de profondeur, jusqu'à découvrir le sol rocheux.
  • Alors, ayant bien travaillé, je vais inviter Mme à venir déposer entre 40 et 110 000 œufs qu'elle va coller sur le rocher.
  • A ce moment, je viens arroser les œufs de ma semence pour les féconder, et moi d'habitude si paisible, je me transforme en un farouche guerrier pour monter la garde dans ma piscine et chasser ou tuer tous les prédateurs qui se présentent ! Surtout les "murex" ou les ″nasses réticulées″ qui arrivent par dizaines pour se régaler de mes chers petits. Mais grâce à ma solide mâchoire garnie de 4 à 6 rangées de dents, pas de quartier ! Personne n'approche, même pas les crabes.
  • Pendant les 9 jours d'incubation, je ventile les œufs et je nettoie le nid. Quel boulot ! Ensuite pendant 1 à 2 semaines où les alevins restent au nid, je reste encore pour les protéger.
  • Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : LE BRIS Sylvain, PEAN Michel, GUICHARD Benjamin in : DORIS, 09/11/2020 : Spondyliosoma cantharus (Linnaeus, 1758), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/742

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01/08/2023 Création de sujet : Biologie marine, ludique, pour les néophytes : Août 2023

  • Des parents remarquables qui se sacrifient pour leur progéniture.
  • Conger, conger, ou Congre
  • Mon vrai nom, "Conger", désigne le congre en latin, le doublement de mon nom signifie que l'auteur de la description du "genre" a pris mes caractéristiques comme référence. Je suis donc "l'espèce type" du genre.
  • Je peux exceptionnellement mesurer plus de 2,50 m et peser plus de 60 kg.
  • Je vis en bordure de côte, de la de la zone de balancement des marées, jusqu'au bord du talus continental.(100 à 300 m).
  • Certains de mes congénères peuvent vivre entre 12 et 15 ans.
  • Pour une fois, la nature ne nous a pas gâtés, car je ne peux me reproduire qu'une seule fois. Pour être sûrs de notre coup, nous avons décidé avec Monsieur d'aller frayer, à l'abri des regards, dans des zones abyssales au sud de l'Espagne, entre les Açores et Gibraltar par 3 à 4 000 m de fond. Le temps de remonter, nos petits seront assez grands pour se défendre ; bon moyen de préserver l'espèce de l'extinction.
  • Lors de la descente dans les grands fonds, passé quelques dizaines de mètres, il n'y a plus de lumière, nous perdons nos yeux. Plus on descend, moins il y a de nourriture, nous allons perdre nos dents et tout notre système digestif, y compris nos intestins, afin de concentrer toute notre énergie disponible sur nos organes de reproduction.
  • Une fois arrivée au fond, je vais pondre entre 3 à 8 millions d'œufs, mais bien peu vont pouvoir être fécondés. Les larves issues de l'éclosion de mes œufs sont appelées "larves leptocéphales" du grec "lepto" mince et "céphale" tête. En effet, leurs têtes sont aplaties en forme de feuille. Mes larves vont dériver dans les courants; parmi le plancton; pendant 1 à 2 ans et ce n'est qu'à l'approche des côtes qu'elles vont se métamorphoser en alevins. Ensuite la croissance va être rapide, pouvant atteindre 40 kg en 5 ans.
  • Nous, une fois la ponte terminée, nous allons mourir avec la satisfaction du devoir accompli pour la perpétuation de l'espèce, mais avec le regret de ne jamais voir nos petits.
  • Pour plus de détails consulter la fiche DORIS : SOHIER Sandra, PETIT DE VOIZE Patrice, JEGLOT Samuel in : DORIS, 13/09/2021 : Conger conger (Linnaeus, 1758), https://doris.ffessm.fr/ref/specie/610

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11/07/2023 Création de sujet : Halichoerus grypus | (Fabricius, 1791) ?

Bonjour,

Nouvelle identification. Pouvez-vous confirmer qu'il s'agit bien du phoque gris Halichoerus grypus | (Fabricius, 1791) qui ne se promenais pas très loin de la plage de Pirou dans la Manche sud.

Accessoirement une explication des taches jaune verdâtre sur le dos ?

Merci d'avance, bonne journée.

Murielle TOURENNE


06/07/2023 Création de sujet : Pleurobrachia pileus ?

Bonjour,

Nouvelle espèce pour moi, pouvez-vous confirmer ma recherche sur internet ?

Longueur 15 mm environ, j'ai remarqué des points vert fluo sur la périphérie en haut à droite, pensez-vous que cela appartienne à la groseille de mer ?

Merci d'avance et bonne journée.

Murielle TOURENNE


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