Troque divariquée, troque divergente, monodonte linéolée, monodonte de Lesson
Divaricate gibbula (GB), Peonza fina (E), Gespreizte Buckelschnecke (D), Račvasti zvrk (Croatie), Aktinotós trokhós (Grèce), Splyushchennaya steromfala (Russie), Kotouček obecný (Tchéquie)
Trochus divaricatus Linnaeus, 1758
Gibbulastra divaricata (Linnaeus, 1758)
Gibbula divaricata (Linnaeus, 1758)
Gibbula (Gibbulastra) divaricata (Linnaeus, 1758)
Monodonta lessoni Payraudeau, 1826
Trochus varians O. G. Costa, 1830
Gibbula divaricata var. diversa Monterosato, 1888
Gibbula divaricata var. regularis Monterosato, 1889
Gibbula divaricata var. scalaris Coen, 1937
Gibbula (Gibbulastra) divaricata var. scalaris Coen, 1937
Gibbula (Gibbulastra) specialis Coen, 1937
Gibbula specialis Coen, 1937
Méditerranée (endémique)
Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française]
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Coquille conique à tours dilatés
Les coquilles des individus adultes sont coniques, avec un apex assez pointu et des sutures bien marquées. Le fond est clair, grisâtre, jaunâtre à verdâtre. Les cordons spiraux sont ornés de petites taches rouges disposées en séries longitudinales obliques. Ces lignes sont interrompues par la sculpture de la coquille, ce qui leur confère un aspect ponctué et fragmenté.
Lumio, Haute-Corse (2B)
11/06/2022
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Museau, tentacules et yeux
Souvent couverte d'algues ou d'organismes encroûtants qui masquent la coloration caractéristique de la coquille, la gibbule divariquée passe facilement inaperçue sur les rochers. L'écartement caractéristique des tours de spire reste cependant visible. La coloration des parties molles de l’animal est discrète. Le mufle est marqué de fines rayures transversales sombres. Les tentacules céphaliques sont clairs et irrégulièrement annelés de noir.
Supetar, île de Brač, Croatie, mer Adriatique, 0,30 m
30/07/2025
Vue latérale
Le manteau du mollusque présente un réseau de lignes longitudinales gris foncé à brunâtres sur une fine granulation claire. Les trois tentacules épipodiaux situés vers l'arrière du pied sont presque transparents. Ils sont ponctués de quelques points blancs et noirs et portent parfois de fins anneaux sombres espacés.
Supetar, île de Brač, Croatie, mer Adriatique, 0,30 m
30/07/2025
En retournant
Les parties molles de Steromphala divaricata peuvent être observées lorsque l'animal se retourne. On distingue alors le pied à bord clair et crénelé, le manteau gris parcouru de rides et d'une fine granulation blanchâtre, ainsi que le mufle marqué de rayures noires transversales. Les yeux sont situés à la base des tentacules céphaliques, à l'extrémité de petits pédoncules. Le repli palléal, transparent, est maculé de blanc et présente un bord fortement crénelé.
Presqu’île de Giens, Hyères (83)
16/05/2026
Opercule
Lorsque l'animal se retire à l'intérieur de sa coquille, l'ouverture est fermée par un opercule corné circulaire. Sur son fond couleur miel, on distingue de fines stries concentriques disposées en spirale autour du centre. On parle alors d'un opercule multispiré.
Plage du Grand Roucas, Prado Nord, Marseille (13)
28/06/2026
Coquille divergente et variable
La coquille divariquée a donné son nom à l'espèce. Les sutures entre les tours de spire sont profondes et le dernier tour est souvent dilaté, donnant l'impression de se détacher légèrement des précédents. Le fond, généralement clair, est parcouru de lignes obliques rayonnant du sommet vers l'ombilic et fragmentées en petites taches rougeâtres. Les deux coquilles illustrées (14 mm et 19,5 mm) ainsi que quelques détails (rangée du haut) montrent la variabilité de cette ornementation.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Plage de l’Huveaune, Marseille (13), coquilles en épaves
08/2026
Espèces ressemblantes
Les coquilles vides de trois espèces pouvant être observées sur l'estran rocheux méditerranéen sont comparées ici : deux coquilles de Steromphala rarilineata (colonne de gauche), deux coquilles de Phorcus mutabilis (colonne centrale) et deux coquilles de Steromphala divaricata (colonne de droite). La taille et l'ornementation peuvent paraître très similaires au premier regard, en particulier chez les coquilles roulées et usées retrouvées dans la laisse de mer. Une identification fiable repose donc sur l'observation de plusieurs caractères morphologiques.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Marseille (13), coquilles en épaves
2026
Radula
Les travaux de Lothar A. Beck sur la morphologie, l'anatomie et surtout les radulas des Trochidés sont largement reconnus. La radula de la gibbule divariquée se caractérise par la forme de la dent centrale (rachidienne), dont la base est particulièrement large. Les images obtenues au microscope électronique montrent les dents en trois dimensions avec un excellent rendu du relief et de la structure de surface.
Figures 1 et 2, planche 63 de la thèse doctorale intitulée « Europäische Kreiselschnecken (Trochoidea). Zur Systematik und Evolution europäischer Trochiden (Kreiselschnecken) … », présentée à la Philipps-Universität Marburg (université de Marburg, Allemagne)
Reproduction de documents anciens
1995
Représentation ancienne
Les planches naturalistes espagnoles du XIXᵉ siècle sont souvent remarquables. Trochus divaricatus d'Hidalgo (synonyme scientifique ancien) est particulièrement bien représenté et constitue une source iconographique de référence. Les mêmes dessins seront ensuite repris dans le manuel illustré de Tryon et Pilsbry (1889, pl. 33).
Figures 4 à 8, planche 61 du tome IV (Atlas) de l'ouvrage « Moluscos marinos de España, Portugal y las Baleares » par le malacologue espagnol Joaquín González Hidalgo y Rodríguez (1839‑1923)
Reproduction de documents anciens
1870
Atlas de poche de Ph. Dautzenberg
L’illustration coloriée de Dautzenberg présente la gibbule divariquée sous son ancien nom scientifique Gibbula divaricata. L'auteur indique qu'il s'agit d'une espèce commune sur l'ensemble du littoral méditerranéen. Si la forme de la coquille est très variable, la coloration, caractérisée par des linéoles rouge sang sur un fond verdâtre, est considérée comme constante. À l'époque de Dautzenberg, l’espèce ressemblante, la gibbule à lignes rares, Steromphala rarilineata, était encore considérée comme une simple variété de S. divaricata.
Figure 94, p. 25 de l’ouvrage « Atlas de poche des coquilles des côtes de France communes, pittoresques ou comestibles » du conchyliologiste belge Philippe Dautzenberg (1849–1935)
Reproduction de documents anciens
1913
Monodonte de Lesson
L’espèce est décrite sous l’ancien nom scientifique Monodonta Lessonii. Payraudeau l’a dédié à M. Lesson, l’un des naturalistes de l’expédition autour du monde menée à bord de la corvette La Coquille. Le dessin met en évidence les tours bombés d’une coquille épaisse, dotée d’une ouverture relativement petite, ovale et sans ressaut.
Figures 3 et 4, planche 7 dans « Catalogue descriptif et méthodique des annélides et des mollusques de l'Ile de Corse… » du naturaliste et zoologiste français B. C. Payraudeau (1798‑1865)
Reproduction de documents anciens
1826
Rédacteur principal : Miroslava MATEJCEKOVA
Correcteur : Philippe LE GRANCHÉ
Responsable régional : Frédéric ANDRÉ
Responsable régional : Philippe LE GRANCHÉ
La page de Steromphala divaricata sur le site de référence de DORIS pour les mollusques : MolluscaBase
La page de Steromphala divaricata dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
Les textes et images sont sous licence et ne sont pas libres de droit.
Pour les ayants-droits, connectez-vous.
Pour toute demande d'utilisation (exemple d'un formateur Bio de la FFESSM...) contactez nous ici.