Janolus hyaline
Wrattig tipje (NL)
Antiopa hyalina Alder & Hancock, 1854
Janolus flagellatus Eliot, 1906
Atlantique Est et Méditerranée occidentale
Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Atlantique Nord-Est, Manche et mer du Nord françaises], ○ [Méditerranée française]
Gastéropodes Opisthobranches
Des cérates transparents caractéristiques
Les cérates de Janolus hyalinus sont pointus, légèrement verruqueux, parsemés de taches rougeâtres. Ils laissent voir par transparence la glande digestive brune qui monte jusqu'à mi-hauteur à peu près. Les rhinophores lamellés (à droite sur la photo) sont de la même couleur et donc difficiles à distinguer.
Le corps, légèrement visible ici sous la masse de cérates, est également translucide et laisse apparaître la masse viscérale.
Cet individu d'environ 1 cm de longueur se distingue bien sur le fond coquillier.
Le Graillon, cap d'Antibes (06)
05/03/2007
Gastéropodes Opisthobranches
Boule de poils mouillés !
Janolus hyalinus porte des cérates sur tout le corps, y compris à l'avant des rhinophores. Cet individu de coloration générale brune se distingue de manière remarquable sur fond sableux, ce qui est plutôt rare. Il peut évoquer une bogue de châtaignes.
Les cérates translucides à bruns sont de la même couleur que les rhinophores à l'apex tronqué dont on aperçoit les lamelles obliques.
On peut distinguer également l'avant de la caroncule, une masse tégumentaire longitudinale qui sépare la base des rhinophores, caractéristique des janolidés.
Marseillan Plage (34), 4 m
03/04/2022
Un individu chauve
Janolus hyalinus peut facilement perdre ses cérates par autotomie. Cela peut être une stratégie de défense pour distraire un prédateur. Sur cet individu, ne restent que les cérates antérieurs et postérieurs ainsi que quelques cérates périphériques. Cela permet de révéler la large tache centrale brun-rougeâtre du dos ainsi que de nombreuses ponctuations blanches dorsales.
Marseillan (34), 2 m
30/03/2022
Janolus hyalinus mérite bien son nom
Une caractéristique de cette limace est sa transparence hyaline, c'est-à-dire qui évoque le verre. Ceci est parfaitement illustré sur cet individu dont les cérates semblent faits de verre. La masse touffue de cérates entoure tout l'animal, y compris devant les rhinophores. Ceux-ci sont bien distincts aussi et laissent voir la caroncule qui les sépare à leur base. Le rôle de cette excroissance charnue n'est pas très bien défini.
Pont de Zélande, Pays-Bas, 9 m
11/10/2020
La ponte comme indicateur de la présence de l'animal
Le ruban fin de la ponte forme des vagues et se distingue par sa couleur crème sur fond de bryozoaires et de sédiments déposés. L'observateur attentif pourra alors tenter de repérer le géniteur à proximité. C'est le cas ici avec Janolus hyalinus en arrière-plan, très mimétique de son environnement.
Pont de Zélande, Pays-Bas, 9 m
11/10/2020
La ponte de Janolus hyalinus
La ponte de ce nudibranche est caractéristique et permet bien souvent de révéler sa présence. Il s'agit d'un ruban fin, blanc à blanc-jaunâtre, enroulé en spirale lâche et formant de nombreuses vagues. La ponte est souvent déposée sur ou à proximité des bryozoaires arbustifs (ici probablement Scrupocellaria spp.) dont se nourrit Janolus hyalinus.
Thau, Ponton de la Bordelaise (34), 2-3 m
17/02/2025
Un nudibranche difficile à repérer
Janolus hyalinus a déposé sa ponte caractéristique, bien visible sur une ascidie (Ciona sp.) avant de s'éloigner. C'est sur photo qu'il est repérable, caché derrière une autre ascidie, juste en dessous. La touffe de cérates pointus peut se confondre avec les bryozoaires dont ce nudibranche se nourrit dont on voit un massif sur la droite
Thau, Ponton de la Bordelaise (34), 2-3 m
18/04/2023
Le mot cryptique prend tout son sens
Janolus hyalinus se nourrit de bryozoaires arbustifs avec lesquels il partage homomorphie* (similitude de forme) et homochromie* (similitude de couleur). Ce dernier paramètre est probablement dû en partie au dépôt de nombreuses particules dans cet environnement riche en fonds vaseux. Et quand en plus les rhinophores ne sont pas visibles, on peut passer à côté sans s'en rendre compte. Ceci explique sans doute pourquoi Janolus hyalinus est considérée comme rare.
Thau, Ponton de la Bordelaise (34), 2-3 m
17/02/2025
Le corps est blanc translucide
Vu de dessous, Janolus hyalinus laisse voir son pied translucide à travers lequel on distingue son anatomie interne. L'avant de l'animal est prolongé par un petit voile buccale visible ici.
Thau, Ponton de la Bordelaise (34), 2-3 m
17/02/2025
Un troupeau de Janolus hyalinus
Une fois que le regard est exercé, il devient plus facile de repérer Janolus hyalinus, surtout quand plusieurs individus sont côte à côte.
Ces trois limaces ressortent un peu du fond grisouille par leur couleur légèrement rougeâtre. Elles évoquent vraiment trois bogues de châtaignes.
Thau, Ponton de la Bordelaise (34), 2-3 m
17/02/2025
Gros plan sur la caroncule
De face, parmi les cérates, émergent les deux rhinophores. Ceux-ci sont séparés à leur base par une excroissance de tissus appelée caroncule. Cette caroncule pourrait avoir un rôle sensoriel mais il y a peu de certitude à ce sujet.
Marseillan (34), 2 m
23/02/2024
Rédacteur principal : Jacques COVES
Vérificateur : Pascal GIRARD
Responsable régional : Pascal GIRARD
Responsable régional : Frédéric ANDRÉ
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