Petite coquille à cinq ou six tours de spire fortement convexes
Forme générale nettement globuleuse
Dernier tour à périphérie arrondie, sans carène
Nombreux cordons spiralés lisses, serrés et plus ou moins réguliers
Coloration chaude et foncée : fauve, brune, rougeâtre ou violacée
Souvent marquée de flammules ou de fines ponctuations blanches
Petit ombilic blanc, très étroit mais toujours ouvert
Top shell (GB), Lumachino (I), Buckelschnecke (D), Tolhoren (NL), Zaobljeni zvrk (Croatie)
Trochus turbinoides Deshayes, 1835
Trochus adansoni var. helicoides R. A. Philippi, 1844
Trochus adansoni var. lutea Dautzenberg, 1883
Trochus turbinoides var. albida Dautzenberg, 1883
Trochus turbinoides var. cincta Dautzenberg, 1883
Gibbula purpurea (Risso, 1826) sensu Monterosato, 1884
Trochus turbinoides var. atra Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1884
Trochus turbinoides var. rosea Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1884
Trochus turbinoides var. rubra Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1884
Trochus turbinoides var. unicolor Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1884
Trochus turbinoides var. virescens Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1884
Gibbula purpurea var. normalis Monterosato, 1888
Gibbula purpurea var. seriata Monterosato, 1888
Méditerranée
Zones DORIS : ○ [Méditerranée française]La répartition géographique de l’espèce couvre l’ensemble de la Méditerranée. Elle y est plus ou moins commune, même si la petite taille de sa coquille fait qu’elle passe souvent inaperçue. Les observations réalisées en Adriatique montrent que, localement, elle peut être même abondante. En revanche, aux Baléares, sa présence est considérée comme rare.
Sa distribution complète s’étend aussi bien dans le bassin occidental (Espagne, France méditerranéenne, Corse, Sardaigne, Malte, Tunisie) que dans le bassin oriental, incluant la mer Égée, les Dardanelles, le bassin levantin (Syrie, Liban) ainsi que les côtes égyptiennes.
À l’ouest, au‑delà du détroit de Gibraltar, l’espèce est présente avec certitude dans la partie de l’Atlantique nord‑est la plus proche du détroit (baie d’Algésiras), et vraisemblablement jusqu’au golfe de Cadix. Sa présence plus à l’ouest, que ce soit sur les côtes européennes ou sur celles du Maroc nord‑occidental, reste cependant à confirmer.
La gibbule‑tourbillon est une espèce caractéristique de la zone infralittorale* des côtes rocheuses méditerranéennes. Elle vit principalement en eau peu profonde entre 0 et 10 m, mais elle est absente des surfaces rocheuses à découvert pendant la journée. L’espèce peut également être rencontrée à des profondeurs nettement supérieures, parfois jusqu’à 50 m, notamment sur les tombants rocheux.
Cette espèce occupe une grande variété de substrats*, bien qu’elle semble privilégier les substrats durs riches en algues photophiles*, favorables à son régime alimentaire : rochers, galets, blocs ou débris coquilliers. Elle est fréquemment observée sous les pierres, dans les anfractuosités ou sur la face inférieure des blocs, où elle se comporte comme un épilithe* courant des niveaux supérieurs du système phytal*. L’espèce paraît d’ailleurs particulièrement liée aux communautés algales photophiles, dont elle exploite les micro‑habitats.
Elle peut également coloniser les zones coralligènes*, se loger dans les éponges ou participer aux épibioses* détriticoles* de l’étage infralittoral*. On l’observe parfois sur les sédiments où s’accumulent les débris végétaux arrachés aux herbiers, ou même au milieu de ceux‑ci. Elle fréquente aussi les fonds colonisés par les Cymodocées et les Caulerpes, dont elle explore les bases et les secteurs ombragés.
Dans les zones à substrat meuble, l’espèce semble attirée par diverses structures biogéniques*, comme les coquilles de grands bivalves, qui lui offrent à la fois abri et ressources alimentaires adaptées (voir paragraphe sur l’association avec d’autres espèces).
Dans certaines régions, comme au large de Beyrouth, elle a été signalée entre 25 et 30 m de profondeur, mais aussi sur les enrochements portuaires (Pallary, 1938), ce qui illustre sa capacité à coloniser aussi bien les habitats naturels que les structures artificielles.
Gibbula turbinoides possède une coquille relativement petite et peu épaisse au sein de son genre. Elle présente une spire* moyennement élevée avec généralement cinq à six tours convexes, qui augmentent régulièrement de taille. Le diamètre et la hauteur de la coquille sont en général équivalents, autour de 6 à 8 mm, bien que certains spécimens puissent dépasser 9 mm. Malgré un apex* pointu, les tours bombés confèrent à l’ensemble un aspect général globuleux, en particulier grâce au dernier tour, qui montre une périphérie arrondie, dépourvue de carène*. La suture* est assez profonde et nettement marquée.
La structure des tours est constituée de cordons spiralés lisses, rapprochés, assez réguliers mais parfois inégaux : certains peuvent être plus saillants que les autres et les intervalles peuvent varier de très étroits à plus larges.La base est convexe, pourvue de nombreux cordons concentriques et percée d’un petit ombilic* blanc. Celui‑ci est généralement très étroit, mais ne disparaît jamais complètement. Il tend à être plus marqué chez les spécimens de plus grande taille.
L’ouverture, oblique et presque circulaire, est bordée de lèvres fines, tranchantes et lisses du côté interne. L’intérieur est finement nacré. La columelle* est arquée et dépourvue de dent. L’opercule* est mince, corné et multispiré*.
La surface de la coquille, particulièrement chez les individus vivants ou fraîchement morts, est brillante et peut présenter un reflet métallique.
La coloration est variable, mais demeure généralement dans des nuances chaudes et relativement foncées. Le fond peut aller du gris fauve au roux, du rouge brunâtre au violet, et il est généralement interrompu par quelques flammules* blanches ou par de petites ponctuations blanchâtres, irrégulièrement dispersées sur les cordons spiralés.
La base du dernier tour est fréquemment tesselée* de blanc. Les individus entièrement monochromes sont plutôt rares et, même dans ces cas, des bandes concentriques de macules* blanches peuvent orner la zone ombilicale.
Chez les juvéniles, la convexité des spires et les fins cordons spiralés sont déjà nettement perceptibles, bien que la coloration soit souvent moins contrastée que chez les adultes. Les coquilles même de toute petite taille (1 à 3 mm) sont de forme globuleuse, telle une miniature des spécimens adultes.
La gibbule‑tourbillon possède un pied* ovale et allongé, finement cilié* en périphérie. De chaque côté du corps se trouvent trois tentacules* épipodiaux*, plus courts et plus fins que les deux tentacules céphaliques. Le repli du manteau*, situé au‑dessus des tentacules épipodiaux, est fin et présente un contour délicatement crénelé.
La coloration des parties molles reflète généralement les teintes chaudes de la coquille. Vue de dessous, la sole* est jaunâtre à orange clair. En vue de profil, l’animal est de couleur crème, avec quelques grandes taches brunes sur la face dorsale du pied et sur les flancs. Les tentacules céphaliques* sont jaune crème dans leur partie inférieure et incolores dans leur partie supérieure, tandis que les tentacules épipodiaux sont transparents et incolores. L’opercule présente une teinte jaunâtre. Le mufle* est traversé de fines lignes transversales marron plus foncées. Les yeux, petits et noirs, sont perchés à l’extrémité de courts pédoncules* oculaires jaunes, marqués par une légère ombre sombre en bordure.
L’espèce présente plusieurs variétés, distinguées soit par la forme, soit par la coloration.
Variétés de forme :
- Var. cincta décrite en Tunisie et considérée comme endémique* du golfe de Gabès (Aissaoui, 2016), se caractérise par deux cordons décurrents plus saillants que les autres, situés l’un près de la suture et l’autre vers la périphérie du dernier tour. Ces cordons, articulés de points blancs et bruns, confèrent à cette forme un aspect bicaréné et nettement rubané.
Reflétant de subtiles différences de pigmentation, la littérature mentionne de nombreuses variétés chromatiques. Même ici, leur apparition est majoritairement associée au golfe de Gabès, région réputée pour son taux d’endémisme élevé et la diversité de ses formes locales : unicolor ou rubra (d’un rouge vif uniforme), rosea (rose uniforme ou ornée de flammules blanches sous la suture), lutea (d’une belle nuance jaune d’or, se rapprochant d’une teinte fauve), albida (blanchâtre, avec un sommet teinté d’un rose vif), atra (brun foncé, presque noir) ou virescens (avec des reflets verdâtres).
Plusieurs auteurs historiques ont confondu Gibbula turbinoides avec la gibbule d’Adanson, Steromphala adansonii (Payraudeau, 1826), ou l’ont considérée comme une variété de cette dernière (par exemple Trochus adansoni var. helicoides R. A. Philippi, 1844). Elle a toutefois été élevée par la suite au rang d’espèce à part entière sur la base de caractères morphologiques distincts.
Bien qu’elle présente une certaine ressemblance avec S. adansonii, notamment en ce qui concerne les proportions de la spire* et certains aspects de la coloration, G. turbinoides s’en distingue nettement par sa taille plus petite, ses tours plus convexes et, surtout, par sa silhouette générale, beaucoup plus globuleuse.
Parmi d’autres petits Trochidés, notons une ressemblance à des espèces de genre Clanculus dont les coquilles présentent une coloration en nuances de marron. Par exemple Clanculus cruciatus (Linnaeus, 1758) ou Clanculus jussieui (Payraudeau, 1826) possèdent les cordons concentriques voisins de l’ombilic* très similaires à ceux de la gibbule (tesselés* de blanc et de brun), mais l’ombilic de celle-ci, également blanc, est lisse et plus petit. De plus, la columelle* des Clanculus présente une denticulation spécifique qui est absente chez la gibbule. La coquille de Clanculus cruciatus peut facilement être reconnue grâce à sa granulation typique des cordons spiralés.
Comme les autres Trochidés, l’espèce est principalement herbivore et se nourrit en broutant les microalgues et les épiphytes* qui recouvrent les substrats* durs de l’infralittoral*. Elle consomme aussi des détritus et des particules organiques sédimentées, ce qui lui permet d’exploiter à la fois les biofilms* de surface et la matière organique déposée.
Elle recherche sa nourriture sur les substrats rocheux ou caillouteux, sur les coquilles ou au sein de micro‑habitats où elle peut également être rencontrée, comme dans les éponges ou parmi les macroalgues vertes ou brunes dont le thalle* rigide lui sert de support.
L’alimentation se fait grâce à une radula* rhipidoglosse*, ruban chitineux* finement dentelé typique des Trochidés, utilisé pour racler ou brosser la surface sans en entamer le substrat.
L’activité alimentaire est particulièrement intense dans les zones peu profondes (1 à 3 m), où la lumière favorise la prolifération algale, mais elle peut être observée sur l’ensemble de son habitat infralittoral.
Le cycle de vie de Gibbula turbinoides suit le modèle typique des Archéogastéropodes. L’espèce est gonochorique*, avec des individus mâles et femelles distincts, et se reproduit par fécondation* externe dans la colonne d’eau où les œufs et spermatozoïdes* émis se rencontrent.
Les embryons* se développent d’abord en larves* trochophores* planctoniques* nageant librement, puis se métamorphosent en larves véligères* munies d’un voile locomoteur et alimentaire. Après cette phase planctonique relativement longue, favorisant une large dispersion grâce aux courants marins, les larves se fixent sur le substrat et entament leur vie benthique.
Les juvéniles présentent une croissance rapide, atteignant la taille adulte (4 à 8 mm) au cours de leur première année. La durée de vie spécifique à l’espèce n’est pas documentée, mais elle peut être estimée à plusieurs années, ce qui est cohérent avec la durée de vie des congénères et des espèces apparentées de taille similaire.Plusieurs études consultées portant sur les assemblages de mollusques des fonds rocheux entre 3 et 30 m de profondeur mentionnent Gibbula turbinoides, mais fournissent moins d’informations sur la structure du couvert algal associé. À ce jour, aucune association écologique spécifique visant directement cette espèce n’a été officiellement confirmée, même si certaines pistes sont évoquées.
À Malte, l’étude de Biggs & Wilkinson (1966) signale G. turbinoides sur substrat* rocheux entre 1,5 et 45 m, en compagnie de gastéropodes communs tels que Steromphala varia, S. divaricata, Columbella rustica ou Ebenomitra ebenus. Ces espèces cohabitent notamment avec l’algue encroûtante Lithophyllum incrustans ou avec la macroalgue brune Dictyopteris polypodioides (syn. D. membranacea). Dans cette étude, une possible association entre G. turbinoides et l’algue Sargassum vulgare est suggérée, mais faute de données précises, cette relation reste à confirmer par des travaux plus récents.
Dans l’étude menée à Lampedusa (Chemello et Russo, 1997) Gibbula turbinoides apparaît dans environ 30 % des relevés de faune associée aux algues photophiles* des fonds rocheux littoraux bien éclairés, principalement au‑dessous de 3 m de profondeur. Toutefois, elle ne contribue qu’à une très faible part de la dominance totale (≈ 0,33 %).
Dans l’analyse des auteurs, G. turbinoides appartient au sous‑groupe des mollusques vivant sur grandes algues (10–40 cm) à port dressé et articulé, qui colonisent surtout les niveaux inférieurs des côtes, notamment les cystoseires et autres algues structurées similaires.
Également en Italie, Cosentino et Giacobbe (2007-2008) ont étudié l’épifaune* des coquilles vivantes de la grande nacre Pinna nobilis, collectées entre 10 et 20 m dans le détroit de Messine (Méditerranée centrale). Les animaux et les algues adhérant à la surface du plus grand bivalve méditerranéen ont été minutieusement recensés. La gibbule-tourbillon s’est révélée être l’un des épizoobiontes les plus abondants et fréquentes sur ces coquilles, considérées comme une véritable réserve de biodiversité. G. turbinoides y figure parmi les trois espèces dominantes, aux côtés de Bittium reticulatum et Rissoella inflata. Notons que la couverture phytale associée à la grande nacre comporte principalement des macroalgues brunes et diverses algues encroûtantesLes mollusques comme la gibbule-tourbillon constituent un groupe important de la faune vivant sur des fonds rocheux littoraux bien éclairés de la zone infralittorale*. Au sein de son écosystème*, elle préfère s’abriter au fond des crevasses ou sous le couvert algal pendant la journée et sort de son abri probablement la nuit ou à marée haute.
Écologiquement, Gibbula turbinoides joue un rôle notable dans les dynamiques colonisatrices du substrat* vivant. En tant que micro‑brouteur, elle consomme activement le biofilm* microalgual, les épiphytes* et la matière organique déposée, participant à la régulation fine de la productivité algale. Elle contribue ainsi à une forme légère de bioérosion*, favorisant le renouvellement du substrat et le maintien d’une surface disponible pour l’installation d’autres organismes.
Enfin, l’espèce est impliquée dans des relations de complémentarité ou de redondance fonctionnelle avec d’autres petits gastéropodes partageant le même type de ressources, renforçant ainsi la résilience* fonctionnelle des communautés photophiles* face à la variabilité environnementale.
Gibbula turbinoides est une espèce méditerranéenne ancienne, établie dans la région depuis au moins le Pliocène supérieur. L’espèce est connue sous forme fossile dès l’Astien de Calabre (Italie), un étage daté d’environ –3,6 à –2,58 millions d’années, correspondant à la seconde moitié du Pliocène.
Selon Spadini (1987), le genre Gibbula, incluant ses divers sous‑genres, comprend vingt-quatre espèces vivant actuellement en mer Méditerranée et un nombre similaire d'espèces qui occupaient cette même région au Pliocène. En analysant les sédiments de Terre Rosse, dans la province de Sienne (région de Toscane, Italie), Spadini a été le premier à confirmer avec certitude la présence de G. turbinoides dans le Pliocène. D’autres signalements provenant de la région de Barcelone ont été proposés, mais restent à confirmer.
La morphologie actuelle des coquilles de la gibbule‑tourbillon semble résulter d’une évolution modérée. Les spécimens fossiles diffèrent des coquilles vivantes trouvées le long des côtes toscanes par une ornementation composée de cordons légèrement plus marqués et par une columelle* dépourvue des renflements observés chez les individus actuels.
Peu épaisses et fragiles, les coquilles vides de Gibbula turbinoides se dégradent vite après échouage. La pellicule pigmentaire s’érode rapidement et tombe en plaques, révélant une coquille blanchâtre, délicatement nacrée, sur laquelle les empreintes des cordons spiralés lisses restent visibles.
Gibbule : vient de la traduction en français du nom scientifique Gibbula.
(Troque) : apparaît comme synonyme de gibbule, en soulignant l’aspect arrondi de la coquille.
tourbillon : s’inspire de la traduction de l'épithète latin turbinoides, en renvoyant à la silhouette turbinée* et spiralée de la coquille, évoquant visuellement la forme d’un petit tourbillon ou d’un mouvement en spirale.
Gibbula : du latin [gibba] = bosse, associé au suffixe diminutif [-ula]. Le nom évoque ainsi un petit gastéropode dont la coquille présente une forme bombée, semblable à une petite bosse ou un monticule.
(Trochus : ancien nom de genre) : du latin [trochus], lui‑même issu du grec ancien [trokhós] = roue, disque ou cerceau. Ce nom est mentionné pour la première fois chez le naturaliste français Guillaume Rondelet (1507‑1556), qui l’utilisa pour désigner divers coquillages présentant une forme comparable.
turbinoides (épithète spécifique) : du latin [turbin-] = turban, coiffe, combiné au suffixe [-oides] = « ressemblant à ». Cette dénomination fait référence à la silhouette conique et turbinée* de la coquille, évoquant la forme d’un petit turban, ainsi qu’à l’aspect globuleux typique de l’espèce.
Numéro d'entrée WoRMS : 141800
| Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
|---|---|---|---|
| Embranchement | Mollusca | Mollusques | Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies. |
| Classe | Gastropoda | Gastéropodes | Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules. |
| Sous-classe | Vetigastropoda | Vétigastropodes | Coquille de forme très variable, la plupart des espèces possèdent un opercule. La tête possède une seule paire de tentacules céphaliques et le mufle porte la bouche. Des tentacules épipodiaux* (à rôle sensoriel) sont présents sur les côtés du corps. |
| Ordre | Trochida | Trochida | |
| Super-famille | Trochoidea | Trochoïdes | |
| Famille | Trochidae | Trochidés | Coquille de 3 à 130 mm, très variable, colorée ou avec des bandes sombres, quelques tours seulement. Intérieur de la coquille nacré. Opercule corné, circulaire multispiré. 3 ou plus paires de tentacules épipodiaux le long du pied. |
| Sous-famille | Cantharidinae | Cantharidinés | |
| Genre | Gibbula | ||
| Espèce | turbinoides |
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Forme globuleuse et turbinée
Les tours convexes augmentant régulièrement de taille confèrent à la coquille un aspect général globuleux. Les cordons spiralés sont lisses. La photographie montre un spécimen à coquille un peu plus foncée que la couleur typique, mais le motif constitué de flammules blanches ou de petites ponctuations blanchâtres est bien présent.
Fos-sur-Mer (13), 1 m, de nuit
15/01/2022
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
L'animal en déplacement
Sur cet animal en déplacement, on peut observer deux longs tentacules sensoriels sur la tête. Ils sont de couleur jaune crème. La coloration typique de la coquille reste dans des nuances chaudes et relativement foncées (roux, marron), complétée par des motifs blanchâtres irréguliers organisés sous forme d’un tourbillon suivant l’enroulement de la spire.
Calanque d’Anthéor, Saint -Raphaël (83)
08/06/2014
Sur une algue
Les gibbules-tourbillons occupent une grande variété de substrats mais semblent privilégier les substrats durs riches en algues photophiles. Ce spécimen a été observé sur l’udotée Flabellia petiolata qui se développe sur des substrats durs, et notamment du coralligène.
La Pointe Rouge, Marseille (13), 6 m
11/12/2025
Cordons spiralés
La suture séparant les tours de spire est assez profonde et nettement marquée. La structure des tours est constituée de cordons spiralés lisses, rapprochés, assez réguliers mais parfois inégaux, plus ou moins saillants et avec les intervalles plus ou moins larges.
Port des Croisettes, Marseille (13), en épave
01/03/2026
Espèces ressemblantes
Les coquilles vides de trois espèces différentes sont comparées : 4 coquilles de Steromphala adansonii (à gauche), 4 coquilles de Gibbula turbinoides (au milieu) et 2 coquilles de Clanculus cruciatus (à droite). Même si l’ornementation des coquilles est très similaire, la gibbule-tourbillon est la plus petite et ne possède pas des cordons granulés.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Marseille (13) et Hyères (83), en épaves
04/2026
Vue de dessous
La structure de la base de la coquille est composée de cordons concentriques tesselés de blanc, entourant un petit ombilic blanc et rond. Celui-ci est assez étroit, mais ne disparaît jamais complètement.
Note : Les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Marseille (13), en épaves
04/2026
Photographie historique
Les auteurs présentent un atlas constitué de photographies des espèces connues dans la région du Roussillon. La gibbule-tourbillon est décrite sous le synonyme scientifique Trochus turbinoïdes. Les figures 26 à 28 montrent la forme typique ; les figures 29 et 30 présentent la variété de couleur rosea d’un rose carnéolé uniforme ou orné de flammules blanches au-dessous de la suture. Cette coloration est réputée fréquente dans le golfe de Gabès en Tunisie.
Figures 26 à 30, planche 47 dans le Tome I de l’ouvrage « Les mollusques marins du Roussillon » par Marie Edmé Jules Bucquoy, Philippe Dautzenberg et Gustave-Frédéric Dollfus
Reproduction de documents anciens
1885
Rédacteur principal : Miroslava MATEJCEKOVA
Rédacteur : Philippe LE GRANCHÉ
Vérificateur : Philippe LE GRANCHÉ
Responsable régional : Philippe LE GRANCHÉ
Aissaoui C., 2016, Les mollusques du Golfe de Gabès (Méditerranée sud-orientale) : néo-endemisme ou variations écophénotypiques ? Zoologie des invertébrés, Thèse doctorale, Museum national d’Histoire naturelle – MNHN Paris, 1-238.
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Cosentino A., Giacobbe S., 2008, Aspects of epizoobiontic mollusc assemblages on Pinna shells, II. Does the Mediterranean P. nobilis represent an isle of biodiversity ?, Cahiers de Biologie Marine, 49, 2, 161-173.
Dautzenberg P., 1883, Liste de coquilles du Golfe de Gabès, Journal de Conchyliologie, 31, 289-330.
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La page de Gibbula turbinoides sur le site de référence de DORIS pour les mollusques : MolluscaBase
La page de Gibbula turbinoides dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
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