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Fiche Espèce (N°947) |
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(N°947)
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| Taurulus bubalis (Euphrasen, 1786) |
| Atlantique Nord-Est et côtes nord-ouest de Méditerranée |
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| Chabot-buffle |
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« Agnathes » et Poissons osseux benthiques |
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| Chabot, chabot de mer, scorpion de mer, chabot-taureau |
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| Sea scorpion, longspinned bullhead (GB), Cabrachito (E), Seebull (D), Groene zeedonderpad (NL), Dvaergulk (N) |
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Clef d'identification |
Deux nageoires dorsales Tête massive bordée d'épines Une épine au préopercule dépassant le bord de l'opercule Un barbillon charnu à la commissure des lèvres Couleurs extrêmement variables |
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Distribution |
| Le chabot-buffle est un poisson qui vit en Atlantique Est, on l'y rencontre depuis le sud de l'Islande et de la Baltique jusqu'au Portugal, et en Méditerranée, où il est rare, sur les côtes nord, à l'ouest du golfe de Gênes. |
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Biotope |
| Le chabot-buffle est une espèce territoriale de la zone intertidale, mais il peut être présent jusqu'à la profondeur de 200 m. Il affectionne tous les milieux rocheux mais il se plaît aussi parmi les algues et dans les herbiers. Il peut être observé dans les flaques à marée basse mais pourra les quitter si les conditions qui y règnent se dégradent. Il peut également être rencontré dans des eaux saumâtres. |
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Description |
Les chabots-buffles mâles et femelles atteignent des tailles maximales bien différentes : 17,5 cm pour les mâles, 25 cm pour les femelles. Ils ont une allure qui évoque celle des rascasses, mais ils possèdent deux nageoires dorsales (qui sont épineuses), avec une tête massive bordée d'épines et munies de crêtes osseuses, surtout au niveau de la nuque. Une épine, au préopercule*, dépasse le bord de l'opercule. A la commissure des lèvres de sa grande bouche, Taurulus bubalis possède un barbillon charnu (qui pourrait éventuellement être pris de loin pour une épine). Les dents sont petites. Les nageoires pectorales sont plutôt larges, robustes et arrondies. Les nageoires pelviennes sont plus longues chez le mâle que chez la femelle (chez celui-ci, elles atteignent la papille ano-génito-urinaire). Ces poissons peuvent arborer des couleurs extrêmement variables, ternes parfois : gris, beiges ou bruns, ou vives : mauves, roses, rouges, dorées... Ces couleurs peuvent changer avec celles du fond où ils évoluent, leur conférant une certaine capacité de camouflage. Par ailleurs, leur robe peut présenter des motifs avec des bandes verticales sombres, des marbrures ou des mouchetures... En période de reproduction la couleur du ventre se modifie : jaune-orange tacheté de blanc pour le mâle, bleuâtre pour la femelle. |
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Espèces ressemblantes |
Myoxocephalus scorpius est une espèce qui ressemble énormément à Taurulus bubalis, et elle peut fréquenter en Europe les mêmes habitats. Les risques de confusion sont importants !
Quelques critères permettent néanmoins de distinguer ces deux espèces très proches. Myoxocephalus scorpius atteint tout d'abord une plus grande taille (jusqu’à 60 cm). D'autre part, Taurulus bubalis possède : - une tête plus massive, moins aplatie, avec un "front" au niveau des yeux, - un barbillon charnu à la commissure des lèvres, - une épine, au préopercule*, dépassant le bord de l'opercule, - des membranes qui prolongent l'opercule sous la gorge ne se rejoignant pas en face ventrale (elles se rejoignent chez Myoxocephalus scorpius).
Micrenophrys lilljeborgi (Collet, 1875), le chabot nain, ne dépasse pas 8 cm et est souvent plus rouge. Sa plus grande épine préoperculaire n'atteint pas le bord de l'opercule, et il possède une ligne latérale bien marquée de protubérances rugueuses. Il ne se rencontre que dans le nord-est de l’Atlantique, moins en surface que Taurulus bubalis.
Certaines rascasses ont une allure proche, mais elles possèdent une dorsale continue et n’ont pas de crêtes osseuses sur la tête. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Cottus bubalis Euphrasen, 1786 Enophrys bubalis (Euphrasen, 1786) Myoxocephalus bubalis (Euphrasen, 1786) Cottus maculatus Fischer, 1885 |
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Rascasses, poissons-scorpions, poissons-pierre |
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Sur une épave en mer du Nord |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Vincent MARAN |
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Correcteur scientifique
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| Benjamin GUICHARD |
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Responsable régional
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| Frédéric ZIEMSKI |
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Création le : 26/03/2009
Dernière modification le 30/03/2009 10:25:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Chordata |
Chordés |
Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement |
Vertebrata |
Vertébrés |
Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. |
| Super-classe |
Osteichthyes |
Ostéichthyens |
Vertébrés à squelette osseux. |
| Classe |
Actinopterygii |
Actinoptérygiens |
Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées. |
| Sous-classe |
Neopterygii Teleostei |
Néoptérygiens Téléostéens |
Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées. |
| Super-ordre |
Acanthopterygii |
Acanthoptérygiens |
Rayons épineux aux nageoires, écailles cycloïdes ou cténoïdes, présence d'une vessie gazeuse et pelviennes thoraciques ou jugulaires, sans être systématiquement présents, sont des caractères que l'on ne rencontre que chez les Acanthoptérygiens.
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| Ordre |
Scorpaeniformes |
Scorpéniformes |
Poissons scorpions. |
| Sous-ordre |
Cottoidei |
Cottoïdes |
Joues cuirassées. |
| Famille |
Cottidae |
Cottidés |
Tête large et souvent aplatie, avec des épines et des crêtes plus ou moins développées. Grande bouche avec de petites dents. Pectorales bien développées et pelviennes au niveau du thorax. |
| Genre |
Taurulus |
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| Espèce |
bubalis |
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Origine du nom français |
Le nom du chabot dérive du latin populaire [capoceus] qui désignait un poisson à grosse tête. Ce terme lui-même dérive du latin [caput] qui signifie tête. Le terme buffle reprend le nom d'espèce. |
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Origine du nom scientifique |
Taurulus reprend le mot latin [taurus] = taureau, auquel s'ajoute le suffixe [-ulus] qui est un diminutif, ce qui doit être en rapport avec l'allure massive de la tête de ce poisson qui peut évoquer celle d'un petit taureau (ou taurillon).
bubalis vient directement du latin (et doit dériver du grec) et signifie "buffle", ce qui est une reprise de l'idée évoquée dans le nom de genre.
Il y a donc doublement l'évocation de l'aspect massif de la tête de ce poisson rappelant celle d'un bovidé. |
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Alimentation |
| Le chabot-buffle se nourrit d'invertébrés qu'il avale entiers : crustacés (mysidacés, amphipodes, décapodes), polychètes, ophiures, mollusques, ainsi que de petits poissons : gobies, blennies, petits labres. Capable de cannibalisme à l’occasion, sa bouche largement extensible lui permet d’avaler des poissons de sa taille ! |
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Reproduction - Multiplication |
La reproduction se déroule au printemps, les adultes arborent alors au niveau du ventre des couleurs plus vives. La ponte est démersale* (déposée sur le fond) et les œufs, d'un diamètre voisin de 2 mm, sont de couleur jaune à orange. Elle est gardée par le mâle. Les larves et les jeunes ont une vie pélagique durant une certaine période, puis se rapprochent des côtes (des individus de 10 mm ont été observés dans des flaques à marée basse). |
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Vie associée |
| Des parasites Isopodes ont été observés sur le chabot-buffle, notamment Anilocra frontalis (Cymothoidé), et des larves pranizes* de Gnathia sp. (Gnathidé). Différentes espèces de sangsues (vers Annélides Achètes) peuvent également le parasiter : Calliobdella punctata, Malmiana bubali, Oceanobdella microstoma et Sanguinothus pinnarum. |
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Divers biologie |
Le chabot-buffle est un poisson qui ne possède ni écailles ni vessie natatoire. Il est territorial et il est capable de respirer hors de l'eau, ce qui lui permet de quitter les flaques à marée basse si les conditions de vie s'y détériorent. Les jeunes peuvent supporter une température de 26°C pendant une courte durée, les adultes ne tolèrent pas plus de 22°C.
Il fait partie du régime alimentaire du grand dauphin (Tursiops truncatus), de la loutre (Lutra lutra), d’oiseaux marins et de poissons de plus grande taille.
Il se laisse facilement approcher par le plongeur, confiant dans son camouflage. |
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Informations complémentaires |
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Malgré ses épines il n'est pas considéré comme très dangereux (un venin pourrait n'être présent que durant la période reproductrice).
Il n'a pas d'intérêt pour la pêche, mais il peut être capturé pour devenir l'hôte d'aquariums publics. |
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Références bibliographiques |
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Bauchot M.L.,
Pras A., 1980,
GUIDE DES POISSONS MARINS D’EUROPE,
« Les guides du naturaliste », ed. Delachaux & Niestle, 427p. |
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Debelius H.,
1998,
GUIDE DES POISSONS, MÉDITERRANÉE ET ATLANTIQUE,
ed. PLB, 305p. |
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Gibson R.,
Hextall B., Rogers A., 2001,
PHOTOGRAPHIC GUIDE TO THE SEA & SHORE LIFE OF BRITAIN & NORTH-WEST EUROPE,
Oxford University Press, GB, 436p. |
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Louisy P.,
2005,
GUIDE D’IDENTIFICATION DES POISSONS MARINS, EUROPE ET MÉDITERRANÉE,
(2ème édition mise à jour), ed. Ulmer, 430p. |
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Sheridan R.,
Massin C., 1998,
GUIDE DE LA FAUNE ET FLORE SOUS-MARINES DE ZÉLANDE,
commission scientifique LIFRAS, 320p. |
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Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
| La page sur Taurulus bubalis sur le site de référence de DORIS pour les poissons : FishBase |
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