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  Fiche Espèce   (N°939)
 
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(N°939)  
Notonecta glauca Linnaeus, 1758
Europe, Caucase et Afrique Septentrionale
Notonecte
 
Hexapodes aquatiques (Insectes...)
 
 
Abeille d'eau, notonecte glauque, punaise d'eau
Common water boatman, common backswimmer, notonect, water boatman (GB), Notonetta (I), Nadador de espalda, Nedador d'esquena (E), Gemeiner Rückenschwimmer, Rückenschwimmer (D), Gewoon bootsmannetje (N)
 Clef d'identification
Brun clair avec un triangle noir sur le dos
Paire de pattes postérieure plus longue que les deux autres paires
Nage sur le dos en agitant ses pattes postérieures comme des rames
Vient respirer en surface.
 Distribution
Europe (sauf au nord de la Scandinavie), Caucase et Afrique Septentrionale
 Biotope
Eaux dormantes (étangs, mares à fond vaseux) ou faiblement courantes.
 Description
La notonecte est un insecte hétéroptère (yeux composés, présence de fourreaux alaires* chez la larve adulte, absence de cerques* à l’extrémité abdominale, rostre piqueur comme pièces buccales) hydrocorise (à antennes réduites et peu visibles).
L’adulte possède deux paires d’ailes, dont la première, l’aile antérieure, est en partie durcie et forme un hémélytre* (les élytres c'est à dire les ailes supérieures, ne sont cornées ou coriaces qu'à la base). La tête, enchâssée dans le thorax, porte 2 grands yeux noirs.
N. glauca présente un hémélytre* brun clair avec un triangle noir sur le dos (scutellum*) et des parties couleur vert d'eau. La paire de pattes postérieure beaucoup plus longue que les deux autres paires, est munie de soies natatoires.
Elle atteint une taille de 13 à 15 mm.
Elle nage sur le dos en agitant ses pattes postérieures comme des rames et vient respirer en surface.
C'est un des insectes dulcicoles les plus communs d'Europe.
 Espèces ressemblantes
La Famille des Notonectidae est représentée dans le monde par quelques 500 espèces, dont une demi-douzaine de tailles comparables pour l'Europe :
- Notonecta lutea, OF Müller, 1776 : la notonecte jaune. L’hémélytre* est verdâtre, les ailes postérieures sont blanc cassé. Les yeux sont rouge foncé avec une tâche noire. Elle passe l'hiver à l'état d'œuf.
- Notonecta maculata, Fabricius, 1794 : la notonecte tachetée. L’hémélytre* et les ailes postérieures sont noirs. Les yeux sont rouge très foncé. Les pattes sont vertes. Très commune dans le midi de la France.
- Notonecta obliqua, Gallen, 1787 : l’hémélytre* et les ailes postérieures sont noirs avec deux bandes obliques blanches. La tête est blanche et les yeux rouge très foncé. Les pattes sont vert foncé.
- Notonecta reuteri, Hungerford, 1928 : la notonecte nordique. Elle est entièrement blanche avec des rayures noires sur le dos et la tête. Les yeux sont rouges à tâches noires, les pattes sont brunes.
- Notonecta viridis, Delcourt, 1909 : la notonecte verte. L’hémélytre* est de couleur brune, tandis que les ailes postérieures sont de couleur saumon. Les yeux sont rouges.

Sur le continent Nord-Américain, on peut également trouver :
- Notonecta lunata, Hungerford, 1926 : avec les yeux rouges, le thorax jaune et le dos blanc cassé
- Notonecta irrorata, Uhler, 1879 : entièrement noire.
- Notonecta uhleri, Kirkaldy, 1897 : avec les yeux rouges et le dos brun rayé de noir.
 
   
  Individu  
   
  Respiration  
   
  Hors de l'eau  
   
  Soies natatoires  
   
  Rostre  
   
  Planche naturaliste  
   
  Croquis : vue de dos  
   
  Croquis : vue de face  
   
  Croquis : ponte  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Jean-Pierre COROLLA Détail
Vérificateur  
Gaël ROCHEFORT Détail
Responsable régional  
Jean-Pierre COROLLA Détail
 
     
Création le : 02/01/2008
Dernière modification le 16/05/2010 17:11:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Arthropoda Arthropodes  Animaux dont le corps et les pattes sont segmentés. L’exosquelette dur est articulé. Les yeux sont composés et latéraux. 
Sous-embranchement Hexapoda Hexapodes  Arthropodes à six pattes. Ce sont les insectes au sens large.
 
Classe Insecta Insectes  Hexapodes terrestres et dulcicoles possédant trois paires de pattes et deux paires d’ailes (sauf chez les Diptères). 
Sous-classe Pterygota Neoptera Ptérygotes Néoptères  Insectes ailés dont les ailes sont rabattues au repos. L'immense majorité des insectes. 
Ordre Hemiptera Hémiptères  Des antennes longues, des pièces buccales piqueuses avec un long rostre, et deux paires d'ailes dont l'une, en partie cornée, est transformée en hémiélytre.
 
Sous-ordre Heteroptera Hétéroptères  Insectes ptérygotes hétérométaboles, avec un appareil buccal de type piqueur-suceur, deux paires d'ailes : les postérieures sont membraneuses, les antérieures sont partiellement cornées. Antennes longues. 
Famille Notonectidae Notonectidés  Punaises aquatiques carnassières. 
Genre Notonecta     
 
Espèce glauca     
 
 
 Origine du nom français
Notonecte: traduction du nom scientifique
Abeille d’eau : car provoque une piqure douloureuse
 Origine du nom scientifique
Notonecta : du grec [notos] = dos et du grec [nectos] = nage. Qui nage sur le dos.
glauca : du latin [glaucus] = glauque, vert de mer
 Alimentation
N. glauca fait partie des punaises. C'est donc un insecte piqueur-suceur muni d'un rostre acéré et puissant. Les pattes antérieures servent à maintenir la proie, le temps de porter l'estocade.
Excellente nageuse, la notonecte poursuit et capture des vers, des larves, d'autres insectes, de petits têtards et à l'occasion de jeunes poissons. La puissance de son rostre lui permet de s'attaquer à des proies comparativement de grande taille (par exemple : des criquets).
Son comportement de chasse peut être divisé en trois séquences, chacune étant évoquée par des stimuli différents :
- l'approche de la proie provoquée par des stimuli vibratoires ;
- le saut, la capture de la proie par des stimuli optiques ;
- la piqûre finale par des stimuli tactiles.
 Reproduction - Multiplication
Les sexes sont séparés, mais très comparables.
L'accouplement a lieu à la fin de l'hiver et au début du printemps.
La femelle insère ses nombreux œufs aux trois-quarts et obliquement dans les tiges des plantes aquatiques. Les nymphes qui en sortent ressemblent aux adultes, ont le même mode de vie et atteignent leur taille définitive à l'âge de deux mois (entre juin et septembre). Comme tous les insectes hétéroptères, les larves de notonecte subissent 5 mues successives pour atteindre le stade adulte. Les adultes hivernent, se reproduisent dès le printemps suivant et meurent pendant l’été (ils sont souvent parasités par des champignons).
Lorsqu'elles veulent coloniser d'autres mares, les notonectes se retournent dans l'eau, percent la surface avec leur dos, déploient leurs ailes et décollent. Leur vol produit un vrombissement audible.
 Vie associée
Caraphractus cinctus (un insecte de la famille des Mymaridae) pond dans les œufs des notonectes.
La notonecte est, à l'occasion, la proie d'autres prédateurs aquatiques comme les népidés, les grosses larves d'odonates et certains oiseaux aquatiques. Elle est rarement au menu des poissons.
 Divers biologie
La notonecte peut piquer douloureusement, d'où le surnom d' "abeille d'eau" qui lui est parfois donné.
Sa respiration est aérienne. N. glauca pique la pointe de son abdomen à travers la surface de l'eau. Les fins poils hydrofuges qui garnissent le ventre et sous les hémélytres* (ailes antérieures) conservent sa réserve d'air.
A sec, elle se traine péniblement ou sautille maladroitement. Par contre, elle vole avec beaucoup d'aisance.
Pendant la période hivernale, elle reprend plus ou moins ses activités dès que la température s'adoucit. Il n'est pas rare d'apercevoir, sous la glace fondante d'une pièce d'eau, des notonectes se déplacer.
 Informations complémentaires
La notonecte a été l'objet de nombreuses études scientifiques. En effet, elle dispose d’yeux comparables à un double système de lentilles sans aucune aberration sphérique (tandis que toutes les lentilles de fabrication humaine présentent des aberrations plus ou moins marquées).
 Références bibliographiques
Engelhardt W., 1998, LA VIE DANS LES ETANGS, LES RUISSEAUX ET LES MARES, ed. Vigot, 316p.
Les Ecologistes de l’Euzière, 1997, LA NATURE MEDITERRANEENNE EN FRANCE, ed. Delachaux et Niestlé, 270p.
Olsen L.H., Sunesen E., Persersen B.V., 2000, LES PETITS ANIMAUX DES LACS ET RIVIERES, « Les compagnons du naturaliste », ed. Delachaux & Niestlé, 236p.
Poisson R., 1957, FAUNE DE FRANCE n° 61, HÉTÉROPTÈRES AQUATIQUES, ed. P. Lechevalier, 263p.
 Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce
Horváth G., 1993 Dec, On the possible function of the proximal lens unit of Notonecta glauca, Vision Res. ; 33(17) : 2437-41
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  DORIS, 16/5/2010 : Notonecta glauca Linnaeus, 1758, http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=939