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France
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  Fiche Espèce   (N°642)
 
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(N°642)  
Pacifastacus leniusculus Dana, 1852
Ouest des USA, Europe
Ecrevisse du Pacifique
 
Crustacés Malacostracés (crabes, crevettes...)
 
 
Ecrevisse signal, écrevisse de Californie
Signal crayfish, californian crayfish, Pacific crayfish (GB), Gambero dal signale (I), Signalkrebs (D)
 Critères de reconnaissance
Face ventrale rouge
Rostre à bords lisses et parallèles
Deux crêtes post-orbitales
Crête médiane lisse sur le rostre
Une tache blanche à la commissure des pinces
 Distribution
Originaire de la côte ouest des U.S.A. et du Canada cette espèce a été d’abord introduite en Suède en 1960. Dans les années 1970, elle s’est répandue à d’autres pays européens comme la Finlande, l’Autriche, l’Allemagne, la Pologne, la Lithuanie, l’Espagne et la France, par des importations massives provenant de Suède. Elle a été répertoriée dans 19 départements français, mais de par son expansion rapide, l’écrevisse de Californie peut être rencontrée sur tous les grands bassins hydrographiques. Elle est notamment bien implantée dans La Creuse et le bassin de la Seine. Les grands lacs ne sont pas épargnés, le Léman et le lac d’Annecy possèdent de fortes populations.
 Biotope
Bien que cette écrevisse apprécie les eaux calmes et profondes (elle peut coloniser les fonds lacustres jusqu’à 20 mètres), elle colonise actuellement le cours supérieur des cours d’eau, de petites tailles. Beaucoup moins exigeante que les écrevisses autochtones, elle a besoin de caches pour la journée, qu’elle trouve sous les pierres, dans les racines et les branches ou encore dans la végétation aquatique.
 Description
D’une taille de 12 à 18 cm, elle possède une coloration brun orangé en face dorsale et rouge en face ventrale. Cette espèce possède une crête médiane lisse sur le rostre et les bords de ce dernier sont parallèles. Non rugueux au toucher, le céphalotorax est marqué par deux crêtes post-orbitales. Les pinces sont larges et massives. Une tache (signal) blanche à bleutée à la commissure des pinces caractérise cette espèce. L’amplitude de ses articulations lui permet de pincer en arrière du céphalothorax.
 Espèces ressemblantes
L’écrevisse pieds rouges, Astacus astacus, lui ressemble beaucoup, cependant la tache blanche à la commissure des pinces de l'écrevisse de Californie ne laisse aucun doute.
 
  Homards, langoustes... (Palinoures et Astacoures)
   
  Pinces en avant  
   
  Ecrevisse "signal"  
   
  Pinces en l'air  
   
  "Signal" bien en évidence  
   
  Femelle  
   
  Une autre femelle  
   
  Larves  
   
  Dans sa cache  
   
  Peu méfiante  
   
  Crise du logement  
   
  Pince difforme  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Mickael BEJEAN Détail
Vérificateur  
Michel KUPFER Détail
Responsable régional  
Michel KUPFER Détail
 
     
Création le : 27/09/2007
Dernière modification le 30/04/2014 15:07:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Arthropoda Arthropodes  Animaux invertébrés au corps segmenté, articulé, pourvu d’appendices articulés, et couvert d’une cuticule rigide constituant leur exosquelette. 
Sous-embranchement Crustacea Crustacés  Arthropodes à exosquelette chitineux, souvent imprégné de carbonate de calcium, ayant deux paires d'antennes. 
Classe Malacostraca Malacostracés  8 segments thoraciques, 6 segments abdominaux. Appendices présents sur le thorax et l’abdomen. 
Sous-classe Eumalacostraca Eumalacostracés   Présence d’une carapace recouvrant la tête et tout ou partie du thorax. 
Super-ordre Eucarida Eucarides  Présence d'un rostre. 
Ordre Decapoda Décapodes  La plupart marins et benthiques. Yeux composés pédonculés. Les segments thoraciques sont fusionnés avec la tête pour former le céphalothorax. La première paire de péréiopodes est transformée en pinces.  Cinq paires d'appendices locomoteurs (pinces comprises). 
Sous-ordre Astacidea Astacoures  Les Astacoures regroupent des crustacés allongés possédant une puissante paire de pinces : homards, langoustines (avec larves) et écrevisses (développement direct). 
Famille Astacidae Astacidés   
Genre Pacifastacus     
 
Espèce leniusculus     
 
 
 Origine du nom français
Son origine, de Californie.
 Origine du nom scientifique
Pacifastacus : du grec [Pacif] = de la côte pacifique et de [Astakos] = homard.
 Alimentation
Les écrevisses sont omnivores mais sont surtout opportunistes. Cette espèce consomme beaucoup de végétaux mais elle préfère les mollusques, les larves d’insectes, les vers et autres macroinvertébrés. Son activité alimentaire varie d’intensité et de nature en fonction de la température.
 Reproduction - Multiplication
La reproduction de l’écrevisse de Californie se déroule en plusieurs phases.
Dans un premier temps en septembre-octobre, le mâle attrape une femelle et la retourne afin que les géniteurs soient face ventrale contre face ventrale. Ainsi immobilisés, le mâle peut déposer des spermatophores (petits sacs collants renfermant les spermatozoïdes) entre les pattes ou sur le telson de la femelle. On ne peut pas parler à proprement dit d’accouplement alors cette phase est appelée « plaquage ». Les ovules ne sont pondus que plusieurs jours plus tard et on assiste alors à une fécondation différée. Les œufs (200-300) se fixent alors individuellemnt sur les pléopodes de la femelle et le développement embryonnaire se déroule sur 5 à 6 mois selon les conditions climatiques.
L’éclosion a lieu généralement en avril-mai sous l’abdomen de la femelle et les larves y restent jusqu’à leur première mue c'est-à-dire une dizaine de jours. Ensuite elles s’émancipent et trouvent un refuge sous des cailloux. En trois mois, les petites écrevisses atteignent une taille de 30 à 50 mm et ont alors mué entre 5 et 10 fois.
 Divers biologie
L’écrevisse signal est peu exigeante sur la qualité de son milieu. Elle s’adapte presque partout et elle supporte d’ailleurs des conditions d’oxygène dissous très défavorables. Bien que son développement soit optimum quand la température de l’eau se situe entre 13 et 16 °C, elle supporte aussi des conditions extrêmes supérieures à 25 °C. Pouvant atteindre de grandes tailles (plus de 20 cm) elle est considérée comme un excellent crustacé d’élevage mais son introduction dans le milieu naturel engendre des déséquilibres biologiques.
De plus, elle propage un germe fongique (Aphanomycose) qui est fatal pour les écrevisses autochtones. Ainsi ces dernières résistent peu de temps et c'est une menace pour la biodiversité naturelle des milieux aquatiques.
 Informations complémentaires
L’observation de ce crustacé ne pose pas de difficulté la nuit, mais le jour il faut repérer sa cache. Cherchez-la, entre 0 et 10 mètres, dans des zones de cailloux ou les galets. Devant son terrier, un petit amas contitué de graviers, de sable et de coquilles de moules zébrées, trahit sa présence.
 Références bibliographiques
Arrignon J., 1996, L’ECREVISSE ET SON ELEVAGE, 3ème édition, Lavoisier, Technique et Documentation, 230p.
Corolla J.P., Kupfer M., Rochefort G., Sohier S., 2012, LA VIE EN EAU DOUCE - LES CARNETS DU PLONGEUR, ed. Neptune Plongée, 416p.
Guegan Y, 1981, L'ASTACICULTURE OU LA PRODUCTION DE L'ECREVISSE, I.T.A.V.I.
 Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce
Eaux libres, 2007, Situation des écrevisses en France en 2006, Bulletin du Conseil Supérieur de la Pêche et protection des milieux aquatiques, 47-48, 17-33.

La page de Pacifastacus leniusculus dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  BEJEAN Mickael, KUPFER Michel,  in : DORIS, 30/4/2014 : Pacifastacus leniusculus Dana, 1852, http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=642