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Fiche Espèce (N°638) |
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(N°638)
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| Astacus astacus (Linnaeus, 1758) |
| Europe centrale |
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| Ecrevisse pieds rouges |
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Crustacés Malacostracés (crabes, crevettes...) |
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| Ecrevisse noble, écrevisse à pattes rouges, écrevisse commune |
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Noble crayfish (GB), Edeelkrebs (D)
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Critères de reconnaissance |
Face ventrale rouge Point rouge, net, à la commissure des pinces Crête médiane crénelée sur le rostre Deux crêtes post-orbitales et une ligne d’épines en arrière du sillon cervical sur la carapace Pinces massives avec deux tubercules jaunes sur le bord interne de la partie fixe |
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Distribution |
| Cette espèce continentale d’Europe centrale se rencontre aussi dans les pays scandinaves. En France, elle se limite originellement au quart nord-est, mais elle peut se rencontrer dans des étangs sur tout le territoire car elle est introduite par des propriétaires privés pour valoriser leur plan d’eau. Des essais d’introduction ont été effectués dans l’Atlas marocain dans les années 30. |
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Biotope |
| Elle peuplait autrefois les rivières du cours moyen (zone à barbeau) et la partie littorale de grands lacs. Actuellement elle ne se rencontre que dans des plans d’eau de très bonne qualité où elle fait l’objet d’un élevage extensif. Ces étangs sont généralement de petite taille et forestiers. On la trouve plus rarement dans des étangs de plaine à condition que leur proximité ne comporte pas de cultures intensives (maïs). L’écrevisse pieds rouges est nocturne et pendant la journée elle recherche des caches. Son milieu de vie comporte donc de la végétation aquatique (élodées, myriophiles, characées…), des berges et sous berges, sur des pentes douces, colonisées par les enchevêtrements racinaires de la ripisylve*. Le fond se constitue de substrat* minéral de différentes granulométries. Les galets et rochers offrent des refuges très appréciés. Cependant elles sont aussi capables de creuser des terriers directement dans les berges. |
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Description |
| D’une taille de 12 à 15 cm et d’un poids de 50 à 150 g, elle possède une coloration vert foncé à brune en face dorsale et rouge en face ventrale. Cette espèce se caractérise par une crête médiane crénelée sur le rostre et possède deux crêtes post-orbitales et une ligne d’épines en arrière du sillon cervical sur la carapace. Les pinces sont massives avec deux tubercules jaunes sur le bord interne de la partie fixe. Un point rouge se distingue nettement à la commissure des pinces. |
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Espèces ressemblantes |
| Ecrevisse du Pacifique, Pacifastacus leniusculus : elle possède un point blanc très marqué à la commissure des pinces. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
| Astacus nobilis |
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Homards, langoustes... (Palinoures et Astacoures) |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Mickael BEJEAN |
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Vérificateur
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| Michel KUPFER |
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Responsable régional
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| Michel KUPFER |
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Création le : 03/12/2007
Dernière modification le 02/05/2013 21:06:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Arthropoda |
Arthropodes |
Animaux invertébrés au corps segmenté, articulé, pourvu d’appendices articulés, et couvert d’une cuticule rigide constituant leur exosquelette. |
| Sous-embranchement |
Crustacea |
Crustacés |
Arthropodes à exosquelette chitineux, souvent imprégné de carbonate de calcium, ayant deux paires d'antennes. |
| Classe |
Malacostraca |
Malacostracés |
8 segments thoraciques, 6 segments abdominaux. Appendices présents sur le thorax et l’abdomen. |
| Sous-classe |
Eumalacostraca |
Eumalacostracés |
Présence d’une carapace recouvrant la tête et tout ou partie du thorax. |
| Super-ordre |
Eucarida |
Eucarides |
Présence d'un rostre.
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| Ordre |
Decapoda |
Décapodes |
La plupart marins et benthiques. Yeux composés pédonculés. Les segments thoraciques sont fusionnés avec la tête pour former le céphalothorax. La première paire de péréiopodes est transformée en pinces. Cinq paires d'appendices locomoteurs (pinces comprises). |
| Sous-ordre |
Astacidea |
Astacoures |
Les Astacoures regroupent des crustacés allongés possédant une puissante paire de pinces : homards, langoustines (avec larves) et écrevisses (développement direct). |
| Famille |
Astacidae |
Astacidés |
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| Genre |
Astacus |
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| Espèce |
astacus |
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Origine du nom français |
| Coloration de la face ventrale. |
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Origine du nom scientifique |
| Astacus : du grec [Astakos] = homard. |
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Alimentation |
| Les écrevisses sont omnivores mais sont surtout opportunistes. Pendant la période estivale, cette espèce consomme beaucoup de végétaux, alors que pendant l’hiver son alimentation est constituée de protéines, qu’elle trouve dans les macroinvertébrés et le poisson qu’elle est capable de capturer (observations du rédacteur). Le printemps, elle dispose d’une source supplémentaire de nourriture avec l’arrivée des grenouilles rousses et des têtards. Ses besoins en nourriture varient en fonction de la température de l’eau et en dessous de 5 °C, elle arrête de se nourrir. Par contre, au dessus de 20 °C son activité est au maximum. |
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Reproduction - Multiplication |
La reproduction de l’écrevisse pieds rouges est complexe et se déroule en plusieurs phases. Dans un premier temps, en octobre, novembre ou décembre (en fonction de la température de l’eau, 10 -12 °C) le mâle attrape une femelle et la retourne afin que les géniteurs soient face ventrale contre face ventrale. Ainsi immobilisés, le mâle peut déposer des spermatophores* (petits sacs collants renfermant les spermatozoïdes) entre les pattes ou sur le telson de la femelle. On ne peut pas parler d’accouplement, alors cette phase est appelée « plaquage ». Les ovules ne sont pondus que plusieurs jours plus tard (2 à 60 jours) et on assiste alors à une fécondation différée (décembre, janvier). Les œufs (50 - 200) se fixent alors individuellement sur les pléopodes de la femelle et le développement embryonnaire se déroule sur 6 à 8 mois selon les conditions climatiques. L’éclosion a lieu généralement au mois de juin sous l’abdomen de la femelle et les larves y restent jusqu’à leur première mue c'est-à-dire une dizaine de jours. Ensuite ils s’émancipent pour trouver un refuge sous des cailloux. En trois mois les petites écrevisses atteignent une taille de 25 à 40 mm et ont alors mué entre 5 et 10 fois. |
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Divers biologie |
L’écrevisse pieds rouges est très exigeante sur la qualité de son milieu et elle est d’ailleurs une des premières espèces à disparaître quand son biotope est pertubé (pollution, aménagement, espèces invasives…). A ce titre, elle est considérée comme bio indicateur. La phase la plus délicate de la vie d’une écrevisse est la mue. Elle doit s’extirper de son ancienne carapace devenue trop étroite pour grandir. De ce fait, elle reste molle pendant plusieurs heures avant que sa nouvelle protection se calcifie. Ne touchez jamais une écrevisse pendant cette phase, car vous risquez de l’endommager voire même de la faire mourir en l’épuisant davantage. |
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Espèce réglementée |
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PROTECTION : Attention espèce sur liste rouge ! Directive « Habitats-Faune-Flore » : annexes II et V Convention de Berne : annexe III Espèce d’écrevisse autochtone protégée (art. 1er) : à ce titre, il est interdit d’altérer et de dégrader sciemment les milieux particuliers à cette espèce. L’espèce est également concernée par des mesures de protection réglementaires relatives à sa pêche : mesures portant sur les conditions de pêche (engins spécifiques : balances ; Code rural, art. R. 236-30) ; temps de pêche limité à dix jours maximum par an (Code rural, art. R. 236-11) ; taille limite de capture de 9 cm (décret n° 94-978 du 10 novembre 1994). La pêche de l’espèce est interdite dans certains départements.
Cotation UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) : Monde : vulnérable France : vulnérable |
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Informations complémentaires |
L’observation de ce crustacé reste très difficile même dans un étang où il est censé être présent en grand nombre. Privilégiez les plongées de nuit et portez votre attention plus particulièrement sur les amas de rochers, les souches et les sous berges, même dans très peu d’eau. Avec de la chance, vous pourrez observer de gros spécimens pouvant atteindre un poids de 400 g. Les grosses écrevisses sont aussi appelées « homard de fontaine » et certaines peuvent atteindre l’âge de 20 ans. Comme pour les autres espèces d’écrevisses, certains individus présentent une pigmentation bleue, violette ou encore blanche (observations du rédacteur). Dans ce cas, seuls les caractères morphologiques permettent une identification. |
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Références bibliographiques |
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Arrignon J.,
1996,
L’ECREVISSE ET SON ELEVAGE,
3ème édition, Lavoisier, Technique et Documentation, 230p. |
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Corolla J.P., Kupfer M., Rochefort G., Sohier S.,
2012,
LA VIE EN EAU DOUCE - LES CARNETS DU PLONGEUR,
ed. Neptune Plongée, 416p. |
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Félix J.,
Toman J., Hisek K., 1983,
GUIDE DU PROMENEUR DANS LA NATURE,
ed. France-Loisirs, 422p. |
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Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
Eaux libres, 01/04 2007, Situation des écrevisses en France en 2006, Bulletin du Conseil Supérieur de la Pêche et protection des milieux aquatiques, 47-48, p17-33.
Vigneux E., 1997, Les introductions de crustacés décapodes d'eau douce en France, peut-on parler de gestion ? Bulletin français de la pêche et de la protection des milieux aquatiques, 344-345, 357-370.
Vigneux E. (éd.), 2000, Spécial « écrevisse », Les espèces natives d'Europe (volume 2). Bulletin français de la pêche et de la protection des milieux aquatiques, 356, 160 p. |
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