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Fiche Espèce (N°289) |
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| (N°289)
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| Rutilus rutilus (Linnaeus, 1758) |
| Presque toute l'Europe, Asie occidentale, Australie |
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| Gardon |
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Poissons osseux nageant près du fond |
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| Gardon blanc, plötze, vengeron |
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Roach (GB), Rutilo (I), Rotauge (D), Rutilo (E), Blankvoorn (NL)
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Critères de reconnaissance |
Yeux et nageoires rougeâtres Nageoire dorsale et nageoires ventrales sur le même axe vertical Atteint une taille de 25 cm (maximum : 50 cm) Dos gris foncé avec reflet bleu ; flancs à reflets argentés ; ventre blanchâtre
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Distribution |
Originaire du centre et de l’est de l’Europe, il a été introduit en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Grèce et à Chypre. Plusieurs pays signalent, après introduction, un impact défavorable sur l'écologie. Également introduit en Australie. En France il est considéré comme ubiquiste. Il a été introduit en Corse en 1970. |
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Biotope |
Dans les lacs et les cours d’eau à courant lent où il se trouve en bancs dans la végétation. Il supporte une eau de mauvaise qualité voire même polluée. Il est peu sensible aux variations de température et de salinité, c’est pourquoi on le retrouve parfois en estuaire.
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Description |
Le gardon est un des poissons les plus communs et les plus répandus dans les lacs et les cours d’eau à courant lent. Il vit en bancs d’individus ayant approximativement la même taille. Ces bancs peuvent être composés de centaines de gardons. Il est facilement identifiable par le plongeur : l’aspect argenté de son corps, les yeux et les nageoires rouges permettent d’identifier les gardons et les rotengles. Un coup d’œil plus attentif à la position des nageoires dorsale et ventrales fera ensuite la différence entre les deux espèces. Si ces deux nageoires sont à l’aplomb il s’agit du gardon. Sa taille va de 12 à 25 cm pour un poids de 100 à 200 g (maximum 50 cm pour 1,8 kg).
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Espèces ressemblantes |
Scardinius erythrophthalmus : chez le rotengle les nageoires ventrales sont placées plus en avant que la dorsale alors que chez le gardon ces nageoires sont sur la même ligne verticale.
Remarque : il arrive que le gardon se croise (création d’hybride) avec d’autres espèces de cyprinidés comme le rotengle, la brème commune, la brème bordelière (Blicca bjoerkna) ou de manière moindre avec l’ablette, le chevaine ou le hotu (Chondrostoma nasus).
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Abramis leuckartii (Heckel, 1836) Cyprinus rutilus (Linné, 1758) Leuciscus rutilus (Günther, 1868) Leuciscus rutilus (Linnaeus, 1758)
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Autres poissons près du fond |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Jean-Pierre COROLLA |
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Correcteur scientifique
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| Emmanuel PARLIER |
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Responsable régional
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| Jean-Pierre COROLLA |
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Création le : 29/12/2007
Dernière modification le 03/05/2012 20:44:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Chordata |
Chordés |
Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement |
Vertebrata |
Vertébrés |
Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. |
| Super-classe |
Osteichthyes |
Ostéichthyens |
Vertébrés à squelette osseux. |
| Classe |
Actinopterygii |
Actinoptérygiens |
Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées. |
| Sous-classe |
Neopterygii Teleostei |
Néoptérygiens Téléostéens |
Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées. |
| Super-ordre |
Ostariophysi |
Ostariophysaires |
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| Ordre |
Cypriniformes |
Cypriniformes |
Presque tous d’eau douce. |
| Sous-ordre |
Cyprinoidea |
Cyprinoïdes |
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| Famille |
Cyprinidae |
Cyprinidés |
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| Genre |
Rutilus |
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| Espèce |
rutilus |
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Origine du nom scientifique |
| Rutilus : du latin [rutilus] = d'un rouge ardent, roux, éclatant, écarlate. |
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Alimentation |
Omnivore, le gardon se nourrit d’insectes, de crustacés, de mollusques et de végétaux. Les adultes préfèrent se nourrir de végétaux : plantes flétries, débris d’élodées, myriophylles, lentilles d’eau, charas, ou « gazon » de diatomées qui recouvre les roseaux, les souches et les pierres (tendance phytophage*). Il est plutôt actif de jour. En hiver, il réduit son alimentation. |
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Reproduction - Multiplication |
Le frai a lieu au printemps (d’avril à juin) quand l’eau atteint 10 °C. Les mâles affichent une éruption de petits tubercules de frai gris-blanc sur la tête et le dos. Les femelles aussi mais de manière moins développée. Les gros mâles forment des bancs où les femelles entrent. Leurs œufs sont fécondés par des mâles suivant la femelle. Il y a une certaine frénésie et les poissons sautent souvent hors de l'eau. Les œufs collants (350 000 œufs/kg de la femelle) sont pondus en une fois dans la végétation ou sur des pierres. Jaune pâle, ils mesurent entre 1,1 et 1,5 mm de diamètre. Ils éclosent au bout de 4 à 10 jours. Les larves ont une vésicule vitelline et restent attachées passivement aux plantes ou au fond pendant 2 à 5 jours. Ensuite, elles se nourrissent de plancton animal, près du rivage. La maturité sexuelle est atteinte après 2-3 ans pour les mâles et 3-4 ans pour les femelles. L’espérance de vie est d’une dizaine d’années (maximum 14 ans). |
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Vie associée |
| Les gardons jouent un rôle important en convertissant des aliments animaux et végétaux du fond en nourriture pour de nombreux poissons de valeur car ils sont des proies pour les brochets, les perches, les sandres et les anguilles. Ils sont en compétition directe avec le rotengle, le chevaine, le hotu et la perche. |
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Divers biologie |
Le gardon est le vecteur de deux maladies parasitaires : la ligulose (due à Ligula intestinalis) et la bucéphalose larvaire (due à Bucephalus polymorphus). La température de l'eau influence sa vitesse de croissance : dans le lac Léman, la température moyenne de l’eau ayant augmenté d’un degré en un siècle, il atteint la maturité sexuelle plus jeune. Sa vue lui permet de voir des ultraviolets aux infrarouges. Il est donc sensible à une grande diversité de couleurs. |
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Informations complémentaires |
Points blancs De nombreux plongeurs croient au printemps que les gardons sont malades : ils sont en effet couverts de « points blancs » rappelant la maladie des points blancs très commune dans les aquariums. Il n’en est rien, ces poissons ont simplement revêtu leur livrée nuptiale (présence de tubercules coniques sur tout le corps). Élevage En France, la pisciculture produit près de 2000 tonnes de gardons par an destinées essentiellement à la constitution et à l'entretien de stocks de poissons fourrages. Espèce envahissante L'aire de répartition initiale du gardon est le centre et l'est de l'Europe. Autochtone d’une partie de la France continentale, il a progressivement colonisé toutes les régions. Introduit en Corse en 1970 dans 3 plans d’eau artificiels de la plaine orientale de l’île (Réservoirs de Peri, Teppe-Rosse, Alzitone), les pêcheurs l'ont disséminé dans divers barrages (Ospedale, Tolla), gravières (Porto-Vecchio, Gravona), canaux (Biguglia) et grandes rivières (Gravona, Tavignano). Son impact sur les écosystèmes de la Corse n'est pas encore connu.
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Références bibliographiques |
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Bruslé J.,
Quignard J-P., 2009,
LES POISSONS FONT-ILS L'AMOUR ? ET AUTRES QUESTIONS INSOLITES SUR LES POISSONS,
"Pour la Science", ed. Belin, 258p. |
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Corolla J.P., Kupfer M., Rochefort G., Sohier S.,
2012,
LA VIE EN EAU DOUCE - LES CARNETS DU PLONGEUR,
ed. Neptune Plongée, 416p. |
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Engelhardt W.,
1998,
LA VIE DANS LES ETANGS, LES RUISSEAUX ET LES MARES,
ed. Vigot, 316p. |
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Keith P.,
Allardi J. (coordinateur), 2001,
ATLAS DES POISSONS D’EAU DOUCE DE FRANCE,
Patrimoines Naturels, 47, 387p. |
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Muus B-J.,
Dahlström P., 1991,
GUIDE DES POISSONS D'EAU DOUCE ET DE PECHE,
"Les guides du naturaliste", ed. Delachaux & Niestlé, 228p. |
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Pascal M.,
Lorvelec O., Vigne J.-D., Keith P., Clergeau P. (coordonnateurs), 2003,
ÉVOLUTION HOLOCÈNE DE LA FAUNE DE VERTÉBRÉS DE FRANCE : INVASIONS ET DISPARITIONS,
Institut National de la Recherche Agronomique, Centre National de la Recherche Scientifique, Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris, France, 381p. |
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Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
| La page sur Rutilus rutilus sur le site de référence de DORIS pour les poissons : FishBase |
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