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France
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  Fiche Espèce   (N°153)
 
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(N°153)  
Flabellina pedata (Montagu, 1815)
Méditerranée, Atlantique, mer du Nord
Coryphelle mauve
 
Gastéropodes Opisthobranches
 
 
Pink coryphella (GB), Corifella porpora (I), Coryphella rosada (E), Rosa coryphella (D), Corifella rosea, roze coryphella (NL), Lilla frynsesnegl (N)
 Critères de reconnaissance
Nudibranche de type « éolidien »
Couleur générale rose-violet
Rhinophores lisses ou fripés, ne comportant pas de lamelles
Bout des papilles dorsales et des rhinophores blancs
 Distribution
Flabellina pedata est présente en Atlantique oriental et en mer du Nord (de la Norvège, îles écossaises jusqu’à l’Espagne) ainsi qu’en Méditerranée et dans l’Adriatique.
 Biotope
Elle fréquente généralement les eaux peu profondes, éboulis ou tombants, où sont présents les hydrozoaires (plus précisément les hydraires) constituant sa nourriture.
 Description
C’est un petit éolidien (une tête et une queue, de nombreuses cérates sur le dos) de couleur variant entre rose, mauve et violet. La taille des individus méditerranéens varie de 15 à 20 mm maximum alors que les exemplaires atlantiques peuvent atteindre une cinquantaine de mm.
De même couleur que le corps et plus longs que les tentacules buccaux, les rhinophores*, cylindriques, sont lisses voire légèrement fripés ou tuberculés mais jamais annelés. Ils portent une pointe de couleur blanche à l’apex, comme les tentacules buccaux.
Les cérates*, fréquemment rassemblés en 7 groupes de chaque côté du corps, laissent entrevoir par transparence les ramifications de la glande digestive qui peut être orange, rouge, rose ou bien violette. L’extrémité des cérates, au niveau des cnidosacs* est également blanche.
 Espèces ressemblantes

La confusion est possible avec les autres éolidiens roses. Des éléments facilement repérables peuvent nous aider à trancher, comme par exemple les rhinophores (qui ne sont pas lamellés chez Flabellina pedata).

Flabellina affinis : les rhinophores de la flabelline mauve sont fortement lamellés horizontalement. La partie apicale des cérates* possède un anneau violet opaque.

Flabellina ischitana : les rhinophores de la flabelline d'Ischia sont également fortement lamellés. Les cérates sont entièrement transparents, ce qui rend la glande digestive colorée bien visible jusqu'au bout des cérates.

Facelinopsis marioni : cet éolidien rose possède des cérates très épais et courbés. Sur l'avant de ces papilles dorsales, il y a de grosses bandes blanches opaques bien nettes. Une bande blanche également sur la tête depuis les rhinophores jusqu'à au milieu du dos. Rhinophores épais rose lamellés avec bourgeon terminal blanc. Queue effilée et pointue.

Piseinotecus soussi Tamsouri, Carmona, Moukrim & Cervera, 2014 a probablement été longtemps confondue avec les espèces d'éolidiens mauves partageant sa distribution (Atlantique marocain et espagnol) dont F. pedata. En effet, cette espèce nouvellement décrite ressemble extérieurement aux espèces du genre Flabellina. Mais elle en diverge visuellement par de minuscules taches blanches opaques sur les cérates. L'organisation de la radula* est également différente. En sus, l'analyse phylogénétique de P. soussi la place dans une relation assez éloignée des espèces du genre Flabellina.

 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Coryphella pedata (Montagu, 1815)
Coryphella landsburgii (Alder & Hancock, 1846)
Eolis landsburgii Alder & Hancock, 1846
 
  Nudibranches Eolidiens
   
  Des rhinophores lisses  
   
  Couleur aposématique  
   
  Mangeuse d’hydraires  
   
  Coryphelle mauve orange  
   
  A la recherche de proies  
   
  Un animal bien armé  
   
  Accouplement  
   
  Ponte  
   
  Parasites  
   
  Dans le Channel  
   
  D'Atlantique  
   
  Dans le Var  
   
  Monégasque  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Alain-Pierre SITTLER Détail
Vérificateur  
Marina PODDUBETSKAIA OSSOKINE Détail
Responsable régional  
Alain-Pierre SITTLER Détail
 
Aedwina REGUIEG  
 
     
Création le : 23/06/2008
Dernière modification le 26/11/2014 11:34:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Mollusca Mollusques  Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies. 
Classe Gastropoda Gastéropodes  Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules. 
Sous-classe Opisthobranchia Opisthobranches  Coquille présente, réduite ou absente. Branchies à l’arrière du cœur. Principalement marins ou d’eau saumâtre, rare en eau douce (une dizaine d’espèces, Ordre des Acochlidea). 
Ordre Nudibranchia Nudibranches  Cavité palléale et coquille absentes chez l’adulte. Lobes pédieux souvent absents aussi. Respiration cutanée, à l’aide de branchies, de cérates ou d’autres appendices. Tête portant une ou deux paires de tentacules, les tentacules postérieurs ou rhinophores peuvent parfois être rétractés dans des gaines. Principalement marins ou d’eau saumâtre. 
Sous-ordre Aeolidiina Eolidiens  Corps long et effilé portant des cérates simples, alignés ou non sur plusieurs rangées ou en bouquets. Tête avec deux paires de tentacules, la postérieure (rhinophores) sans gaine. Coins antérieurs du pied parfois effilés en tentacule. La majorité consomme des cnidaires mais certains mangent d’autres opisthobranches ou des œufs de poissons. 
Famille Flabellinidae Flabellinidés  Éolidiens de forme étroite, avec des tentacules pédieux. Les cérates sont parfois insérés sur des pédoncules dorsaux. 
Genre Flabellina     
 
Espèce pedata     
 
 
 Origine du nom français
Coryphelle : ce nom est est dérivé de son ancien nom scientifique de genre, Coryphella.
Coryphas était une ville d’Eolide (côte nord-ouest de l'Asie mineure, dans l'antiquité), Coryphé était la fille de l’Océan.
 Origine du nom scientifique
Flabellina : diminutif du latin [flabellum] = éventail ;

pedata : du latin [pedatus] = qui a des pieds. Il s'agit probablement d'une référence aux cérates qui, par groupes, sont joints à la base en un tronc commun, comme des doigts de main ou de pied.
 Alimentation
Flabellina pedata se nourrit, à l’instar des autres flabellines de mêmes teintes, des polypes des hydrozoaires (plus précisément des hydraires) de genre Eudendrium spp.
 Reproduction - Multiplication
La reproduction a lieu vers la fin du printemps.
Les pontes sont des écheveaux de couleur blanche que l’on retrouvera fixés sur les branches des hydraires, de juillet à août.
 Vie associée
Comme plusieurs espèces d'éolidiens, la coryphelle mauve est parfois parasitée par des copépodes et on peut voir les pontes de ces derniers sur le dos du nudibranche.
 Divers biologie
Comme la plupart des éolidiens, Flabellina pedata récupère les cnidocytes* embryonnaires (les cellules urticantes) des cnidaires qu’elle consomme. Ces cellules sont conservées, intactes, dans des réserves appelées cnidosacs et situées sur le dos, à l’extrémité des cérates*. Elles deviennent ainsi le moyen de défense de l’animal qui s’est approprié ces éléments à son propre usage. Dès lors et eu égard à l’efficacité de cette arme de défense, on ne connaît pas vraiment de prédateur à la coryphelle.

Une partie des nudibranches utilisant, comme la coryphelle, des moyens de défense très efficaces (recyclage de cnidocytes, spicules pointus, acides...), doublent ce système de protection d’un moyen de dissuasion parfait en « prévenant » d’éventuels agresseurs de leur dangerosité. Pour ceci, ils portent souvent des robes très colorées que l’on appelle tenues aposématiques.

L’animal, comme beaucoup de mollusques opistobranches, possède dans le larynx une radula*, sorte de râpe dentelée mobile, munie de denticules acérés, qui lui sert à attaquer les polypes d’hydraires lui servant de proies.
 Espèce réglementée
 Informations complémentaires
 Références bibliographiques
Bergbauer M., Humberg B., 2000, LA VIE SOUS-MARINE EN MEDITERRANEE, Guide Vigot, ed. Vigot, 318p.
Hayward P.J., Nelson-Smith T., Shields C., 1998, GUIDE DES BORDS DE MER, MER DU NORD, MANCHE, ATLANTIQUE, MEDITERRANEE, ed. Delachaux & Niestlé, 351p.
Simeonidis D., 1995, GUIDE DE LA FAUNE ET DE LA FLORE SOUS-MARINES DU BASSIN MEDITERRANEEN, ed. Delachaux & Niestlé, 160p.
Weinberg S., 1996, DECOUVRIR LA MEDITERRANEE, ed. Nathan nature, 352p.
Weinberg S., 2004, DECOUVRIR L’ATLANTIQUE, LA MANCHE ET LA MER DU NORD, ed. Nathan nature, 384p.
Wirtz P., Debelius H., 2003, MEDITERRANEAN AND ATLANTIC INVERTEBRATE GUIDE FROM SPAIN TO TURKEY, FROM NORWAY TO EQUATOR, ConchBooks, Hackenheim, Allemagne, 305p.
 Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce
La page sur Flabellina pedata dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  SITTLER Alain-Pierre, PODDUBETSKAIA OSSOKINE Marina, REGUIEG Aedwina,  in : DORIS, 26/11/2014 : Flabellina pedata (Montagu, 1815), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=153