Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
Qui suis-je ?
  • Lieu de prise de vue : Ile Maurice , 3à 4 mètres de profondeur
  • Date de prise de vue : 10 septembre 2018
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Comment citer cette question :
http://doris.ffessm.fr/Forum/Qui-suis-je-36881

Réf : 36881

Michel KOLAR

Michel KOLAR le 14/09/18

Un intrus sur une de mes observations , je ne reconnait pas ….

Si on peu m'aider

Merci par avance

Philippe BOURJON
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Philippe BOURJON le 25/10/18

Bonjour Jean-Michel,

Entièrement d'accord avec toi sur le fait qu'une distribution "officielle" puisse constamment évoluer. C'est sans doute un peu plus compliqué pour l'endémisme, mais dans tous les cas c'est une question de connectivité, en l'occurrence de son absence.

Cette absence est due à des "barrières", qui peuvent être constituées, entre autres, par des courants, et la courantologie de l'ouest de l'océan Indien rend peu probable une migration d'espèce de Djibouti à Maurice, notamment pour une espèce récifale. Pour deux raisons principales me semble-t-il : d’une part un transport de larves par le courant de Somalie (à supposer que des larves de Djibouti puissent le rencontrer), qui coule nord-sud en hiver, serait contrarié au niveau du Kenya par le courant côtier d’Afrique de l’Est (sud-nord toute l’année), d’autre part il y a trop peu de récifs (d’habitats adéquats pour les larves) de Djibouti au sud de la Somalie, en supposant une migration d’espèces par étapes. Il faudrait une durée de vie larvaire exceptionnellement longue pour faire d’une seule traite les 2800 km de trait de côte (à la louche) que cela représente !

Cela dit, l'espèce dont les larves parviendraient par extraordinaire jusqu’au Kenya aurait une chance : la connectivité entre les récifs kényans et les Seychelles, et entre les Seychelles et Maurice, est soupçonnée.

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Jean-Michel ROUX le 25/10/18

Bonjour Philippe.

Merci pour ton avis. C'est en discutant qu'on progresse. Ayant édité un livre sur les poissons de Djibouti, je tiendrai compte de tes propos dans la réédition. Enfin, l'endémisme est une info qui peut être contredite à tout moment: nous avons trouvé à Djibouti des poissons qui n'auraient pas du y être!

Philippe BOURJON
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Philippe BOURJON le 24/10/18

Je suis désolé de devoir corriger le correctif :

1) H. sexfasciatus est selon WoRMS, la Bible en matière de taxonomie, un synonyme de H. fasciatus.

2) la "bande" plus ou moins matérialisée qui apparaît derrière les opercules et qui se confond plus ou moins, selon les individus, avec la couleur de la tête à cet endroit, ne "compte" pas comme bande, ce pourquoi sans doute on en est resté à fasciatus...

3) H. sexfasciatus est encore reconnu par Catalog of Fishes, la Bible de la distribution des poissons (on ne peut pas tout faire) qui le donne comme endémique de mer Rouge, comme tu le soulignes, et du Golfe d'Aden. Or, sauf plus ample informé, Maurice est toujours située dans l'archipel des Mascareignes.

La conclusion est que je comprends pas très bien ce que tu voulais dire.

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Jean-Michel ROUX le 24/10/18

Bonjour,

J'apporte un correctif, il me semble que c'est plutôt H. sexfasciatus (ou Tamarin à 6 bandes). Hé oui, il y a une bande de plus! Et normalement, c'est un endémique mer Rouge... J'ai les 2 espèces présentes à Djibouti.

Philippe BOURJON
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Philippe BOURJON le 14/09/18

Hemigymnus fasciatus

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