Gobie à grandes écailles

Thorogobius macrolepis | (Kolombatovic, 1891)

N° 1570

Méditerranée

Clé d'identification

Petites taches jaunes sur la tête, le corps et les nageoires
5 taches plus sombres le long du flanc
Corps habituellement de couleur gris-beige pâle

Noms

Autres noms communs français

Gobie à taches jaunes

Noms communs internationaux

Large-scaled goby (GB), Ghiozetto grosse squame (I), Gobi escatós (E), Kleine Leopardengrundel (D), Kleine luipaardgrondel (NL), Glavocic veleljuskaš trecoperac (Croatie)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Gobius macrolepis Kolombatovic, 1891

Distribution géographique

Méditerranée

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Le gobie à grandes écailles est une espèce rare qui a été observée aux Baléares, sur les côtes méditerranéennes françaises : Provence, Côte d'Azur ; en mer Adriatique : Italie, Croatie et Serbie ; et en Turquie. C'est une espèce très timide et difficile à observer, qui pourrait être présente dans d'autres pays méditerranéens.

Biotope

Cette espèce côtière se rencontre généralement entre 6 et 43 m de profondeur, mais a été observée jusqu'à 63 m. Elle fréquente les zones sableuses et détritiques près du coralligène, toujours à proximité d'un abri dans lequel elle se réfugie à la moindre alerte.

Le biotope de T. macrolepis est caractérisé par un ensemble de plusieurs trous et crevasses toujours connectés entre eux formant un système de galeries plus ou moins étendu comportant plusieurs entrées.

Description

Ce gobie, peu connu et pourtant plus fréquent qu'on ne le pense, atteint environ 6,5 cm de long. Il présente un corps de couleur généralement gris-beige. Sa tête et ses nageoires comportent de petites taches jaunes et 5 taches plus sombres peuvent être observées le long du flanc. Le sommet de la première nageoire dorsale est jaune, l'extrémité des rayons étant noire. Sur les deux nageoires dorsales, 3 bandes jaunes sont présentes, plus fines à la base des nageoires. La base des pectorales comporte un ou deux points orange.

La couleur des femelles est généralement semblable à celle des mâles mais plus claire. Le dessous de la tête et de l'abdomen sont blancs. La tête et le corps présentent des points orange et jaunes comme chez les mâles. Les nageoires impaires sont transparentes quelque peu brunes et pourvues de trois bandes jaune-orangé. Les nageoires ventrale et pectorales sont uniformément transparentes, un peu brunes près de la base.

Espèces ressemblantes

Thorogobius ephippiatus : au corps plus élancé et aux taches plus nettes.

Gobius kolombatovici : présente des points jaune-orangé alignés, 9 taches orange foncé sur le flanc et un point noir sur la première nageoire dorsale.

Alimentation

Comme les autres Gobiidés, on suppose que T. macrolepis se nourrit d'invertébrés et parfois de petits poissons.

Reproduction - Multiplication

Durant la période de reproduction le corps prend une coloration plus foncée, voire noire.
La reproduction a lieu au printemps et en été avec plusieurs périodes de frai. Les œufs ont une forme de poire et ne mesurent pas plus de 3-4 mm de long. Ils sont déposés par la femelle en une seule couche sous une pierre, un coquillage ou tout autre substrat dur. C'est le mâle qui garde la ponte. Les jeunes éclosent au stade de post-larves et commencent leur vie dans le plancton.

Les papilles urogénitales, différentes chez les mâles ou les femelles, se développent quand l'individu atteint une taille d'environ 28 mm.

Informations complémentaires

Jusqu'au milieu des années 90, seuls quelques exemplaires de Thorogobius macrolepis étaient connus et en très peu d'endroits, notamment la Croatie. L'espèce était donc considérée comme extrêmement rare.

Cette espèce est généralement solitaire. Les individus observés sont généralement seuls près d'un trou ou d'une crevasse. Si plusieurs individus ont été observés dans une même zone, une certaine distance séparait généralement les individus présents.

T. macrolepis
est un poisson timide qui se réfugie dans les trous situés à proximité du lieu où il est posé quand les plongeurs s'approchent.

Réglementation

Cette espèce est classée dans la liste rouge 2010 UICN sous le statut LC (Least Concern), soit "préoccupation mineure".

Origine des noms

Origine du nom français

Gobie à grandes écailles est la traduction directe du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Thorogobius : de Thor [Þórr] en vieux norrois, puissant dieu scandinave et du latin [gobius] = nom d'un petit poisson, le goujon.

macrolepis : du grec [macro] = grand et [lepis] = écaille.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Chordata Chordés Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés.
Sous-embranchement Vertebrata Vertébrés Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux.
Super classe Osteichthyes Ostéichthyens Vertébrés à squelette osseux.
Classe Actinopterygii Actinoptérygiens Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées.
Sous-classe Neopterygii Teleostei Néoptérygiens Téléostéens Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées.
Super ordre Acanthopterygii Acanthoptérygiens Rayons épineux aux nageoires, écailles cycloïdes ou cténoïdes, présence d'une vessie gazeuse et pelviennes thoraciques ou jugulaires, sans être systématiquement présents, sont des caractères que l'on ne rencontre que chez les Acanthoptérygiens.
Ordre Perciformes Perciformes Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales.
Sous-ordre Gobioidei Gobioïdes
Famille Gobiidae Gobiidés
Genre Thorogobius
Espèce macrolepis

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