Bécune à bouche jaune

Sphyraena viridensis | Cuvier, 1829

N° 689

Méditerranée et Atlantique proche

Clé d'identification

Corps fusiforme, gris argenté
Partie supérieure des flancs marquée de bandes sombres (env. 20 à 23)
Tête fine et pointue avec mâchoire inférieure proéminente
Joue dépourvue d’écailles au niveau du préopercule
Deux courtes nageoires dorsales

Noms

Autres noms communs français

Barracuda, bécune à gueule jaune, béjaune

Noms communs internationaux

Yellowmouth barracuda (GB), Espeton boca amarilla (E)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Sphyraena spet (Lacepède, 1803)
Sphyraena vulgaris (Cuvier, 1829)

Distribution géographique

Méditerranée et Atlantique proche

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Méditerranée et Atlantique, depuis Gibraltar jusqu'aux côtes nord-ouest de l'Afrique y compris les Canaries. C’est également l'un des prédateurs pélagiques les plus fréquents des côtes des Açores, qui représentent probablement la limite la plus septentrionale de son aire de distribution.

Biotope

L’espèce fréquente deux biotopes*, en fonction de l’âge :
- Les juvéniles préfèrent les zones peu profondes. Ils se cachent volontiers dans la semi obscurité des roches (zones portuaires) en marge des herbiers de posidonies afin de fondre sur des proies potentielles. Ils échappent également en ces lieux aux dents de leurs aînés. Leur forme évoque un végétal flottant au gré du courant (feuille de posidonie arrachée).
- Les spécimens adultes, pélagiques*, affectionnent néanmoins les tombants, les secs ou les zones côtières, en été comme au début de l’automne. Ils se trouvent dans des eaux d’une profondeur supérieure à une dizaine de mètres, ce qui ne les empêche nullement de croiser en pleine eau, entre 3 et 5 m. Ils peuvent se rencontrer jusqu’à 110 m.

Description

Ce poisson a une allure générale hydrodynamique.
Le corps, fusiforme, gris argenté, possède un ventre plus clair ; les flancs sont rayés de bandes sombres s’élargissant sous la ligne latérale*.
Les deux nageoires dorsales, courtes, sont légèrement jaunâtres et la caudale, très échancrée, est bordée de noir.
La première dorsale se trouve très en retrait par rapport à la nageoire pectorale.
La tête, fine possède une mâchoire inférieure proéminente et pointue. La mâchoire supérieure a une faible capacité protractile*. La dentition généreuse, en deux rangées, est tournée vers l’intérieur.
Les joues sont dépourvues d’écailles au niveau du préopercule*.
L'œil est rond.
Cette espèce peut atteindre jusqu’à 120 cm de long.

Espèces ressemblantes

Sphyraena sphyraena (brochet de mer) : se distingue de S. viridensis par des bandes noires peu ou pas visibles et la présence d'écailles sur le préopercule, un dos gris-brun à gris bleu et des flancs blancs argentés. Les barres sombres font fréquemment défaut ou sont très peu marquées.
Importantes confusions possibles avec Sphyraena viridensis.



Sphyraena chrysotaenia (bécune à ligne jaune) : espèce lessepsienne de 30 à 40 cm, présente dans le bassin oriental de la Méditerranée ; se distingue par des lignes horizontales brun-jaunâtre, parfois peu marquées et une caudale jaune.

Alimentation

Poissons, mollusques, céphalopodes, crustacés figurent au menu de ce chasseur. Aux Açores, l'analyse des contenus stomacaux a révélé que 66 % des restes observés se composent uniquement de poissons. Dans cette zone, la bécune à bouche jaune se nourrit surtout de juvéniles du chinchard Trachurus picturatus, observés dans 82,2 % des estomacs pleins.

Reproduction - Multiplication

Vraiment peu d'informations disponibles au sujet de cette espèce mais les travaux scientifiques ont démontré qu'elle possède un très faible taux de renouvellement.

Divers biologie

Différents types d’agrégations ont été observés : petits groupes et individus isolés en hiver, grands bancs en été et en automne répondant à différentes stratégies alimentaires et prédatrices.
La bécune à bec jaune est capable de vives accélérations, elle possède une puissante caudale ; sa vitesse de pointe se situe aux alentours de 44 km/heure.
Cette espèce méridionale est de plus en plus régulièrement observée en bancs par les plongeurs, sur les côtes françaises de Méditerranée.

Origine des noms

Origine du nom français

Bécune, de « bec »

Origine du nom scientifique

Sphyraena : du grec [sphyraena], brochet.



viridensis : du latin [viridis], vert et du suffixe [ensis] signifiant l'origine. Il pourrait y avoir relation avec la description de Cuvier, qui effectue la première description sur la base d’un spécimen qui proviendrait du Cap Vert.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Chordata Chordés Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés.
Sous-embranchement Vertebrata Vertébrés Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux.
Super classe Osteichthyes Ostéichthyens Vertébrés à squelette osseux.
Classe Actinopterygii Actinoptérygiens Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées.
Sous-classe Neopterygii Teleostei Néoptérygiens Téléostéens Poissons à arêtes osseuses, présence d’un opercule, écailles minces et imbriquées.
Super ordre Acanthopterygii Acanthoptérygiens Rayons épineux aux nageoires, écailles cycloïdes ou cténoïdes, présence d'une vessie gazeuse et pelviennes thoraciques ou jugulaires, sans être systématiquement présents, sont des caractères que l'on ne rencontre que chez les Acanthoptérygiens.
Ordre Perciformes Perciformes Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales.
Sous-ordre Scombroidei Scombroïdes
Famille Sphyraenidae Sphyrénidés
Genre Sphyraena
Espèce viridensis

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