Obélie géniculée

Obelia geniculata | (Linnaeus, 1758)

N° 389

Cosmopolite

Clé d'identification

Hydrocaules en forme de zigzag
Colonies de 3 cm de haut maximum
Hydrantes disposés en alternance de chaque côté de l'hydrocaule
Stolons rectilignes et très fins
Hydrocaules espacés les uns des autres
Hydrantes fixés sur un court pédicelle annelé

Noms

Noms communs internationaux
Knotted thread hydroid (GB), Hidroideo-campanilla (E), Glockenpolyp (D), Bell-hydroid, geknoopte zeedraad (NL), Bjellehydroide (N)

Distribution géographique

Cosmopolite

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord, Atlantique Nord-Ouest

Mer du Nord, Manche, Baltique, Atlantique et Méditerranée. De façon plus détaillée en Atlantique Nord-Ouest : estuaire maritime du Saint Laurent (Sud), Haute-Côte Nord, Gaspésie.

Biotope

On trouvera Obelia geniculata fixée sur les stipes et les frondes des algues et plus particulièrement les laminaires et les fucus ainsi que sur les substrats durs des zones infralittorale et circalittorale peu profonde.

Description

De ses stolons rectilignes très fins (hydrorhizes*) s’élèvent des "tiges" (hydrocaules*) d’une hauteur maximale de 3 cm. Ces "tiges" très espacées les unes des autres sont constituées d’une série d’entre-nœuds qui donne à Obelia sa forme caractéristique en zigzag.
Les hydrothèques* en forme de calice renferment les polypes (hydrantes) qui sont fixés sur un court pédicelle annelé et qui sont disposés en alternance de chaque côté de l'hydrocaule. Ils ressemblent à de petites cloches. Il en est de même pour les polypes reproducteurs, logés dans les gonothèques*.

Espèces ressemblantes

Il existe plusieurs espèces d'hydraires semblables à Obelia geniculata, peu discernables en plongée, étant donnée la taille de ces colonies. Un examen plus poussé de ces colonies à la loupe binoculaire voire au microscope est pratiquement toujours requis pour identifier à coup sûr une espèce d'hydraire.

Alimentation

Les polypes nourriciers (gastérozoïdes) ont pour fonction de nourrir l'ensemble de la colonie. Ces polypes possèdent des tentacules classiquement garnis de nombreux cnidocytes*, qui servent à la capture des petites proies du zooplancton. Les nutriments issus de la digestion sont distribués dans toute la colonie grâce à l'hydrocaule et à l'hydrorhize.

Reproduction - Multiplication

La reproduction s’effectue grace aux polypes reproducteurs, les gonozoïdes*. Chez Obelia le gonozoïde est formé d'un axe central appelé blastostyle, sur lequel bourgeonnent de minuscules méduses, qui sortent de la gonothèque. Une colonie d'Obelia est soit mâle, soit femelle; toutes les méduses issues d'une même colonie sont donc du même sexe. Ces méduses sont sexuées et émettent dans l'eau les deux types de gamètes. La fécondation a lieu en pleine eau ou dans la cavité sous-ombrellaire des méduses femelles.
Elle produit une larve nageuse pélagique, la planula, qui ira se fixer sur un substrat. Elle s'étire alors en étoile et forme d'abord un hydrorhize. Ensuite, de ce stolon s'élèveront de nouveaux hydrocaules, qui bourgeonneront des méduses, etc...

Vie associée

Obelia geniculata est fréquemment fixée sur les grandes algues ou plantes marines notamment les fucus et Laminaria hyperborea.

Cette espèce d'hydraire est fréquemment broutée par certains nudibranches comme Eubranchus farrani.

Divers biologie

Obelia geniculata est l'espèce classiquement étudiée à l'université et dans différents ouvrages de zoologie pour expliquer le cycle de développement des hydrozoaires, et plus généralement l'alternance des phases polype et méduse chez les cnidaires.

Origine des noms

Origine du nom français

Traduction directe du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Obelia est un genre de méduse établi par Péron et Lesueur en 1810.
Du latin [geniculata] : qui a des nœuds, noueux, en relation avec l'aspect en zigzag de l'hydrocaule. Le mot "genou" vient aussi de cette racine, à cause de l'angle que prend la jambe à ce niveau.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Hydrozoa Hydrozoaires Cnidaires dont le cycle de vie est alterné, mais de façon inconstante, par deux phases différentes : le polype et la méduse. Présence d’un velum dans la méduse (dite craspédote), gonades ectodermiques, perte des septes, perte des cnidocytes endodermiques. Coloniaux ou solitaires. Quelques espèces d’eau douce.
Sous-classe Hydroidolina Hydroïdes Hydrozoaires dont le cycle de vie présente toujours une phase polype.
Ordre Leptothecata / Leptomedusa Leptothécates / Leptoméduses Hydroïdes coloniaux dont les polypes sont protégés par une enveloppe chitineuse, la thèque. Méduses (quand elles existent) aplaties, parfois de grande taille, portant des statocystes sur le bord de l’ombrelle, et des gonades sur les canaux radiaires.
Famille Campanulariidae Campanulariidés
Genre Obelia
Espèce geniculata

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