Nénuphar blanc

Nymphaea alba | L.

N° 378

Presque toute l’Europe, Amérique du Nord, Asie

Clé d'identification

Feuilles flottantes et peltées
Fleurs grandes et blanches
Fixée
Tiges non ramifiées

Noms

Autres noms communs français

Nymphéa, grand Nénuphar, lis d'eau, lis des étangs, lys d'eau

Noms communs internationaux

European white waterlily, white pond-lily, white water-lily (GB), Ninfea bianca, ninfea comune (I), Adarga, carabassera d'aigua, hierba de escudete, higos de río (E), Weisse Seerose (D), Witte waterlelie (NL)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Nymphaea biradiata Sommerauer
Castalia alba (Linnaeus) Wood

Distribution géographique

Presque toute l’Europe, Amérique du Nord, Asie

Zones DORIS : Eau douce, Atlantique Nord-Ouest

Toute l'Europe sauf l'extrême nord, l'Amérique du Nord et l'Asie.
Présent dans toute la France et la Belgique.

Biotope

N. alba pousse dans les eaux stagnantes ou à courant lent (lacs, bras morts des rivières). De préférence sur fonds vaseux là où la profondeur ne dépasse pas 3 m. On peut la rencontrer jusqu'à environ 1500 m d'altitude.

Description

Nymphea alba fait partie des plantes à fleurs dont les ancêtres terrestres sont retournés à l'eau.
Les feuilles de cette espèce sont grandes (de 10 à 30 cm), vert brillant dessus, rose violacé en dessous, flottantes et recouvertes d'une substance cireuse.
Les fleurs émergent, et sont grandes et solitaires, avec 4 sépales verts et de nombreux pétales blancs.
Les fruits sont globuleux.
L'eau étant surabondante, les vaisseaux conducteurs sont peu développés et les racines sont absentes. Elles sont remplacées par des rhizoïdes qui apparaissent sur les tiges et qui fixent la plante. Elle est fixée et enracinée dans la vase par un gros rhizome charnu horizontal.
Elle peut atteindre une taille de 2 m.

Espèces ressemblantes

Nymphaea candida : nénuphar blanc boréal. Il se distingue en particulier par le nombre de chromosomes des cellules somatiques : 2n = 84 chez Nymphaea alba alors que 2n = 160 chez Nymphaea candida
S'il y a des fleurs, pas de confusion possible avec le nénuphar jaune (Nuphar lutea). Sinon, regardez les nervures des feuilles : à la périphérie de la feuille, les nervures se divisent en formant un angle aigu chez Nuphar lutea et un angle droit chez Nymphea alba.

Alimentation

Comme tous les végétaux, cette plante est autotrophe* grâce à la photosynthèse. Elle fabrique sa propre matière organique grâce à l'eau, au dioxyde de carbone et à l'énergie lumineuse. Les feuilles et les rhizoïdes absorbent l'eau et les minéraux car les racines ont disparu.

Reproduction - Multiplication

Plante hermaphrodite* et vivace.
Reproduction sexuée :
La floraison se produit de juin à septembre. La pollinisation se fait par les coléoptères et les mouches (pollinisation entomogame*). Le fruit a la forme d'une boule. Lorsqu'il est à maturité, son pédoncule* se recourbe pour enfoncer le fruit dans la vase. Les graines peuvent aussi être dispersées par les mouvements de l'eau (dissémination hydrochore*).
Reproduction asexuée :
Par le rhizome.

Vie associée

Les nénuphars blancs finissent par recouvrir des surfaces importantes où s'abritent des gastéropodes, des petits crustacés, et des bryozoaires. C'est aussi le refuge de petits poissons, de tritons et de grenouilles. Ces plantes servent aussi d'ancrage à de nombreux micro-organismes.

Divers biologie

Les éléments nutritifs étant dissous dans l'eau, ils ne sont pas absorbés par les racines (absentes) mais par toute la plante et en particulier par les feuilles.
L'oxygène se dissout moins dans l'eau que dans l'air et pour y pallier, la plante stocke de l'air dans les espaces intracellulaires. De ce fait, dans l'eau, cette plante n'a guère besoin de tissus de soutien et les parties ligneuses ont disparu.

Informations complémentaires

Le nénuphar blanc est une plante qui se développe très bien en grand étang. Elle empêche la prolifération des algues par émission de molécules toxiques et sert de protection aux alevins.
Elle est vendue partout pour la décoration des bassins.
Le nénuphar blanc est anaphrodisiaque ( = qui calme, voire inhibe, les désirs sexuels).
Le peintre impressionniste Claude Monet a réalisé de nombreuses toiles mettant en scène le Nymphaea.

Réglementation

Le nénuphar blanc est en régression. Autrefois très présent, il souffre de la disparition de son habitat naturel (mares comblées, zones lacustres asséchées, etc.).

De portée régionale :
Espèces végétales en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur : Article 1
En Wallonie (Belgique) :
Cette espèce est mentionnée dans l'Annexe 7 du décret du 6 décembre 2001 modifiant la Loi du 12 juillet 1973 de la Conservation de la Nature qui indique (Article 3) que cette espèce est partiellement protégée : menacée d'extinction.

Origine des noms

Origine du nom français

Nénuphar : de l'arabe [nînûfar] = nénuphar

Origine du nom scientifique

Nymphaea: du grec [nymphé] = nénuphar
alba : du latin [alba] = perle blanche

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Magnoliophyta Angiospermes Plantes à fleurs dont les graines fécondées sont renfermées dans un fruit.
Classe Magnoliopsida Dicotylédones Embryons à deux cotylédons*.
Sous-classe Magnoliidae Magnioliales
Ordre Nymphaeales Nymphéales
Famille Nymphaeaceae Nymphéacées
Genre Nymphaea
Espèce alba

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