Flabelline blanche

Luisella babai | (Schmekel, 1972)

N° 1036

Méditerranée et proche Atlantique

Clé d'identification

Petit éolidien de 30 à 53 mm
Corps blanc translucide
bordé de blanc légèrement bleuâtre
Cérates groupés et aux pointes jaunes/orangées
Rhinophores lamellés

Noms

Autres noms communs français

Flabelline bleue

Noms communs internationaux

White flabellina (GB), Flabellina bianca (I), Flabellina blanca (E), Weiber flabellina (D), Witte flabellina (NL)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Flabellina babai Schmekel, 1972

Distribution géographique

Méditerranée et proche Atlantique

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Espèce principalement de Méditerranée et de l'Adriatique, elle est toutefois rapportée sur les côtes atlantiques du Portugal et de l'Espagne ainsi que sur les côtes du Sénégal.

Biotope

Ce nudibranche fréquente les fonds rocheux riches en hydraires, de 5 à 50 m de profondeur.

Description

La flabelline blanche est un nudibranche mesurant jusqu'à 5,3 cm à l'âge adulte. Elle possède un corps allongé et une queue pointue et assez longue. Sa coloration est blanche translucide et bordée de blanc légèrement bleuâtre.
Il possède sur le dos 7 à 12 groupes de 2 à 5 cérates*. Ces cérates sont blancs avec une extrémité jaune–orangé. La tête porte deux tentacules buccaux lisses dans sa partie antérieure et deux rhinophores lamellés dans sa partie supérieure.
Par transparence, il est possible d’apercevoir l’appareil digestif et la glande hépatique blanchâtre qui se prolonge jusqu’aux cérates. La ponte est blanche, allongée et enroulée.

Espèces ressemblantes

Sa coloration spécifique ne permet pas de confondre cette espèce avec d'autres espèces de sa zone de distribution.
Cependant, Samla bicolor (Kelaart, 1858) présente une description identique à Luisella babai mais elle ne se rencontre que dans l'Indo-Pacifique.

Alimentation

Luisella babai se nourrit d’hydraires du genre Campanularia, Perigonimus et Eudendrium, grâce à sa radula*, sorte de râpe dentelée, composée de denticules acérées.

Reproduction - Multiplication

Luisella babai est hermaphrodite* et la reproduction est sexuée. Les individus se reproduisent deux à deux, en s’échangeant simultanément leurs gamètes* en un rapport proximal.
Les pontes de Luisella babai forment un ruban gélatineux blanc (oothèque*), allongé et enroulé formant une pelote irrégulière de 3 à 4 mm de long fixée sur les hydraires. Chaque œuf est encapsulé séparément.
Cinq à huit jours plus tard, en écloront des larves véligères* qui se transformeront en jeunes mollusques.

Divers biologie

La respiration est tégumentaire et se fait au travers des cérates*.

Les éolidiens se reconnaissent surtout grâce à leurs cérates.

Comme certains autres nudibranches, Luisella babai recycle les cnidocystes* des cnidaires qu'elle ingère pour les emmagasiner ensuite dans les cérates. Ainsi, ce harpon "mécanique" lui assure une protection relative vis-à-vis de ses prédateurs.

Origine des noms

Origine du nom français

Flabelline blanche : ce nudibranche porte, francisé, son ancien nom de genre, Flabellina et c'est la couleur blanche de l'espèce qui est mise en avant.

Origine du nom scientifique

Luisella : genre ainsi nommé en l'honneur d'un éminente experte des nudibranches, Luise Schmekel. C'est elle qui a décrit initialement cette espèce comme Flabellina babai et qui a co-écrit en 198 avec A. Portmann l'ouvrage de référence Opisthobranchia des Mittelmeeres.

babai
:ce nom est un hommage au Dr. Kikutarô Baba (1905-2001), spécialiste japonais des Opisthobranches.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Opisthobranchia Opisthobranches Coquille présente, réduite ou absente. Branchies à l’arrière du cœur. Principalement marins ou d’eau saumâtre, rare en eau douce (une dizaine d’espèces, Ordre des Acochlidea).
Ordre Nudibranchia Nudibranches Cavité palléale et coquille absentes chez l’adulte. Lobes pédieux souvent absents aussi. Respiration cutanée, à l’aide de branchies, de cérates ou d’autres appendices. Tête portant une ou deux paires de tentacules, les tentacules postérieurs ou rhinophores peuvent parfois être rétractés dans des gaines. Principalement marins ou d’eau saumâtre.
Sous-ordre Aeolidiina Eolidiens Corps long et effilé portant des cérates simples, alignés ou non sur plusieurs rangées ou en bouquets. Tête avec deux paires de tentacules, la postérieure (rhinophores) sans gaine. Coins antérieurs du pied parfois effilés en tentacule. La majorité consomme des cnidaires mais certains mangent d’autres opisthobranches ou des œufs de poissons.
Famille Flabellinidae Flabellinidés Éolidiens de forme étroite, avec des tentacules pédieux. Les cérates sont parfois insérés sur des pédoncules dorsaux.
Genre Luisella
Espèce babai

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