210 messages par Yves MÜLLER

15/02/2010 Réponse sur : Lutraria lutraria
L'identification des espèces de bivalves par les siphons est possible. 75 % des bivalves vivent enfouis.

Seules les espèces de grande taille et s'enfouissant profondément sont envisagées ici.
Trois groupes vivent dans nos régions atlantiques:
* Les lutraires (3 espèces: Lutraria lutraria, Lutraria angustior, Lutraria magna)
* Les myes (2 espèces: Mya arenaria, Mya truncata)
* Les couteaux (6 espèces: Solen marginatus, Ensis arcuatus, E. directus, E. ensis, E. minor et E. siliqua)

Les deux premiers groupes ont des siphons longs (parfois très longs) et soudés.
Les couteaux possèdent des siphons courts (c'est la coquille qui est longue !).

Le siphon inhalant (ventral) a toujours un plus gros diamètre que le siphon exhalant (dorsal).
Le siphon inhalant porte des papilles, le siphon exhalant possède une membrane circulaire (la membrane valvulaire).

Les lutraires possèdent de grandes et de petites papilles autour de l'orifice du siphon inhalant, alors que chez les myes, les papilles sont courtes.
Les couteaux portent des papilles allongées insérées en dessous de l'extrémité des deux siphons.

La photo de Vincent représenterait donc les siphons d'une lutraire (mais laquelle?).

Pour voir des photos de siphons: le site du ROSM (de nos amis canadiens) et Encyclopedie of Marine Life of Britain and Ireland. En cherchant les genres Lutraria, Mya et Ensis.

Il ne faut ne pas extraire les grosses espèces du sédiment  car elles ne sont plus protégées et les siphons longs ne sont plus rétractables dans la coquille et une fois hors de leur emplacement en profondeur, construit au fur et à mesure de leur croissance, les adultes ont peu de chance de se réenfouir.

Si vous avez des photos je suis intéressé.


12/02/2010 Réponse sur : Oursin Mer Rouge 3
Ne serait-ce pas plutôt Asthenosoma marisrubri , espèce décrite en 1998 par Chantal De Rudder et Steven Weinberg ?


09/06/2009 Réponse sur : Trapania
C'est bien le genre Trapania (une expansion courbe à la base des rhinophores et des branchies de chaque côté).
Pour les espèces c'est plus délicat car plusieurs ont été décrites plus ou moins récemment :
Trapania lineata Haefelfinger, 1960
Trapania maculata Haefelfinger, 1960
Trapania tartanella (Ihering, 1886)
Trapania fusca (Lafont, 1874)
Trapania hispalensis Cervera & garcia-Gomez, 1989
Trapania sanctipetrensis Cervera, Garcia-Gomez & Megina 2000
Trapania orteai Garcia-Gomez & Cervera in Cervera in Garcia-Gomez 1989
ouf....

Toutefois les deux dernières espèces semblent cantonnées à la pointe Sud de l'Espagne et ne correspondent pas.

- La première espèce présente des lignes blanches sur un corps brun ou translucide.
- La seconde porte des taches jaunes ou est toute jaune
- La quatriéme est jaunâtre et porte des lignes de taches blanc-opaque sur le dos et les flancs.
- La troisième et la cinquième se ressemblent beaucoup et correspondent à ta photo !

Seule la radula permettrait de les différencier.

Toutefois d'après le sea slug forum de Bill Rudman http://www.seaslugforum.net/display.cfm?id=20698,il semble que ta photo repésenterait plutôt Trapania tartanella (Ihering, 1886).

Le nom de genre Trapania a été créé en 1931 par Pruvot-Fol (et presque en même temps Drepanida par MacFarland) pour remplacer le nom de genre Drepania Lafont 1874 qui était déjà utilisé en botanique et en paléontologie (Gregorio, 1930). Pour cela la racine initiale (drepan-) a été conservée. Drepan = faux (l'outil)
Le nom d'espèce tartanella: la tartanelle est un tissu en laine à grands carreaux mais aussi une zone près d'Olbia en Sardaigne (côte Est) Voilà...

Amitiés


25/04/2009 Réponse sur : Gastéropode du Cameroun
Pour les gastéropodes deux photos peuvent suffire:
- la spire en haut et l'ouverture à droite
- la spire en haut et l'ouverture à gauche
avec une échelle.


25/04/2009 Réponse sur : Gastéropode du Cameroun
Il s'agit certainement d'une Marginelle (Gastéropode, prosobranche, néogastropode, marginellidae).
Cette famille est très bien représentée sur la côte ouest de l'Afrique. Il y a environ 600 espèces.


23/04/2009 Réponse sur : Nasse du Cameroun
D'après le forme de la coquille ce serait plutôt une espèce à labre (bord externe du dernier tour) simple (sans siphon).
Pour reconnaître une Nasse (par exemple) il faut également retourner la coquille et voir s'il y a, entre le labre et la columelle une échancrure ou un canal siphonal (dans ce cas on a un représentant des Neogastropoda comme Buccin, Nasse, Murex, Cône).


22/04/2009 Réponse sur : Ponte de bigorneaux ?
Effectivement ces petites pastilles blanches à proximité des Nérites ressemblent aux capsules ovigères déposées par ces dernières.


22/04/2009 Réponse sur : Bigorneaux ? du Cameroun
Bigorneaux est un terme vague utilisé plus particulièrement pour les Littorines.
Ici vu la forme de la coquille il faudrait regarder du coté des Nérites (Mollusques Gastéropodes Prosobranches) à la coquille globuleuse, au dernier tour grand. L'ouverture de la coquille forme un demi cercle et la région columellaire est en général large et aplatie et peut porter une ou des dents. l'opercule est calcaire.
Il faudra donc retourner l'animal afin de voir tout cela.
Les Néritidés occupent la place des Littorines en milieu tropical donc l'appellation proposée était logique.
Ces gastéropodes sont végétariens et occupent les hauts niveaux voire, pour certaines espèces, colonisent les milieux saumâtres.


19/04/2009 Réponse sur : Ponte de Cuthona ou ? , rétrograde aussi
Voici Bosellia mimetica l'échelle est donnée par Halimeda tuna


18/04/2009 Réponse sur : Ponte de Cuthona ou ? , rétrograde aussi
Une photo de la ponte de Bosellia mimetica peut-être vue p 12 fig 9 du "Mediterranean harlequins" de E. Trainito 2003.


16/04/2009 Réponse sur : Ponte de doridiens qui tournent dans le sens retrograde
Effectivement il n'y a pas que les doridiens qui produisent des pontes spirales.
De nombreux mollusques opisthobranches mais pas tous (les Aplysies par exemple) pondent en spirale comme les éolidiens (mais pas tous) les Sacoglosses,... . Certains taxons semblent avoir perdu cette caractéristique (les Tergipes parmi les éolidiens). Il y a donc une compilation à faire (à moins qu'elle n'ait déjà été faite) pour savoir si ce critère peut être utilisé. 


16/04/2009 Réponse sur : Ponte de doridiens qui tournent dans le sens retrograde
Juste une remarque, lors de la ponte, en marche arrière, nos limaces "marchent" sur leur production certes, mais ce n'est pas aussi grave que si nous, sur terre, nous faisions cela. Dans l'eau la masse d'un nudibranche est très faible (poussée d'Archimède) et de plus ils sécrétent un mucus. Les oeufs ne doivent pas subir beaucoup de traumatisme.
Le phénomène le plus spectaculaire est certainement le fait que la gangue muqueuse qui emballe les capsules soit fortement hydrophile et qu'elle augmente considérablement le volume de la ponte.
Quant au rôle des appendices pour façonner la ponte je n'y crois pas trop. Pourtant certaines pontes présentent des motifs "à la grecque" mais cela doit plutôt résulter d'un mouvement réflexe de la part de l'animal.


Nos partenaires