Girelle-paon clown

Thalassoma trilobatum | (Lacépède, 1801)

N° 3076

Indo-Pacifique

Clé d'identification

Mâle :
Corps allongé et relativement comprimé latéralement
Couleur orange vif à brune
Deux bandes horizontales de motifs rectangulaires traversés par une bande verte à jaune sur les flancs
Motifs faciaux absents, ou discrets et variables de couleur bleue à verte
Nageoire caudale tronquée

Femelle :
Couleur bleuâtre à vert pâle avec dos et flancs mêlant l'orange et le vert
Deux bandes horizontales de motifs rectangulaires verdâtres juxtaposés séparés par des lignes brunes
Motifs faciaux denses et très variables, en forme de réticulation discontinue ou de taches
Tache noire entre les 3 premiers rayons de la dorsale

Noms

Autres noms communs français

Girelle de Noël, calonnier côte (La Réunion)
Lacépède l'appelle le labre trilobé en 1802, Cuvier et Valenciennes la girelle trilobée en 1839.

Noms communs internationaux

Christmas wrasse, green-barred wrasse, green-blocked wrasse, ladder wrasse, lagger wrasse (GB), Doncella navideña (E), Pixe-verde de Natal (P), Leer-lipvis (Afrique du Sud), Marar (Seychelles), Po'ou (Tahiti)

Synonymes du nom scientifique actuel

Labrus fuscus Lacépède, 1801
Thalassoma fuscum (Lacépède, 1801)
Thalassoma fuscus (Lacépède, 1801)
Labrus trilobatus Lacépède, 1801
Sparus hemisphaericus Shaw, 1803
Sparus brachiatus Shaw, 1803
Julis bicatenatus Bennett, 1832
Julis abhortani Valenciennes, 1839
Julis formosus Valenciennes, 1839
Julis souleyetii Valenciennes, 1839
Julis aran Montrouzier, 1856

Distribution géographique

Indo-Pacifique

Zones DORIS : ● Indo-Pacifique

On trouve cette espèce dans l'océan Indien, de l'Afrique du Sud à l'Australie en passant par les Mascareignes et les Seychelles. Elle est également présente dans l'océan Pacifique jusqu'à Hawaï et aux Pitcairn et, du nord au sud, depuis les côtes sud du Japon jusqu'à la Nouvelle-Calédonie, aux Tonga et à l'île de Pâques.
Elle est absente de la mer Rouge, où l'on trouve Thalassoma purpureum, espèce avec laquelle elle peut être confondue.

Biotope

L'espèce est généralement côtière. Elle se trouve en zones rocheuses ou coralliennes par des fonds n'excédant pas 15 m, sur des sites où l'hydrodynamisme est fort et l'eau claire. On peut aussi la trouver dans des zones sablo-détritiques* à coraux dispersés et dans les herbiers.

Description

Le corps de ce labre est allongé et relativement comprimé latéralement. Sa hauteur entre environ 3 fois dans la longueur standard* (longueur sans la queue). Il peut atteindre 30 cm.

Description synthétique :
La couleur dominante du mâle est orange. La tête peut parfois porter de discrets motifs faciaux de couleur bleue à verte. Deux bandes horizontales discontinues de couleur bleue à centre vert marquent ses flancs. Dorsale et anale sont orange à large liseré bleu. L'extrémité de la caudale alterne ces deux couleurs.
La femelle est plus petite. Sa couleur dominante est d'un vert plus ou moins bleuté. La tête montre de nombreux motifs bruns en lignes et points au dessin variable. Le dos est marqué par six à sept zones brunâtres approximativement rectangulaires. Les flancs portent deux bandes vertes horizontales et discontinues bordées de bandes moins larges où alternent l'orange et le brun. La caudale alterne les lignes horizontales vertes et orange.

Description détaillée :
Il y a un dichromatisme* sexuel important :

Le mâle (phase terminale) : sa couleur de fond est orange vif plus ou moins clair, cette couleur pouvant foncer jusqu'au brun. Deux larges bandes horizontales composées de rectangles juxtaposés bleu turquoise traversés en leur centre par une bande verte à jaune marquent les flancs de l'arrière des opercules* au pédoncule* caudal. La bande supérieure présente un décalage vers le haut des motifs rectangulaires en moitié postérieure du corps. Le long de la nageoire dorsale, le dos porte des motifs irréguliers en forme de coulures vertes à jaunes, parfois ourlées de bleu. Cinq d'entre elles, régulièrement espacées, rejoignent la première bande horizontale bleue. Le bas de la face ventrale est jaunâtre le long de la nageoire anale. Le pédoncule caudal est puissant, les derniers motifs rectangulaires des bandes horizontales y sont fondus ensemble et forment deux zigzags plus ou moins nets.
La tête est forte et le profil est régulièrement convexe. La bouche est largement fendue et les lèvres forment une sorte de bec. Les motifs faciaux sont absents, ou discrets et variables : les plus fréquents sont une ligne bleu vert à jaunâtre formant une « moustache » sur la lèvre supérieure, ou des marques vertes à bleues de petite taille autour des yeux. La nuque peut être brunâtre à violacée. La partie supérieure des opercules est marquée par une zone verdâtre diffuse et plus ou moins foncée, parfois tachée de bleu.
Les rayons mous de la nageoire dorsale sont plus hauts que les durs. On trouve une ligne bleu ciel, qui peut être réduite à des points, à sa base ; une large bande orange lui succède, qui s'achève par un liseré bleu auquel peut s'ajouter une ligne orange sur les rayons mous chez certains individus. La nageoire anale est orange de la base (qui porte parfois une ligne bleue), jusqu'au milieu, sa seconde moitié est bleu ciel ; chez certains individus, il s'y ajoute un liseré orange qui peut aussi être réduit à des taches régulièrement espacées et avoir une frange bleue. Les nageoires pectorales commencent par une grande marque orange à l'exception du premier rayon, presque entièrement bleu ciel ; la forme de cette marque accompagne celle de la nageoire sur son premier tiers. La couleur des rayons est ensuite bleu ciel à extrémité translucide, la partie translucide augmentant en même temps que la taille des rayons décroît. Les nageoires pelviennes sont translucides à bleuâtres. La nageoire caudale est tronquée. Elle peut être discrètement trilobée chez les grands individus. Des lignes horizontales orange et bleues alternées la décorent entre des bords bleus.

La femelle (phase initiale) : sa couleur de fond est bleuâtre à vert pâle plus ou moins soutenu, la partie ventrale étant plus pâle. Le haut du dos porte six à sept portions plus ou moins rectangulaires brunâtres à orange sale de taille décroissante et marquées de nombreuses petites taches plus foncées. Elles sont séparées par une ligne verticale verte. Les flancs montrent les deux lignes de motifs rectangulaires présentes chez le mâle, mais ces motifs sont de la couleur de fond du corps (bleue à verte) et séparés par une ligne brune. Elles sont séparées par une bande horizontale alternant régulièrement des segments bruns et orange. Une bande identique sépare la seconde ligne du bas de la face ventrale.
La tête est plus petite que celle du mâle et son museau est plus busqué. Les motifs faciaux sont denses et très variables : il peut s'agir d'une réticulation, plus ou moins discontinue selon les individus, de lignes brunes barrant le front et la nuque et rayonnant autour des yeux jusqu'aux opercules. Mais ces éléments peuvent aussi être réduits à des taches.
La femelle porte une tache noire entre les 3 premiers rayons de la nageoire dorsale ; sa base est ornée de petites taches bleues à vertes en forme de pain de sucre, puis viennent une large bande orange bordée d'une ligne bleue, une bande verte plus fine et une seconde bande orange à liseré translucide. On retrouve les mêmes couleurs sur la nageoire anale, le liseré pouvant être parsemé de taches bleues. Les nageoires pectorales sont translucides, leur base est orange avec une tache blanche en partie antérieure. La nageoire caudale est identique à celle du mâle, avec des couleurs moins soutenues.

Espèces ressemblantes

Thalassoma purpureum mâle : T. purpureum et T. trilobatum sont de très proches parents. La composition des motifs du corps est assez semblable, mais la tête de T. purpureum porte de larges taches roses à orange couvrant notamment le museau, le front et la nuque, un motif irrégulier descendant de surcroît de l'arrière de l'œil jusqu'à la partie inférieure des opercules. Les motifs rectangulaires des deux bandes horizontales sont souvent liés entre eux et l'extrémité de la queue peut être jaune. La couleur de fond peut devenir violette en partie supérieure du corps.

Thalassoma purpureum femelle : il est très difficile de la distinguer de celle de T. trilobatum. Elle a une tête légèrement plus longue et, sur le museau, parmi d'autres marques, une marque brune en V. Mais cette marque n'est pas facile à distinguer in situ dans la mesure où certains motifs en ligne de la femelle T. trilobatum s'en approchent et où ces poissons sont très agités et rapides. Les deux espèces se rencontrent dans les mêmes biotopes*, les populations étant parfois mêlées.

Thalassoma loxum : le corps du mâle peut être fortement ressemblant, mais sa tête est bleue et porte de larges motifs faciaux roses. La partie inférieure de la face ventrale est du même bleu. On ne le trouve qu'en mer d'Arabie (mer d'Oman).

Thalassoma quinquevittatum : la couleur de fond du mâle peut être verte, violette ou jaune, et la tête, généralement rose, porte des motifs verts ou bleus selon la couleur de la livrée.

Alimentation

Cette girelle-paon se nourrit de petits crustacés, de gastéropodes, d'ophiures, etc. Elle peut aussi consommer de petits poissons.
Elle est capable d'épisodes de frénésie alimentaire collective à l'occasion d'une trouvaille appétissante : chaque individu se précipite alors vers la nourriture sans tenir compte de ses voisins ou cherche à se saisir de ce qu'un autre a dans la gueule, le tout dans une grande confusion.

Reproduction - Multiplication

L'espèce est hermaphrodite* protogyne*. La ponte donne lieu à des agrégations. Elle se produit en petits groupes comprenant un mâle et plusieurs femelles et a lieu de jour à marée haute sur un territoire spécifique. Le mâle arbore alors des couleurs plus vives et accompagne les ascensions rapides des femelles prêtes à pondre pour libérer ses gamètes* de façon synchrone dans la colonne d'eau. Les œufs sont pélagiques*. La durée de vie larvaire* est comprise entre 60 et 99 jours.

Le corps des juvéniles est proportionnellement moins haut et plus long que celui des adultes. La zone inférieure de la tête est blanche à partir d'une ligne qui commence au-dessus de la lèvre supérieure, traverse le tiers inférieur de l'œil et s'achève au bout des opercules. Le museau est court, les lèvres sont proéminentes. On trouve deux marques brunes formant un V derrière les yeux. La face ventrale est blanche sous une bande horizontale orange en zigzag qui part de la limite inférieure de la base des nageoires pectorales et se poursuit jusqu'au pédoncule caudal. Une amorce des bandes verticales brunes est discernable en haut du dos. Les deux bandes horizontales de motifs rectangulaires verdâtres sont visibles, les rectangles y sont plus ou moins confondus. La nageoire dorsale présente des motifs obliques orangé pâle dessinant des lignes irrégulières, les intervalles étant verdâtres. Il y a une tache noire entre les deux premiers rayons. La nageoire anale a une base orange à laquelle succède une bande jaune à verte s'achevant sur un large liseré translucide. Les nageoires pectorales, pelviennes et caudale sont translucides.
Puis des marques noires apparaissent en groupes régulièrement espacés de part de d'autre des deux bandes horizontales : elles suggèrent les futures bandes verticales brunes. Des écailles rosâtres dispersées sont présentes. La tête commence à porter de multiples tirets bruns mais les motifs de sa moitié inférieure sont à peine suggérés. Le museau s'allonge, la base des nageoires pectorales montre la tache blanche et orange des femelles.
Ensuite, les deux bandes de motifs rectangulaires verts s'affirment, les rectangles y sont repérables. Les bandes verticales brunes deviennent distinctes. Les taches noires présentes de part et d'autre des bandes horizontales migrent sur le haut du dos, les nageoires impaires prennent leurs couleurs et la hauteur du corps augmente. Cette transformation achevée, on a affaire à une jeune femelle.

La livrée de l'individu « intermédiaire » (femelle devenant mâle) commence par une affirmation des zones rose orangé, qui passent à l'orange vif pendant que les bandes verticales brunes et les taches sombres résiduelles s'estompent. Puis le bleu ciel apparaît sur les motifs rectangulaires et les nageoires. Les motifs faciaux en petites lignes brunes de la femelle se désagrègent et ceux du mâle, en courtes bandes de couleur, les remplacent peu à peu. Enfin, la partie postérieure de la face ventrale, blanchâtre à vert très pâle jusqu'alors, devient jaunâtre à orange, achevant ainsi la livrée du mâle.

Divers biologie

L'espèce n'est pas commune bien que sa densité puisse être assez forte dans certains sites. Elle est diurne. Elle est aussi curieuse, active et opportuniste que la plupart des girelles. Elle est plus puissante d'allure que la majorité d'entre elles : elle fait partie des plus grandes espèces du genre Thalassoma. Cette puissance est très utile dans son habitat électif en zones à hydrodynamisme fort, dans la mesure où elle nage en pleine eau plutôt que de se protéger des courants dans les reliefs du substrat (comme le fait un autre labre de mode battu, Halichoeres nebulosus, par exemple).

Cette girelle-paon peut être seule ou en petits groupes. On la rencontre aussi avec d'autres espèces de girelles dans les épisodes de frénésie alimentaire.

Comme tous les labres, Thalassoma trilobatum nage avec les pectorales de façon saccadée et rapide. Il se cache la nuit dans une anfractuosité pour y dormir.

La ligne latérale* suit le profil du dos jusque vers les derniers rayons mous de la dorsale pour descendre ensuite vers la médiane du corps et se poursuivre ainsi jusqu'au pédoncule caudal.

La mâchoire supérieure est armée d'une paire de canines incurvées, orientées vers l'avant ; la mâchoire inférieure peut en porter une ou deux paires. Les autres dents placées sur les mâchoires sont petites, caniniformes et très rapprochées. Des dents pharyngiennes permettent en outre de broyer les éléments durs des proies.

On peut parfois voir la girelle-paon clown cogner sur une pierre, plusieurs fois d'un mouvement sec, le bras d'ophiure ou le crabe qu'elle tient dans sa gueule pour en briser la carapace ou les épines avant de les ingurgiter.

En situation expérimentale, on a pu observer une préférence de la girelle-paon à taches d'encre Thalassoma hardwicke (Bennet, 1830) pour certaines roches, manifestement du fait de leur plus grande efficacité dans le rôle « d'enclume » que leur attribuait le poisson. La roche sélectionnée était mémorisée et retrouvée dans le même but lors d'opérations similaires ultérieures. Le genre Thalassoma est considéré comme disposant de facultés cognitives significatives.

Une analyse phylogénétique (fondée sur les méthodes de la cladistique*) montre que le genre Thalassoma s'est différencié il y a 8 à 13 millions d'années et a pour ancêtres T. ballieui (Hawaï) et T. septemfasciata (côtes ouest de l'Australie).

Informations complémentaires

Le genre Thalassoma est fondé en 1839 dans le volume II de On the natural history and classification of fishes, amphibians, & reptiles, or monocardian animals. Swainson en fait un sous-genre du genre Xyrichtys (orthographié Zirichthys). Il le caractérise notamment par le fait que les nageoires pelviennes sont plus longues que les nageoires pectorales. Le genre comprend actuellement 28 espèces (mise à jour faite en 2010 par P. Parenti et J. E. Randall).

La capacité de résilience* de cette girelle-paon est moyenne : le temps estimé pour le doublement d'une population est compris entre 1,4 et 4,4 ans. Sa vulnérabilité est modérée.

Sa rareté la rend très chère à l'achat pour les aquariophiles. Elle est de surcroît peu attractive malgré ses magnifiques couleurs du fait de son besoin d'espace, qui exige un très grand aquarium avec une bonne épaisseur de sable et de nombreux reliefs lui permettant de se cacher.

Le nom vernaculaire « girelle de Noël » est une traduction de l'anglais « Christmas wrasse ». L'interprétation la plus courante veut que ce nom soit dû à la dominante orangé-rouge de la livrée du mâle, qui rappellerait le costume du Père Noël. D'autres suggèrent que c'est parce qu'elle est commune aux îles Christmas.

Réglementation

L'espèce est considérée par l'UICN* (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) comme LC (Least concerned), autrement dit : peu concernée par la nécessité de mesures de protection. L'organisation admet cependant que quelques rares populations sont menacées par la surpêche et la pollution (ou par la pêche à l'explosif en Asie du Sud-Est), mais mentionne qu'elle est présente dans de nombreuses aires marines protégées. Elle est considérée comme en probable déclin à La Réunion par [R. Fricke et al. 2009].

Origine des noms

Origine du nom français

Girelle : du latin [gyrus], qui signifie cercle, tour. La girelle est aussi le nom du plateau placé en haut du tour d'un potier. Cette comparaison peut donc concerner la nage virevoltante de ces poissons, ou encore, la curiosité étant un de leurs traits de caractère, leur façon de tourner autour d'un nouveau venu pour l'observer.

paon : cet élément du nom vernaculaire concerne plusieurs espèces. La girelle-paon proprement dite, Thalassoma pavo ([pavo] signifie paon en latin) possède des couleurs vives qui sont comparées à celles du volatile, où dominent les verts et les bleus. Ces couleurs se retrouvent dans les autres espèces du groupe.

clown : cette seconde comparaison peut venir des couleurs contrastées du poisson, qui évoqueraient le costume très voyant des clowns.

Origine du nom scientifique

Thalassoma : du grec [thalassa-] = la mer, et [sôma-] = le corps. W.J. Swainson (1789-1855), le descripteur du genre, ne donne pas d'explication sur le choix de cette composition.
Dans la mythologie grecque, Thalassa est une déesse primordiale de la mer, qui engendre les poissons avec Pontos, et l'adjectif latin [thalassicus] désigne la couleur verte de la mer. Un dictionnaire étymologique de taxinomie (Romero) considère que le sens de Thalassoma est « de la couleur de la mer », le corps [sôma] portant cette couleur étant sous-entendu. Le vert et le bleu entrent en effet dans les couleurs de la plupart des espèces du genre Thalassoma, et singulièrement dans la livrée la plus commune de l'espèce-type, T. purpureum.

trilobatum : ce mot est une latinisation du terme français trilobé (à trois lobes), qui désigne une des formes que peut prendre la nageoire caudale des poissons. Une caudale trilobée présente des lobes pointus comme une queue en croissant, mais son centre est convexe au lieu d'être concave. Le nom convient mal à l'espèce, dont la caudale est tronquée (verticale et rectiligne), seuls les plus grands individus pouvant présenter deux petites pointes au bout des lobes. Dans son Histoire Naturelle des Poissons, Lacépède décrit deux synonymes de l'actuel T. trilobatum comme des espèces différentes, Labrus fuscus et Labrus trilobatus. Cette erreur vient de ce qu'il a mal interprété le manuscrit de Commerson à partir duquel il travaillait : Labrus trilobatus correspond au dessin du poisson et Labrus fuscus à sa description par le grand voyageur. Cela explique que seule la description du premier corresponde à T. trilobatum, le dessin qui a servi à la description du second étant fait à partir d'un poisson desséché. (Source : Histoire Naturelle des Poissons, Cuvier et Valenciennes).

Classification

Numéro d'entrée WoRMS : 212212

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Chordata Chordés Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés.
Sous-embranchement Vertebrata Vertébrés Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux.
Classe Actinopterygii Actinoptérygiens Ossification du crâne ou du squelette tout entier. Poissons épineux ou à nageoires rayonnées.
Ordre Perciformes Perciformes Nageoires pelviennes très rapprochées des nageoires pectorales.
Sous-ordre Labroidei Labroïdes Une seule dorsale, dents molariformes formant un puissant appareil masticatoire.
Famille Labridae Labridés Lèvres épaisses.
Genre Thalassoma
Espèce trilobatum

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