Apogon irisé

Pristiapogon kallopterus | (Bleeker, 1856)

N° 4634

Mer Rouge et Indo-Pacifique

Clé d'identification

Corps fuselé comprimé latéralement, taille maximale documentée : 15,5 cm
Dorsale épineuse et dorsale molle séparées, caudale échancrée
Tête longue, bouche largement fendue, deux lignes horizontales blanches autour de l’œil
Couleur de fond rose pouvant être marquée sur les flancs par une bande noirâtre parfois bordée de blanc
Marge postérieure des écailles largement marquée de brun
Tache noire au-dessus de la ligne latérale au bout du pédoncule

Noms

Autres noms communs français

Marie Jeanne (Maurice), cardinal à dorsale jaune (Maldives)

Noms communs internationaux

Iridescent cardinalfish, kallopterus cardinalfish, Snyder's cardinal, spiny-head cardinal, spinyhead cardinal, spinyhead cardinalfish (GB), Stekelkop-kardinaal (Afrique du Sud), Suga, dangat, moong, marnaong, parangan, bagsang (Philippines), Ulamula (Nouvelle-Zélande), Upaparu (Polynésie), 'Upāpalu (Hawaï)

Synonymes du nom scientifique actuel

Apogon kallopterus Bleeker, 1856
Ostorhinchus kallopterus (Bleeker, 1856)
Apogon snyderi Jordan & Evermann, 1903
Pristiapogon snyderi (Jordan & Evermann, 1903)
Apogon fraenatus yaeyamaensis Aoyagi, 1943

Distribution géographique

Mer Rouge et Indo-Pacifique

Zones DORIS : ● Indo-Pacifique, ○ [Mer Rouge]

Pristiapogon kallopterus est présent en mer Rouge et dans les zones tropicales et subtropicales de l’océan Indien et du Pacifique Ouest et centre.
Sur la bordure ouest de l’océan Indien, on le trouve de l’île de Socotra (Yémen) à la baie d’Algoa, en Afrique du Sud. Sa distribution vers l’est va jusqu’à la mer d’Andaman et aux îles Christmas et Cocos (Keeling) en passant par les Comores, Madagascar, les Mascareignes*, les Seychelles et l’Inde.
Dans le Pacifique, on le rencontre du sud du Japon aux côtes australiennes, avec une distribution vers l’est qui s’étend jusqu’à Hawaï et à la Polynésie française, en passant par la Nouvelle-Calédonie et la plupart des îles comprises dans ces limites.

Biotope

L’apogon irisé vit en milieu corallien, sur des fonds sableux ou rocheux. On peut le trouver en lagon*, sur les récifs isolés et sur les pentes externes.
On le rencontre dès le premier mètre, mais la profondeur maximale semble faire débat : FishBase donne deux références, l’une à 45 m (Myers, 1991), l’autre à 158 m (Randall, 1998), et Allen et al. (2010) proposent 45 m, Heemstra et al. (2022) « environ 62 m », etc.

Description

Description succincte : cet apogon de taille moyenne (max. 15,5 cm) a un corps fuselé avec une tête en forme d’ogive à pointe arrondie et un long pédoncule* caudal. La bouche est oblique et largement fendue, les yeux sont de grande taille. La dorsale épineuse et la dorsale molle sont séparées. La caudale est échancrée.
La couleur de fond est rose à brun clair. Les écailles ont une marge postérieure brune nettement marquée. La livrée peut présenter (ou pas) une bande brun foncé à noirâtre, parfois bordée de blanc, de la pointe du museau à la première partie du pédoncule caudal. La largeur de cette bande est à peu près constante à partir de l’œil. Au bout du pédoncule* caudal se trouve généralement une tache noire circulaire placée au-dessus de la ligne latérale*. Les premières membranes de la dorsale épineuse sont généralement jaunes. Le bord antérieur des pelviennes* est blanc à rosâtre.

Description détaillée :
Morphologie
Le corps de cet apogon est fuselé, sa hauteur (calculée à la verticale de l’origine des pelviennes) entre de 2,6 à 2,9 fois dans la longueur standard* (longueur sans la queue). Le pédoncule* caudal est long (il entre de 3,8 à 4,1 fois dans la longueur standard). Le corps est comprimé latéralement et couvert d’écailles cténoïdes* de grande taille. La taille maximale documentée pour l’espèce est de 15,5 cm.

La tête est en forme d’ogive à pointe arrondie ; elle est longue (sa longueur entre de 2,3 à 2,5 fois dans la longueur standard). Son profil dorsal, à peu près plat avec une légère concavité dans l’espace interorbitaire*, s’arrondit au-dessus de la lèvre supérieure. La bouche aux lèvres épaisses est oblique, largement fendue et protractile* ; la commissure des lèvres se situe à l’aplomb du milieu de la pupille. Les yeux, globuleux et placés en position dorsale, sont de grande taille : le diamètre horizontal du globe charnu qui les porte entre 2,9 à 3,2 fois dans la longueur de la tête. La partie supérieure du globe surplombe l’espace interorbitaire. La pupille est discrètement piriforme*.
L’opercule* et le préopercule* portent des écailles, et la marge du préopercule est finement dentelée. La pointe postérieure de l’opercule se situe à l’aplomb de l’origine des pectorales.

Les nageoires dorsales sont séparées. Elles sont courtes, hautes et orientées vers l’arrière. Le premier rayon de la dorsale épineuse est très petit, il mesure environ le tiers du deuxième rayon, qui lui-même fait un peu plus de la moitié du troisième ; la taille des suivants décline fortement jusqu’au 7e rayon. La membrane suivante est liée à un 8e rayon toujours plaqué sur le dos. Cette nageoire est rarement déployée contrairement à la dorsale molle, à l’anale et à la caudale, qui le sont presque continuellement. La dorsale molle est plus haute que la dorsale épineuse et sa morphologie est proche, mais ses rayons sont plus nombreux et son dernier rayon l’isole du corps.
La nageoire anale est, elle aussi, haute, courte et orientée vers l’arrière ;le premier de ses deux rayons durs est très court, le second mesure un peu plus de la moitié du premier rayon mou et la taille des sept suivants décline jusqu’au dernier. La base de la dorsale molle et celle de l’anale sont gainées par un fourreau garni de petites écailles.
Les pectorales sont en forme d’éventail. Elles sont longues : quand elles sont plaquées sur le corps, la pointe de leurs rayons centraux peut atteindre la verticale de la première écaille située devant la dorsale molle.
Les nageoires pelviennes* sont presque aussi longues que les pectorales.
La caudale est échancrée à légèrement fourchue, la pointe des lobes est arrondie quand elle est complètement déployée.

Couleurs
La couleur de fond est un rose plus ou moins grisé ou cuivré, ou encore un brun clair parfois orangé. Le bord postérieur des écailles porte une large marge foncée, ce qui donne au patron de couleur un aspect réticulé*. Une longue selle* gris foncé à noirâtre peut marquer les deux premiers rangs d’écailles du dos de la nuque à la fin de la dorsale molle, et une courte selle de même couleur peut apparaître sur le pédoncule caudal. Chez de nombreux individus une longue bande brun foncé à noirâtre, parfois bordée de blanc, s’étend de la pointe du museau à la première partie du pédoncule caudal, mais elle peut aussi s’estomper en s’affinant ou disparaître avant cette limite. Sa largeur, à peu près constante à partir de la partie postérieure de l’œil, équivaut à environ la moitié du diamètre du globe charnu portant les yeux. Au bout du pédoncule caudal se trouve une tache noire circulaire de taille variable située au contact du bord supérieur de la ligne latérale*. La tache noire peut être présente en l’absence de la bande noire qui la précède généralement, et ces deux marques peuvent être estompées jusqu’à disparaître.

La partie supérieure de la tête, de la pointe du museau à celle de l’opercule, est d’un gris foncé qui peut être jaunissant à noirâtre et sa moitié inférieure est de la couleur dominante du corps. La partie de la bande noire comprise entre la lèvre supérieure et l’œil est généralement moins large que sur le reste du corps, et elle est plus souvent bordée de blanc. Cette bande peut rester présente quand son prolongement sur le corps ne l’est plus. La partie latérale du globe charnu portant les yeux est plus foncée que la couleur de la partie supérieure de la tête, et elle est traversée par deux lignes blanches horizontales plus ou moins ondulées, la première se trouvant au-dessus de la pupille et la seconde au-dessous. Ces deux marques prolongent les bordures blanches du début de la bande noire, quand elle en est pourvue.

Les membranes des trois premiers rayons de la dorsale épineuse sont jaune vif à jaune sale avec, parfois, une marque blanche en diagonale entre la base du 2e rayon et la pointe du 4e. Les membranes de la seconde dorsale sont translucides avec, à leur base, une ligne discrète de petites taches grisâtres au-dessus de laquelle quelques taches grises, blanches ou jaunâtres sont distribuées sans ordre.
La base de la nageoire anale porte une bande blanche ou bleutée traversée en son milieu par une bande brune ou jaune, le reste de la nageoire est translucide. L’ensemble des motifs de ces deux nageoires est le plus souvent très discret, voire indiscernable.
La caudale est translucide avec des rayons rosâtres, de même que les pectorales.
Le bord antérieur des pelviennes est blanc à rosâtre, puis plus ou moins brun ou rougeâtre et le reste est translucide.

La livrée nocturne : la couleur de fond est gris foncé à brun foncé rougeâtre. La prise de vue au flash provoque des reflets bleus et verts iridescents sur les écailles, notamment dans la partie antérieure du dos, sur le pédoncule caudal et de part et d’autre de la bande noire qui traverse les flancs. La ligne blanche sous la partie de la bande noire située sur le museau devient bleue, et même que les deux lignes de part et d’autre de l’iris. Les membranes des 4 premiers rayons de la dorsale épineuse sont marquées par une bande oblique noire en partie antérieure et blanche en partie postérieure. Les motifs de la dorsale molle et de l’anale ne changent pas mais ils deviennent blanc bleuté et noirs. Les rayons extérieurs de la caudale peuvent noircir. La partie antérieure des pectorales est d’abord blanche, puis noire. L’extrémité postérieure du pédoncule caudal porte un anneau noirâtre, au milieu duquel la tache noire devient diffuse. On peut aussi rencontrer la nuit des individus en livrée ordinaire.

La livrée des juvéniles est décrite dans la section consacrée à la reproduction.

Espèces ressemblantes

La livrée de Pristiapogon kallopterus pouvant arborer, ou pas, une bande longitudinale noire suivie d’une tache noire sur le pédoncule caudal, les espèces ressemblantes doivent être réparties en deux groupes.

Pour les espèces présentant au moins une ces deux caractéristiques :
Trois espèces du genre sont concernées : P. abrogramma, P. exostigma et P. fraenatus. Mais chez toutes ces espèces, la marge des écailles est nettement moins marquée, et la bande noire présente sur les flancs est plus fine et rétrécit continuellement depuis la partie postérieure de l’œil jusqu’au pédoncule caudal.

Il n’y a pas de tache noire succédant à cette bande chez P. abrogramma ; chez P. exostigma elle est présente mais elle est plus petite et se situe au-dessus de la ligne latérale* sans la toucher chez les adultes (elle est au-dessus et au contact de cette ligne chez P. kallopterus) et chez P. fraenatus elle la chevauche.

Les trois espèces partagent la distribution de l’apogon irisé, à l’exception de P. abrogramma, qui n’est pas documenté en mer Rouge.

Parmi les espèces ne présentant aucune de ces deux caractéristiques :
Dans un genre proche, Ostorhinchus urostigmus (Pristiapogon urostigma selon Catalog of Fishes) fait difficulté. Il y a très peu d’informations précises sur cette espèce. La seule différence visible de l’extérieur avec l’apogon irisé (avec ou sans bande latérale noire suivie d’une tache sur le pédoncule caudal) viendrait d’une légère concavité de la partie postérieure des nageoires dorsales pleinement déployées selon Kuiter et Kosawa (2019). Ce qui est quasiment impossible à observer sur le terrain et très difficile à constater d’après photo. Cette espèce partage la distribution de l’apogon irisé. Il faut aussi noter que, selon Kuiter et Kosawa (2019), la révision du genre Pristiapogon faite par Fraser et Lachner (1985) attribue à P. kallopterus les caractéristiques de cette espèce.

Pour distinguer Pristiapogon kallopterus des nombreuses espèces d’apogons présentes dans sa distribution dont la couleur de fond est identique ou proche, mais qui ne présentent pas une bande noire sur les flancs suivie d’une tache noire, la morphologie générale, la coloration des nageoires impaires (notamment celle de la première dorsale) et l’absence de marge foncée fortement marquée sur les écailles peut suffire.

Alimentation

Pristiapogon kallopterus est carnivore : il se nourrit principalement de proies benthiques* (crustacés décapodes, crevettes, œufs), mais il chasse aussi en pleine eau, où il capture des organismes planctoniques* (copépodes et isopodes), et occasionnellement de petits poissons. Il chasse essentiellement la nuit.

Reproduction - Multiplication

Pristiapogon kallopterus est une espèce gonochorique* (les sexes sont séparés dès l’origine et ne changeront pas au cours de l’existence des individus). Sur les 24 individus étudiés par Gon et Randall (2003), les mâles étaient sexuellement matures à partir de 3,7 cm et les femelles à partir de 4,1 cm. L’accouplement se fait par paires après une parade nuptiale complexe.
Les pontes se présentent sous la forme d’une grappe compacte contenant plusieurs milliers d’œufs liés ensemble. Le mâle saisit cette grappe dans sa bouche dès son expulsion et incube les œufs fertilisés dans sa cavité buccale.
La durée de l’incubation* ne semble pas documentée pour cette espèce à la date de publication de cette fiche [02/2026].

Les juvéniles
Une photo de post-larve* colonisant* un lagon* montre un individu de 24,7 mm (longueur standard*) au corps argenté avec une bande horizontale noire du museau au milieu du pédoncule caudal. Une grosse tache d’un noir plus intense chevauche cette bande sur le bord postérieur de l’opercule, et une autre tache noire marque le pédoncule.

Puis la couleur de fond devient brune, la tête et l’abdomen* sont gris foncé et une bande de même couleur couvre tout ou partie du haut du dos, de la nuque au pédoncule caudal. La bande longitudinale noire au milieu des flancs est bordée de blanc de la pointe du museau au pédoncule, et le bord antérieur de la première dorsale est marqué de jaune. Les rayons extérieurs de la caudale peuvent être grisés. Les parties grises du corps s’estompent ensuite et la couleur de fond devient rosée. A partir de ce stade le juvénile ne diffère de l’adulte que par sa taille et son corps plus effilé.

On peut rencontrer les petits juvéniles parmi les radioles* de grands oursins, notamment ceux du genre Diadema. Cette protection est efficace !

Divers biologie

Comme presque tous les Apogonidés, Pristiapogon kallopterus pratique l’incubation buccale paternelle (les œufs sont incubés dans la bouche des mâles), une stratégie rare et complexe qu’on ne trouve que dans cinq familles de poissons marins, dont celle des Apogonidae. Cette stratégie protège les œufs, et parfois les larves, contre la prédation. Elle a un coût important pour le mâle, qui doit cesser de s’alimenter et peine à « respirer » pendant l’incubation.

Chez une espèce au moins l’incubation buccale peut être pratiquée par les deux sexes : selon FishBase, Paroncheilus affinis est le seul cas connu d’incubation buccale maternelle et paternelle chez les apogons. Chez certains d’entre eux, dont les œufs sont plus gros et moins nombreux, les larves restent protégées dans la cavité buccale des mâles après éclosion (par ex. chez Pterapogon kauderni).

Ces stratégies coûteuses pour les individus concernés s’accompagnent régulièrement de ce qu’on appelle le « cannibalisme filial ». Les individus dont l’état général se détériore du fait de la privation de nourriture peuvent en venir à consommer tout ou partie de la grappe d’œufs qu’ils protègent. Une étude faite sur Apogon doederleini (Okuda & Yanagisawa, 1995) montre que les mâles se reproduisent 4 à 7 fois dans la saison et passent 80 % de leur temps à incuber*, ce pourquoi, les organismes étant épuisés, le cannibalisme filial augmente en fin de saison. Une autre raison est invoquée pour expliquer ce phénomène : certains mâles peuvent consommer une ponte entière en vue d’un accouplement avec d’autres femelles pour stocker de l’énergie en vue d’une incubation effective.

Les individus sont solitaires en dehors des périodes de reproduction. Ils restent en journée sous des surplombs, dans des grottes ou diverses anfractuosités des reliefs coralliens ou rocheux, parfois en petits groupes. Ils sont actifs la nuit.

La dorsale épineuse comprend 8 rayons durs (dont 7 sont visibles sur le terrain quand elle est déployée, voir la description), la dorsale molle comprend 9 rayons mous. La nageoire anale est composée de 2 rayons durs et 8 rayons mous, les pectorales ont 12 à 13 rayons (généralement 13). Les pelviennes ont 1 rayon dur et 5 rayons mous.
La ligne latérale* comprend 28 à 29 écailles (généralement 29).

Informations complémentaires

La famille des Apogonidés contient à l’heure actuelle 40 genres regroupant 381 espèces considérées comme valides, dont 12 ont été décrites dans les dix dernières années (données fournies par Catalog of Fishes en janvier 2026).

Elle est divisée selon WoRMS en deux sous-familles (Apogoninae et Pseudamiinae), auxquelles s’ajoute un genre isolé (Taeniama). Le genre Pristiapogon appartient à la première sous-famille, qui comprend actuellement [01/2026] 33 genres. Toutefois, la taxonomie de cette famille est souvent sujette à débat et ne paraît pas clairement fixée.

Kuiter et Kosawa (2019), se basant sur la description et l’illustration du descripteur de l’espèce (Pieter Bleeker), estiment que le patron de couleur défini pour Pristiapogon kallopterus dans la révision du genre faite par Fraser et Lachner (1985), qui inclut notamment une bande noire latérale de largeur uniforme, est en fait celui de P. urostigma (Ostorhinchus urostigmus selon WoRMS). Ils considèrent aussi que la description de P. kallopterus par Bleeker, ainsi que son illustration, correspondent à l’espèce que la révision du genre nomme P. exostigma (une bande noire s’affinant régulièrement de l’œil au pédoncule caudal). Ils suppriment donc ce dernier taxon et proposent des photos de P. kallopterus illustrant le patron de couleur usuellement défini comme celui de P. exostigma. Ces choix ne semblent pas cautionnés par la communauté scientifique.

Les poissons de la famille des Apogonidés ont une durée de vie qui va de 3 à 5 ans.

Statuts de conservation et réglementations diverses

Le statut de Pristiapogon kallopterus pour l’UICN* est LC (Least Concerned, traduit par « Préoccupation mineure »), ce qui signifie que les informations recueillies sur l’espèce ne permettent pas de la classer dans les autres catégories, notamment dans les trois qui alertent sur une menace (CR : en danger critique d’extinction, EN : en danger, VU : vulnérable). En fonction de quoi elle n’est pas actuellement concernée par des mesures de protection.

Origine des noms

Origine du nom français

Apogon : le nom du genre est devenu un nom commun valable pour toutes les espèces de la famille des Apogonidés.

irisé : se dit d’une couleur dont les reflets sont susceptibles de porter toutes les couleurs de l‘arc-en-ciel (rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet). Dans le cas présent, ce qualificatif vient des bleus et des verts iridescents* renvoyés par les écailles dans la lumière d’une torche ou d’un flash, lors des plongées de nuit.

Origine du nom scientifique

Pristiapogon : nom composé du mot grec [pristes], qui désigne un scieur (de matériaux) et d'Apogon, nom de genre créée par Lacépède en 1801.
Le genre Pristiapogon est décrit en 1870 comme un sous-genre du genre Apogon par le zoologiste allemand Carl Benjamin Klunzinger (1834-1914) dans Synopsis der Fische des Rothen Meeres, Première partie, p. 715. L’auteur ne justifie pas son choix de nom mais il insiste dans sa description sur les « petites dents dirigées vers l’arrière » qui marquent notamment « la partie inférieure de l’os préorbitaire ». Si on se fonde sur l’étymologie du nom de genre Pristicon (Fraser, 1972) telle qu’établie par son descripteur, le radical [pristes] renvoie aux os de la tête qui sont dentelés ; c’est probablement cette caractéristique qui motive aussi celui de Pristiapogon.
L’espèce-type* est Apogon fraenatus, synonyme de l’actuel Pristiapogon fraenatus.
Le genre contient actuellement [01/2026] 5 espèces acceptées.

kallopterus : ce nom associe les mots grecs [kalos], qui signifie « beau », et [ptero], qui vient de [pteron] et désigne une « aile » et par extension une nageoire. L’épithète spécifique signifie donc « aux belles nageoires ».
L’espèce est décrite sous le nom d’Apogon kallopterus en 1856 par l’ichthyologiste* néerlandais Pieter Bleeker (1819-1878) dans Beschrijvingen van nieuwe of weinig bekende vischsoorten van Manado en Makassar, grootendeels verzameld op eene reis naar den Molukschen Archipel in het gevolg van den Gouverneur Generaal Duymaer van Twist (Acta Societatis Regiae Scientiarum Indo-Neêrlandicae (vol. 1, première partie, p. 33).
Bleeker n’explique pas le nom donné à l’espèce mais les 5 dernières lignes de sa description en latin (qui en comprend 24) sont consacrées aux couleurs des nageoires. L’importance accordée à ces couleurs explique probablement le choix de l’épithète spécifique.
La localité du type* est la ville de Manado, située au nord de l’île indonésienne de Sulawesi.

Classification

Numéro d'entrée WoRMS : 712696

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Chordata Chordés Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés.
Sous-embranchement Vertebrata Vertébrés Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux.
Super classe Actinopteri
Classe Teleostei
Ordre Apogoniformes Apogoniformes
Famille Apogonidae Apogonidés Famille des apogons.
Sous-famille Apogoninae
Genre Pristiapogon
Espèce kallopterus

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