Phyllidie ocellée

Phyllidia ocellata | Cuvier, 1804

N° 1164

Indo-Pacifique, mer Rouge

Clé d'identification

Manteau dorsal de couleur de fond jaune doré
Tubercules jaunes ou blancs
Tubercules au centre d’ocelles noirs entourés de blanc
Parfois lignes sinueuses noires et blanches à la place des ocelles
Rhinophores jaunes et lamellés

Noms

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Phyllidiopsis carinata Eliot, 1910
Phyllidia tuberculata Baba, 1930
Phyllidia japonica Baba, 1937
Phyllidia baccata Pruvot-Fol, 1957
Phyllidia ocellata undula Yonow, 1986

Distribution géographique

Indo-Pacifique, mer Rouge

Zones DORIS : Indo-Pacifique

Cette espèce est présente dans tout le domaine Indo-Pacifique tropical, mer Rouge incluse. Sa présence est attestée à Mayotte, La Réunion et en Nouvelle-Calédonie.

Biotope

La phyllidie ocellée se rencontre sur les récifs coralliens, entre 1 et 20 m de profondeur.

Description

La phyllidie ocellée a une taille moyenne de 39 mm, mais elle peut atteindre 70 mm de long. La face ventrale est grise et le pied n’a pas de signe distinctif. Le manteau dorsal présente une couleur de fond jaune avec des ocelles ou des bandes noirs entourés de blanc. Les tubercules sont coniques ou arrondis, de couleur jaune ou blanche. Ils sont séparés les uns des autres, formant parfois une ligne discontinue au milieu du manteau.
Le patron de coloration est extrêmement variable, même en un lieu géographique donné. Ainsi, le patron typique correspond à un jeu de 4 à 10 ocelles noirs bordés de blanc entourant un tubercule jaune ou blanc. Mais on peut rencontrer des individus uniquement jaunes et noirs, d’autres ne présentant pas ocelles, mais des bandes blanches et noires.
Les rhinophores* sont jaunes et lamellés, avec des extrémités arrondies. Sous le manteau, les tentacules labiaux en forme de doigt ont leurs extrémités jaunes et arrondies.
Il n’y a pas de différence d’aspect entre les adultes et les juvéniles.

Espèces ressemblantes

Il n'y a que peu de risques de confusion possibles, rares étant les espèces présentant un patron de couleur avec du jaune et du noir (le blanc n’étant pas toujours présent).

Phyllidia multituberculata Boettger, 1918 vit dans l'océan Indien. L'aspect peut varier selon les zones géographiques (notamment entre les côtes africaines et la zone Maldives/Inde) mais la robe est toujours orange vif, avec des taches noires enserrant des tubercules orange. Ceux-ci sont parfois cerclés de blanc.

Alimentation

Ces animaux se nourrissent d’éponges. Les Phyllidiidés n’ont ni mâchoires, ni radula*, les phyllidies n’ont pas d’estomac. Elles dévaginent un intestin céphalique sur la proie. Des substances acides prédigèrent les tissus des éponges et ensuite aspirent les produits prédigérés.
Phyllidia ocellata se nourrit de l’éponge Higginsia massalis (non exhaustif, peu d’observations ont été faites sur la nourriture de ces animaux).

Reproduction - Multiplication

Les Phyllidiidés font une ponte en ruban.

Divers biologie

Les phyllidies sécrètent des substances répulsives.

Informations complémentaires

Phyllidia ocellata undula se réfère à un patron de coloration où les ocelles sont remplacés par des lignes méandreuses noires et blanches. Ainsi, cette variation a été décrite comme une espèce différente, avant qu’elle ne soit reconnue que comme une simple variation de couleur.
Au sud de la Thaïlande, on rencontre des spécimens au manteau dorsal noir avec des tubercules jaunes (voir photos).

Origine des noms

Origine du nom français

Traduction du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Phyllidia vient du nom féminin d’origine grecque Phyllis. Fille de Lycurgue, roi de Thrace, elle fut changée en amandier.
ocellata vient du latin [ocellus], diminutif de [oculus] = œil. ocellata = qui a de petits yeux (Gaffiot)
Le nom de cette phyllidie fait référence aux ocelles de sa livrée classique.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Opisthobranchia Opisthobranches Coquille présente, réduite ou absente. Branchies à l’arrière du cœur. Principalement marins ou d’eau saumâtre, rare en eau douce (une dizaine d’espèces, Ordre des Acochlidea).
Ordre Nudibranchia Nudibranches Cavité palléale et coquille absentes chez l’adulte. Lobes pédieux souvent absents aussi. Respiration cutanée, à l’aide de branchies, de cérates ou d’autres appendices. Tête portant une ou deux paires de tentacules, les tentacules postérieurs ou rhinophores peuvent parfois être rétractés dans des gaines. Principalement marins ou d’eau saumâtre.
Sous-ordre Doridina Doridiens Corps aplati. Anus dorsal entouré complètement ou partiellement par des branchies de remplacement ramifiées qui peuvent être rétractées (voire absentes). Mangeurs d’éponges, habituellement armés de spicules calcaires internes.
Famille Phyllidiidae Phyllidiidés Corps ovale, pas de branchies dorsales (lamelles sous le manteau autour du pied), rhinophores lamellés rétractiles, manteau dur avec des tubercules, motifs et couleurs contrastés.
Genre Phyllidia
Espèce ocellata

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