Peyssonnelia

Peyssonnelia squamaria | (S.G. Gmelin) Decaisne

N° 293

Méditerranée, Atlantique proche

Clé d'identification

Frondes rouges en forme d'éventail de 10 cm maximum
Frondes se chevauchant plus ou moins
Consistance membraneuse mais souple
Espèce typique de l'infralittoral

Noms

Noms communs internationaux

Peyssonnelia (GB, D), Rosa di mare (I), Rood korstwier (NL)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Fucus squamarius S.G. Gmelin 1768
Dictyota squamata J.V. Lamouroux 1809
Dictyota squamaria (S.G. Gmelin) Poiret 1812

Distribution géographique

Méditerranée, Atlantique proche

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Cette espèce est présente en Méditerranée et en Atlantique proche (Açores, Portugal).

Biotope

Sciaphile*, on la trouve fixée sur des pierres ou sur des algues calcaires dans des endroits sombres (fentes, grottes, surplombs) en mode calme, de l'étage infralittoral*

Description

Le thalle* est de couleur rouge foncé à rouge orangé, parfois jaunâtre. Il est en forme d'éventail au bord lisse ou lobé, mesurant moins de 10 cm de diamètre et de 0,15 à 0,3 mm d'épaisseur. Sa surface présente des stries radiales et concentriques souvent plus claires.
La consistance est membraneuse mais reste souple.
Le thalle s'étend à l'horizontale, fixé légèrement au substrat* par les rhizoïdes* de sa face inférieure. Les thalles adjacents se chevauchent partiellement.

Espèces ressemblantes

Il y a une quinzaine d'espèces différentes de Peyssonnelia en Méditerranée. Elles différent par leur taux de calcification, la taille et épaisseur des éventails, l'adhérence au substrat, mais l'identification précise n'est possible qu'au microscope.

Alimentation

Végétal autotrophe* : photosynthèse*.

Reproduction - Multiplication

Reproduction à cycle trigénétique*. Le gamétophyte* (thalle de première génération) fournit les gamètes* qui par fusion donnent le zygote*. Le zygote se développe en parasite sur le gamétophyte femelle donnant naissance à des individus produisant des carpospores*; ces individus forment une deuxième génération (carposporophyte*). Puis les carpospores germent donnant une troisième génération asexuée ou tétrasporophyte*.
Gamétophyte et tétrasporophyte sont d'apparence identique.
Les organes reproducteurs sont regroupés en sores* (némathécies) sur la surface du thalle et sont visibles entre octobre et février.

Vie associée

Cette algue est associée aux peuplements sciaphiles de l'infralittoral et à l'épiflore des rhizomes de posidonies.

Divers biologie

Cette espèce très commune est pérenne (durée de vie de plusieurs années).

Origine des noms

Origine du nom français

Francisation du nom de genre.

Origine du nom scientifique

Peyssonnelia : en hommage à J. A. Peyssonnel (1694-1759), naturaliste français.

squamaria : du latin [squāma] = écaille. Relatif à la forme des frondes en éventails et qui se chevauchent.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Rhodobionta / Rhodophyta Rhodobiontes Algues rouges, pour la plupart marines.
Sous-embranchement Eurhodophytina
Classe Florideophyceae Floridéophycées

Thalle élaboré formé de fins filaments branchés ou en lames.

Sous-classe Rhodymeniophycidae Rhodyméniophycidées
Ordre Peyssonneliales Peyssonneliales
Famille Peyssonneliaceae Peyssonneliacées Thalle en forme de croûte ou de feuille fixé horizontalement et formé de filaments verticaux de cellules, parfois incrustés de calcaire.
Genre Peyssonnelia
Espèce squamaria

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