Hydraire mimosa

Myrionema hargitti | (Congdon, 1906)

N° 2531

Atlantique tropical Ouest

Clé d'identification

Colonies buissonnantes
Grands polypes terminaux
Couleur brun-jaune caractéristique
Quelques dizaines de tentacules

Noms

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Eudendrium hargitti Congdon, 1906
Eudendrium griffini Light, 1913

Distribution géographique

Atlantique tropical Ouest

Zones DORIS : Caraïbes

Cette espèce est très répandue des Bermudes aux Antilles.

Biotope

Myrionema hargitti vit préférentiellement dans des zones très exposées au soleil, à partir de 50 cm de profondeur. Les colonies se fixent sur des substrats variés, le plus souvent à la base des feuilles de l'herbe à tortue (Thalassia testudinum). On la trouve aussi sur les racines des palétuviers ou des objets immergés (bouées), dans les fonds de baies peu soumises au courant.

Description

Cet hydraire assez commun forme des colonies de 2 à 6 cm de haut, d'aspect buissonnant, composées de nombreuses tiges ramifiées avec des polypes en position terminale. Les tiges principales prennent naissance à partir d'un réseau de tubes ou stolons* qui ancrent solidement la colonie à son substrat. L'axe de la colonie est composé d'une tige simple, dite monosiphonique, ramifiée plusieurs fois de façon irrégulière, formant ainsi des branches. Ces dernières prennent naissance à la base de la tige principale ou des branches principales et donnent à la colonie un aspect de bouquet de fleurs.

La couleur jaune-brun des colonies est caractéristique et est conférée par la présence en grande quantité, dans les tissus, d'algues microscopiques symbiotiques* (zooxanthelles*).

Les extrémités des tiges et des branches portent chacune un polype appelés hydranthe* ou gastrozoïde*. Les hydranthes assurent la nutrition de la colonie et possèdent entre 35 et 60 tentacules longs et fins. Ceux-ci sont disposés en plusieurs couronnes serrées, très rapprochées les unes des autres, entourant la bouche portée à l'extrémité de l'hypostome* très mobile, en forme de trompette.

Espèces ressemblantes

Aucune autre espèce ne lui ressemble dans sa zone géographique. La forme de la colonie et sa coloration caractéristique rendent cette espèce très facile à reconnaître.

Dans l'Indo-Pacifique, Myrionema amboinense Pictet, 1893 est une espèce très ressemblante, mais se distingue de M. hargitti par la présence d'un nombre de tentacules* nettement plus important (de 80 à 120) et un hydranthe dont le corps est plus allongé.

Alimentation

Le régime alimentaire de cette espèce n'a pas encore été étudié, il est probable qu'elle est microphage*, se nourrissant de petites proies capturées à l'aide de ses nombreux tentacules. Il se peut que la présence de zooxanthelles dans ses tissus contribue aussi à la nutrition de la colonie.

Reproduction - Multiplication

Les spécimens fertiles portent des gonades* directement insérées sur le corps des polypes nourriciers et qui ne se détachent pas : les organes reproducteurs ou gonophores* sont dits fixes.
Les gonophores mâles sont composés de plusieurs séries linéaires de 1 à 4 chambres sphériques empilées les unes au-dessus des autres, et sont remplis de spermatozoïdes. Les gonophores femelles se forment également autour du corps des hydranthes et se présentent sous forme ovoïde, chacun enfermant un ovocyte*.
Chaque colonie porte un seul type de gamètes* (mâles ou femelles).

Les gamètes sont libérés dans l'eau de mer où a lieu la fécondation, phénomène par lequel une larve planula* est formée.
Celle-ci nage un certain temps, puis choisit de se fixer sur un substrat* adéquat. Elle va ensuite se différencier en un polype dit primaire, capable de bourgeonner latéralement d'autres polypes, et de reconstituer ainsi une nouvelle colonie.

Vie associée

Cette espèce vit, en règle générale, près de la surface ce qui permet la photosynthèse par les nombreuses zooxanthelles* contenues dans ses tissus.

Origine des noms

Origine du nom français

Hydraire mimosa : nom proposé par l'équipe DORIS, à cause de l'aspect des polypes en bouquets de petits pompons jaunâtres.

Origine du nom scientifique

Myrionema : du grec [murio-] = innombrable, par milliers ; et [nêma] = fil : petite exagération poétique, faisant bien ressortir le grand nombre de fins tentacules caractéristique de ce genre.



hargitti indique que l'espèce est dédiée à C.W. Hargitt (1852-1927), biologiste américain.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Hydrozoa Hydrozoaires Cnidaires dont le cycle de vie est alterné, mais de façon inconstante, par deux phases différentes : le polype et la méduse. Présence d’un velum dans la méduse (dite craspédote), gonades ectodermiques, perte des septes, perte des cnidocytes endodermiques. Coloniaux ou solitaires. Quelques espèces d’eau douce.
Sous-classe Hydroidolina Hydroïdes Hydrozoaires dont le cycle de vie présente toujours une phase polype.
Ordre Anthoathecata Anthoathécates

Hydraires dont la phase polype est dépourvue de thèques protectrices rigides. Phase polype presque exclusivement benthique, quelques espèces tropicales sécrétant un exosquelette calcaire (coraux de feu). Méduse avec ombrelle haute possédant des ocelles, les gonades se développent autour du manubrium.

Sous-ordre Filifera Filifères Hydroïdes coloniaux, tentacules des polypes filiformes, anthoméduses, quelques espèces sécrètant un squelette calcaire (Hydrocoralliaires).
Famille Eudendriidae Eudendriidés
Genre Myrionema
Espèce hargitti

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