Hydraire à branches opposées

Synthecium evansi | (Ellis & Solander, 1786)

N° 2579

Méditerranée et proche Atlantique Est

Clé d'identification

Colonies mesurant jusqu'à 10 cm
Tiges portant des branches en paires strictement opposées

Noms

Autres noms communs français
Hydraire d’Evans
Noms communs internationaux
Evans’ coralline (GB)
Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Sertularia evansii Ellis & Solander, 1786
Dynamena tubulosa Heller, 1868

Distribution géographique

Méditerranée et proche Atlantique Est

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

L'hydraire à branches opposées se rencontre en Méditerranée, dans le détroit de Gibraltar et jusqu’aux îles Canaries.

Biotope

Cet hydraire pousse sur une grande variété de substrats : éponges, autres hydraires, coquilles de mollusques, bio-concrétions, pierres.
En Méditerranée, l’espèce a été retrouvée entre 2 et 250 m de profondeur. Dans le détroit de Gibraltar, elle a été signalée à plus de 500 m.

Description

Cet hydraire pousse en colonies mesurant jusqu’à 10 cm de haut. Elles sont composées d’une tige principale (hydrocaule*) qui donne naissance, par paires opposées, à des rameaux ou hydroclades* disposés en "arête de poisson"

De part et d'autre de la tige et des rameaux s’insèrent, toujours en paires opposées, les hydrothèques* : logettes contenant les polypes ou hydranthes*. Chaque hydrothèque est de forme tubulaire ; sa moitié proximale* est soudée à la tige ou aux branches, tandis que sa moitié distale* est recourbée vers l’extérieur. Son orifice, permettant l’épanouissement de l’hydranthe, est de forme arrondie ; il n'y a pas d’opercule.

Les colonies fertiles portent des gonothèques* : structures globulaires et striées transversalement contenant les gamètes*. Les gonothèques ne sont pas portées par les hydroclades, mais émergent des orifices des hydrothèques.

Alimentation

C'est une espèce microphage* : elle se nourrit du plancton capturé dans le courant à l'aide de ses tentacules.

Reproduction - Multiplication

La reproduction a été observée entre juillet et novembre.
Les sexes sont probablement séparés (colonies mâles et colonies femelles distinctes).
Les gamètes sont contenus dans des structures globulaires-allongées, appelées gonothèques : il n'y a pas de stade méduse libre.  Les gamètes sont libérés dans la colonne d’eau, où a lieu la fécondation. L'œuf fécondé se développe en une larve planula* capable de se fixer sur un substrat* adapté pour y former une nouvelle colonie.

Vie associée

Synthecium evansi peut pousser sur des éponges, des hydraires, des coquilles de mollusques, et il peut à son tour servir de support à d'autres petits hydraires épibiontes*.

Divers biologie

Les hydrothèques cylindriques recourbées vers l’extérieur, en paires opposées, sont caractéristiques, tout comme la position des gonothèques sortant de l’intérieur des hydrothèques.

Informations complémentaires

Cette espèce n'est pas du tout urticante pour l'homme.

Origine des noms

Origine du nom français

Le nom proposé par DORIS "Hydraire à branches opposées" met en avant la caractéristique remarquable de la structure de cet hydraire.
"Hydraire d'Evans" est la traduction du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Synthecium : du grec [syn-] = ensemble ; et [thêkh-] = boîte, coffre. Ce nom signifie plus ou moins "boîtes assemblées", allusion à la position des hydrothèques étroitement collées aux rameaux.

evansi : l'espèce est nommée ainsi d’après John Evans (officier marin de la Compagnie des Indes Orientales), qui a récolté le matériel type de l’espèce.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Hydrozoa Hydrozoaires Cnidaires dont le cycle de vie est alterné, mais de façon inconstante, par deux phases différentes : le polype et la méduse. Présence d’un velum dans la méduse (dite craspédote), gonades ectodermiques, perte des septes, perte des cnidocytes endodermiques. Coloniaux ou solitaires. Quelques espèces d’eau douce.
Ordre Leptothecata / Leptomedusa Leptothécates / Leptoméduses Hydroïdes coloniaux dont les polypes sont protégés par une enveloppe chitineuse, la thèque. Méduses (quand elles existent) aplaties, parfois de grande taille, portant des statocystes sur le bord de l’ombrelle, et des gonades sur les canaux radiaires.
Famille Syntheciidae Synthéciidés Colonies dressées, avec des tiges simples ou formant des branches. Hydrothèques alternes ou en paires opposées ; tubulaires, recourbées vers l’extérieur, avec une ouverture circulaire, lisse, sans opercule.
Genre Synthecium
Espèce evansi

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