Troque de Philbert, troque de Michaud
Philbert’s gibbula (GB), Peonza de Philbert (D), Philbertův kotouček (Tchèquie)
Trochus michaudi Blainville, 1830
Trochus philberti Récluz, 1843
Trochus villicus R. A. Philippi, 1844
Trochus philberti var. grisea Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1884
Trochus philberti var. nigra Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1884
Gibbula philberti var. solitaria Monterosato, 1888
Gibbula philberti var. minima Pallary, 1912
Gibbula (Phorculus) philberti var. bicarinata Coen, 1937
Gibbula philberti var. bicarinata Coen, 1937
Atlantique Nord-Est, Méditerranée
Zones DORIS : ○ [Méditerranée française]
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
Aspect général
La coquille est souvent marbrée et présente un aspect généralement rugueux. Les tours sont striés en diagonale et ornés d’un ou de plusieurs cordons spiralés à relief dominant, accompagnés d’autres stries parallèles beaucoup plus fines. Les cordons principaux sont ponctués de petites taches plus claires ou plus foncées que le fond.
Plage Borély, Marseille (13), estran
16/02/2025
Gastéropodes à coquille unique : escargots subaquatiques et assimilés (ex. Prosobranches et Hétérobranches/Pulmonés)
De nuit à La Ciotat
La coloration des coquilles est très variable, allant du beige pâle à un jaune fauve ou ocre, parfois roux, jusqu’au noirâtre. Elles peuvent être marbrées ou flammulées de manière oblique. Le nombre de cordons spiralés dominants varie d’une coquille à l’autre.
Plage Lumière, La Ciotat (13), 2 m, de nuit
25/04/2024
A Barcarès
Vue de dessus, on peut observer le mufle de la gibbule, marqué d’un motif à fines rayures noires, ainsi que deux petits lobes céphaliques blanchâtres et crénelés sur les bords, et deux tentacules annelés, blancs et noirs. Les tentacules épipodiaux, visibles sur les côtés, sont plus fins et plus clairs, presque transparents.
Le bassin des Dins d'Illes, étang de Barcarès (66)
01/11/2024
A faible profondeur
Le plus souvent, les gibbules de Philbert sont observées en faible profondeur, sur les blocs rocheux. Ce spécimen présente une coquille de couleur foncée, ornée de nombreux cordons dominants. Ceux‑ci portent de petits points plus clairs, ce qui leur donne un aspect « articulé ». En vue quasi de profil, on distingue les tours de la spire gradués ou « en escalier ».
Bastia (2B), Corse
18/05/2023
Base de la coquille
Vue de dessous, on observe comment les cordons spiralés dominants s’affinent et se resserrent autour de la cavité ombilicale. Celle‑ci est blanche et l’ombilic est profond, spiralé et largement ouvert, évoquant un entonnoir. Lorsque l’animal se rétracte dans sa coquille, celle‑ci se ferme grâce à un mince opercule corné.
Plage Borély, Marseille (13), estran
16/02/2025
Les parties molles
Cette photographie a été prise alors que le mollusque était en train de se retourner, laissant bien visibles les parties molles de son corps. On remarque le motif uniforme du manteau ainsi que les bords richement crénelés : le bord du pied, celui des lobes situés derrière la tête, ainsi que le repli du manteau. En plus des deux tentacules situés sur la tête, l’animal possède trois tentacules plus fins de chaque côté du corps.
Plage Borély, Marseille (13), estran
16/02/2025
Vue de dessous
La gibbule a été photographiée à travers la paroi plastique d’un petit bocal utilisé sur la plage. Retrouvée en laisse de mer, dans les feuilles humides de posidonie, elle a ensuite été déposée dans l’eau. On observe sa sole allongée, blanchâtre et partiellement transparente, notamment en périphérie où elle est finement ciliée. La bouche est légèrement jaunâtre.
Plage Borély, Marseille (13), estran
16/02/2025
Espèces ressemblantes
Gibbula philberti (rangée du haut) ressemble beaucoup à Steromphala varia (rangée du bas) qui, en plus, est une espèce bien plus commune. Les deux espèces ont des coquilles de taille et de couleur comparables, et il est important d’examiner la coquille sous tous les angles pour bien distinguer les différences : la structure de la surface des tours, le relief visible en vue de profil, ainsi que la forme de l’ombilic.
Note : les collections de coquillages que DORIS reconnaît sont uniquement celles qui sont à visée scientifique.
Marseille (13), en épaves, en laisse de mer
02/2026
Clefs d’identification
La coquille de gauche appartient à Steromphala varia, celle à droite à Gibbula philberti. Le motif marbré ou flammulé de manière oblique est fréquent chez les deux espèces, mais chez la gibbule de Philbert, on remarque un profil caractéristique en forme d’escalier, avec un petit plan étroit sous la suture. Les tours sont presque plats, mais ils sont ornés de quelques cordons à relief dominant, plus épais et plus saillants. À la base de la coquille, la carène est plus marquée chez Steromphala varia, et son ombilic est moins largement ouvert que l'«entonnoir » de la gibbule.
Marseille (13), en épaves, en laisse de mer
02/2026
Cordons à relief dominant
L’auteur décrit l’espèce sous le nom de Trochus villicus (synonyme scientifique) et la compare aux espèces lui ressemblantes : Steromphala varia et Steromphala leucophaea (voir paragraphe concerné de la fiche). Il précise que sa collection personnelle compte quarante‑sept spécimens. Son dessin met particulièrement en valeur les cordons spiralés dominants.
L’auteur décrit l’espèce sous le nom de Trochus villicus (synonyme scientifique) et la compare aux espèces lui ressemblantes : Steromphala varia et Steromphala leucophaea (voir paragraphe concerné de la fiche). Il précise que sa collection personnelle compte quarante‑sept spécimens. Son dessin met particulièrement en valeur les cordons spiralés dominants.
Reproduction de documents anciens
1844
Dessin naturaliste
Vues de profil et de dessous de Trochus philberti (syn.). L’auteur signale la présence de la troque en faible profondeur, sur les rochers de la côte atlantique espagnole, de la côte méditerranéenne espagnole, ainsi qu’aux îles Baléares. Il considère cette espèce comme fréquente.
Fig.9 à 11, planche 65B dans le Tome 1 de « Moluscos marinos de España, Portugal y las Baleares » par le biologiste et malacologue espagnol Joaquín González Hidalgo Rodriguez (1839-1923)
Reproduction de documents anciens
1870
Dessin ancien
Vues de dessus et de profil de Gibbula philberti. L’auteur indique que la forme de la coquille est assez constante, mais que cette espèce présente une grande variabilité dans le développement des cordons spiralés. Parfois, ceux‑ci sont très petits et presque égaux, tandis que dans d’autres cas, plusieurs d’entre eux sont nettement plus dominants, plus épais et plus élevés. Notons que le spécimen représenté dans la Figure 27 possède des cordons dominants relativement réguliers.
Fig.26 et 27, planche 31, Vol. XI. dans « Manual of Conchology, structural and systematic » par George. W.Tryon et Henry A. Pilsbry
Reproduction de documents anciens
1889
Radula
Les dents de la radula de Gibbula philberti (rangée du haut) sont comparées à celles de Steromphala leucophaea (en bas), espèce ressemblante. Le dessin présente la dent rachidienne ainsi que les dents latérales gauches. Chez la gibbule de Philbert, la dent rachidienne est plus large que haute, ce qui n’est pas le cas chez l’autre espèce.
Fig.2 dans l’article « Osservazioni sull'habitat preferenziale, la morfologia conchigliare e l'anatomia di Gibbula leucophaea (Philippi, 1836) » par le malacologue italien Gianni Spada
Reproduction de documents anciens
1978
Rédacteur principal : Miroslava MATEJCEKOVA
Rédacteur : Philippe LE GRANCHÉ
Vérificateur : Philippe LE GRANCHÉ
Responsable régional : Philippe LE GRANCHÉ
La page de Gibbula philberti sur le site de référence de DORIS pour les mollusques : MolluscaBase
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