Anémone de Claparède

Edwardsia claparedii | (Panceri, 1869)

N° 2560

Atlantique Nord-Est et Méditerranée

Clé d'identification

Colonne enfouie dans le sédiment
16 tentacules disposés en deux cycles de 8 tentacules
Tentacules effilés et transparents ornés de blanc et de brun
Disque oral clair avec un motif étoilé

Noms

Synonymes du nom scientifique actuel

Edwardsia callimorpha (Gosse, 1853)
Halcampa claparedii Panceri, 1869

Distribution géographique

Atlantique Nord-Est et Méditerranée

Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française], ○ [Atlantique Nord-Est, Manche et mer du Nord françaises]

Cette anémone est présente depuis les îles Britanniques jusqu'en Méditerranée, où elle est rare.

Biotope

L'anémone de Claparède se rencontre depuis l'infralittoral jusqu'à une profondeur qui peut dépasser 50 m en Atlantique, 90 m en Méditerranée. Elle préfère les eaux abritées et enfouit sa colonne dans les fonds sédimentaires sableux ou vaseux, notamment ceux qui sont colonisés par des zostères.

Description

L'anémone de Claparède possède une colonne enfouie dans le sédiment, on ne voit donc que son disque oral et sa couronne de tentacules. Cette couronne atteint un diamètre de 50 mm, elle est composée de 16 tentacules disposés en deux cycles (verticilles*) de 8 tentacules, ceux du cycle intérieur sont un petit peu plus courts. Ces tentacules sont effilés et transparents, mais ils sont ornés de taches blanches et de petits points brunâtres. Certains individus peuvent présenter un (ou plusieurs ?) tentacules opaques et blanchâtres. Le disque oral présente une teinte générale claire, plus ou moins blanche. Il peut être orné d'un motif étoilé beige et de minuscules taches orangées.
La colonne, en extension, peut atteindre une taille de 12 cm, pour un diamètre de 5 à 8 mm. D'aspect vermiforme, elle est divisée en deux parties principales : le scapus* (partie inférieure) et le scapulus* (partie supérieure). Le scapus présente huit rangées longitudinales de tubercules munis de capsules urticantes et possède un revêtement adhésif. Il se termine par une partie basale d'allure arrondie et nue nommée physa*.

Espèces ressemblantes

Edwardsia claparedii peut être confondue avec d'autres anémones à colonne enfouie dans le sédiment et à longs tentacules :

- Scolanthus callimorphus, mais celle-ci possède des tentacules arrangés en deux cercles de nombres inégaux : 5 + 11. Sa base n'a pas l'aspect nu visible chez Edwardsia claparedii.

- Halcampoides elongatus et Peachia cylindrica, mais ces deux espèces possèdent 12 tentacules.

Alimentation

Comme les autres anémones, Edwardsia claparedii est un animal carnivore qui se nourrit de petits poissons, de petits crustacés ou d'autres invertébrés de taille modeste ainsi que de divers débris organiques. Au contact d'un de ses tentacules urticants, la proie est paralysée. Le tentacule se replie pour amener la proie à la bouche où elle sera introduite pour être digérée dans la cavité gastrique.

Reproduction - Multiplication

La reproduction (non documentée dans la littérature) est probablement sexuée. Après l'émission des spermatozoïdes et la fécondation qui est interne, l'anémone émet dans l'eau des petits œufs. Chaque œuf se développe en une larve, la planula*, qui mène une courte vie en pleine eau avant de tomber sur le fond et de donner une nouvelle anémone.

La reproduction asexuée n'est pas mentionnée pour cette espèce dans la littérature disponible.

Origine des noms

Origine du nom français

Anémone de Claparède est une proposition de DORIS par adaptation du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Edwardsia : en hommage à Henri Milne-Edwards (1800-1885), célèbre zoologiste français qui réalisa de nombreux travaux de référence en biologie marine.

claparedii : en hommage à René-Édouard Claparède (1832-1871), de nationalité suisse, médecin et zoologiste de renom. Il travailla notamment sur les annélides, les mollusques et les arthropodes.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Cnidaria Cnidaires

Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, principalement à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula.

Classe Anthozoa Anthozoaires Cnidaires exclusivement marins, solitaires ou coloniaux, uniquement sous la forme polype (jamais de phase méduse dans le cycle de vie).
Sous-classe Hexacorallia / Zoantharia Hexacoralliaires / Zoanthaires Anthozoaires coloniaux ou solitaires, tentacules lisses, polypes à symétrie d’ordre 6.
Ordre Actiniaria Actiniaires Polypes solitaires souvent colorés, en général fixés à un substrat dur par un large disque pédieux. Organismes parfois mobiles.
Sous-ordre Nynantheae Athenaria Nynanthées Athenaria
Famille Edwardsiidae Edwardsiidés
Genre Edwardsia
Espèce claparedii

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