Coeloplanide météore

Coeloplana (Benthoplana) meteoris | Thiel, 1968

N° 1891

Indo-Pacifique

Clé d'identification

Diamètre pouvant atteindre 36 mm
Forme ovale, bombée ou aplatie avec 2 gaines tentaculaires en forme de tube
Couleur généralement claire, du rose pâle et jaunâtre au brun et blanc-gris
Lignes ou motifs blancs en réseau et pigmentation rouge
Deux longs filaments pêcheurs rétractiles et munis de tentilles

Noms

Noms communs internationaux

Crawling comb jelly (GB)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Benthoplana meteoris Thiel, 1968

Distribution géographique

Indo-Pacifique

Zones DORIS : Indo-Pacifique

Le coeloplanide météore est rencontré dans une grande partie de l’Indo-Pacifique : Somalie, Nosy-Bé, Mayotte, mer Rouge, Indonésie, Japon et jusqu'au Queensland du Nord en Australie.

Biotope

Le coeloplanide météore est une espèce benthique* qui affectionne les fonds sablo-vaseux ou de sable grossier infralittoraux soumis à des courants de fond. Sa distribution bathymétrique* varie entre environ 8 et 30 m de profondeur.

Description

Le coeloplanide météore est un cténophore benthique qui au repos présente une forme bombée et ovale avec une taille allant de 3 à 36 mm. Lorsqu’il est en déplacement, sa forme est plutôt aplatie.
Deux gaines tentaculaires en forme de tubes dressés à 45° par rapport au plan horizontal sont visibles. Sur chacune d’elle s’enracinent 2 tentacules* munis de tentilles* et pouvant mesurer jusqu'à 60 cm de long lorsqu’ils sont totalement déployés.
Ces derniers peuvent complètement se rétracter à l’intérieur des gaines tentaculaires.
On observe également 4 lignes épaisses sinueuses (plus ou moins visibles selon les individus) de chaque côté du corps qui correspondent aux canaux gastrovasculaires. Sur chacune de ces lignes sont implantées jusqu'à 10 papilles* dorsales.
Le coeloplanide météore est de couleur généralement claire. Certains individus sont de couleur rose pâle et jaunâtre, d'autres plutôt brun et gris-blanc. Le corps est couvert de lignes ou motifs blancs en réseau. On observe une pigmentation rouge autour des canaux, des gaines tentaculaires et des papilles, plus ou moins réticulée* sur le reste du corps.
Une ligne séparant les deux zones latérales de l’animal est bien visible le long de chacun des axes tentaculaires sur la partie extérieure. Des petites excroissances, n'ayant aucun rôle particulier, sont présentes tout autour de l'animal près de la bordure de son corps.
Contrairement aux cténophores pélagiques*, le coeloplanide météore ne possède pas de palettes natatoires et se déplace généralement en rampant sur le fond (reptation*) mais garde quand même la capacité de nager.

Espèces ressemblantes

32 espèces du genre Coeloplana ont été décrites dans le monde. Parmi les espèces du même genre :

Le cténaire des étoiles (Coeloplana astericola) se rencontre souvent sur les étoiles de mer de l'espèce Echinaster luzonicus. De taille plus petite, jusqu'à 16 mm, sa couleur est rouge foncé ou écarlate avec de grandes taches irrégulières jaune crème.

Le cténaire des oursins (Coeloplana bannwarthii) se rencontre exclusivement sur les piquants de l'espèce Diadema setosum autour desquels il s'enroule. Sa couleur est pourpre foncé et sa taille peut atteindre 40 mm.

Alimentation

Le coeloplanide météore a une activité plutôt nocturne pendant laquelle il va totalement déployer ses 2 longs tentacules* (jusqu'à 60 cm) alors qu’en journée ces derniers seront peu ou pas évaginés (5 à 10 cm au maximum). Les proies sont capturées par les tentacules équipés de cellules collantes particulières propres aux cténophores, les colloblastes*. Elles sont ensuite ramenées jusqu'au pharynx* grâce à des mouvement ciliaires.

Reproduction - Multiplication

Les cténophores benthiques* comme le coeloplanide météore ont une reproduction à la fois sexuée et asexuée alors que les cténophores pélagiques* ont uniquement une reproduction sexuée.
En mode asexué, l’animal est capable de se séparer de fragments de son corps qui pourront ensuite régénérer un nouvel animal entier.
En mode sexué, les larves* cydippides* nouvellement formées sont incubées en amas dans des membranes situées dans les canaux gastrovasculaires présents sous les papilles dorsales du parent. Une fois bien développées, elles sont ensuite libérées en pleine eau par déchirement de la membrane. Après une phase de nage brève, les larves se posent sur le fond pour se métamorphoser en un jeune coeloplanide météore.
Cette notion de membranes faisant office de poches de gestation est une structure unique chez les cténophores.

Divers biologie

Contrairement à la plupart des cténophores benthiques*, le coeloplanide météore a conservé sa capacité à nager.

Informations complémentaires

Le coeloplanide météore étant beaucoup plus proche de l'unique espèce du genre Vallicula que des autres espèces du genre Coeloplana, des chercheurs suggèrent qu'il soit placé dans un nouveau genre Benthoplana.

Origine des noms

Origine du nom français

Coeloplanide météore est une francisation du nom scientifique.

Origine du nom scientifique

Coeloplana : du grec [coelo] = creux et du latin [plana] = aplatir, rendre plat.
(Benthoplana) : du grec [benthos] = profondeur, fond et du latin [plana] = aplatir, rendre plat.

En référence à sa forme aplatie

meteoris : du grec [meteoron] = dans le ciel, haut dans le ciel. En référence aux motifs en forme de petits nuages ou de constellations sur la surface de l'animal.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Ctenophora Cténophores / Cténaires Organismes carnivores planctoniques (parfois benthiques) transparents à symétrie radiaire se déplaçant grâce à huit rangées de peignes ciliés et munis le plus souvent de tentacules armés de cellules adhésives particulières, les colloblastes.
Classe Tentaculata Tentaculés Cténophores possédant des tentacules, qui peuvent secondairement se résorber.
Ordre Platyctenida
Genre Coeloplana (Benthoplana)
Espèce meteoris

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