Carapace lisse et bombée pouvant atteindre 15 cm de large
Bande de poils des deux côtés de la bouche
Yeux frontaux pédonculés et largement espacés
Pattes robustes recouvertes de soies tactiles
Un des deux chélipèdes du mâle pouvant atteindre 30 cm
Coloration variable marron, crème, blanche, bleue, violette ou rousse
Tombourou, matoutou (Antilles françaises), crabe blanc, crabe de terre commun, crabe terrestre blanc, crabe terrestre bleu, cardisome, crabe terrestre géant
Giant land crab, blue land crab (GB), Granchio di terra blue (I), Cangrejo de mangle azul, moro de mangle azul (E), Blaue landkrabbe (D), Guaiamu, goiamum, guaiamum (P)
Cancer guanhumi Berthold, 1827
Ocypoda gigantea de Fréminville, 1835
Cardisoma quadrata de Saussure, 1857
Cardisoma diurnum Gill, 1859
Atlantique occidental, golfe du Mexique, Antilles
Zones DORIS : ● CaraïbesCardisoma guanhumi vit sur la côte
est américaine de la Caroline du Nord au Brésil mais également aux Bermudes et dans de
nombreuses îles de la Caraïbe comme la Guadeloupe, Martinique et Saint-Barthélemy. Il a été observé au Suriname mais semble rarement signalé en Guyane française. Le réchauffement climatique pourrait expliquer de récentes observations plus vers le nord le long de la côte atlantique des États-Unis.
Cardisoma guanhumi habite les zones humides côtières comme les mangroves*, les estuaires et les rives des rivières. Il y creuse des terriers pouvant atteindre 18 cm de diamètre et 2 m de profondeur dans des sols vaseux et argileux.
Il peut vivre à plusieurs centaines de mètres de la mer. L’immersion périodique dans l’eau de mer est essentielle pour le mouillage des branchies.
Cardisoma guanhumi est la plus grande espèce de crabe de terre aux Antilles. Il peut peser jusqu’à 500 g. Le mâle est généralement plus grand que la femelle. Sa carapace épaisse peut atteindre 15 cm de largeur. Elle est lisse et bombée et en forme de cœur. Elle se rétrécit postérieurement pour protéger le céphalothorax* et un abdomen* réduit et replié. Des bandes de poils sont présentes des deux côtés de sa bouche. Les yeux frontaux sont pédonculés* et largement espacés. Les quatre paires de pattes ambulatoires* sont robustes recouvertes de soies* tactiles. La dernière paire a une forme réduite pour faciliter une locomotion efficace sur terre. Un des deux chélipèdes* du mâle soit le droit ou le gauche peut atteindre 30 cm. Les femelles possèdent des pinces plus symétriques. L'abdomen du mâle est de forme triangulaire, celui de la femelle est plus large et arrondi et adapté à la couvaison des œufs. Ces différences deviennent prononcées à la maturité sexuelle, vers l’âge de quatre ans.
La couleur du crabe de terre est variable selon son habitat, son alimentation et son âge soit marron, crème, blanche, bleue, violette ou rousse. Les pinces sont souvent assez claires. La teinte bleu lavande est plus fréquente chez les mâles, ce qui rend leur apparence plus vive par rapport aux femelles.
Après la mue*, la carapace peut présenter temporairement des nuances plus pâles à mesure que la nouvelle cuticule* durcit et que les pigments se développent pleinement.
Les juvéniles présentent des tons plus ternes, avec une carapace brun jaunâtre avec des flancs violet clair et des chélipèdes et des pattes orange ou jaunâtres.
La confusion concerne essentiellement les autres crabes terrestres de la famille des Gecarcinidés.
Hartnollius lateralis (Fréminville in Guérin, 1832), le touloulou atlantique à béret noir. Sa carapace subquadrangulaire atteint de 4 à 7 cm. Le dessus de la carapace noir, évoque un béret posé sur la tête. ll peut prendre des couleurs très variées : rouge vif, orange ou brique (typique des individus fraîchement mués), brun chocolat ou brun acajou, violet ou pourpre, noir. Il est présent dans l'Atlantique tropical américain. La femelle possède deux pinces asymétriques.
Gecarcinus ruricola (Linnaeus, 1758), le crabe zombie est plus massif ; il possède une carapace pouvant atteindre 11 cm de large. Il est habituellement de couleur violet foncé. La femelle possède deux pinces égales. On note également l'absence de contraste entre la carapace et les appendices. Gecarcinus ruricola est présent sur les côtes de l'Atlantique tropical américain (de la Floride au Venezuela) jusqu'à 1000 m d'altitude.
Hartnollius quadratus (Saussure, 1853), le crabe d'Halloween a une carapace noire, des pinces rose-violet et des pattes orange. Cette espèce est uniquement localisée dans le Pacifique tropical américain (du Mexique à la Colombie). Elle est géographiquement allopatrique*, excluant toute confusion in situ dans les Caraïbes.
Hartnollius nobilii (Perger & Wall, 2014) est un assez grand crabe dont la carapace atteint 10 cm de large. Il est de couleur brun foncé à noirâtre, parfois avec des nuances violacées. Cette espèce est uniquement localisée dans le Pacifique tropical américain (de la Colombie au Pérou). Elle est géographiquement allopatrique*, excluant toute confusion in situ dans les Caraïbes.
Ucides cordatus (Linnaeus, 1763), le crabe à barbe vit dans la mangrove. Sa carapace arrondie est brun foncé, elle atteint 11 cm de large. Les pinces sont plus petites.
Toujours dans la même famille des Gecarcinidae, mentionnons enfin sur la côte pacifique américaine le crabe terrestre de Clipperton Johngarthia planata (Stimpson, 1860) (ex-Gecarcinus planatus) de couleur jaune orangé et présent dans l'atoll français de Clipperton mais également de la Californie à la Colombie.
Cardisoma guanhumi est un omnivore opportuniste qui se nourrit essentiellement de végétaux, de feuilles, de fruits ou
d’herbes. Lorsqu'il vit dans la mangrove, il consomme les feuilles du palétuvier rouge ou mangle-chandelle Rhizophora mangle, et du palétuvier noir ou bois de mêche Avicennia germinans. Il peut aussi avoir un
comportement de charognard en se nourrissant d’animaux morts, notamment d’autres
crabes terrestres morts.
La recherche de nourriture se fait principalement la nuit pour limiter les rencontres avec les prédateurs, notamment les oiseaux. Il ne s’éloigne guère de son terrier de manière à pouvoir s’y réfugier rapidement en cas de danger.
Les pinces sont utilisées pour saisir, déchirer et transporter la nourriture jusqu’au terrier pour une consommation ultérieure.
Cardisoma guanhumi atteint sa maturité sexuelle à l'âge de 4 ans. Sa carapace atteint alors environ 6 à 7 cm. La période de reproduction varie selon la latitude, entre les mois de novembre et février au Brésil, de juin à décembre en Floride avec un pic entre octobre–novembre et de juillet à septembre sur l'île de Trinité. Elle correspond avec les saisons des pluies et les phases de pleine lune.
La préparation ou l’occupation du terrier fait généralement partie du comportement reproducteur et précède l’accouplement des Gecarcenidés. Il a lieu en dehors des terriers souvent près de l’entrée du terrier de la femelle. Les femelles libèrent des phéromones* lors de la période de reproduction pour attirer les mâles, facilitant ainsi leur localisation par leurs partenaires. Elles peuvent s’accoupler annuellement avec plusieurs mâles, et les mâles avec plusieurs femelles (polygynandrie).
Une saisie mutuelle des pinces, constitue l'étape préliminaire observée lors des phases de parade ou d’accouplement. La fécondation est interne, les mâles transférant les spermatophores* aux spermathèques* des femelles. Après l’accouplement, ces dernières fécondent leurs œufs en interne à l’aide du sperme* stocké et les couvent pendant environ deux semaines. Lorsque la maturité est atteinte, elles entreprennent ensuite une migration, souvent nocturne, vers la mer souvent jusqu’à 5 km de la côte. Elles sont alors amenées à traverser des routes, ce qui peut occasionner de lourdes pertes.
Les œufs sont portés par la femelle sur la face ventrale. Elle pond en mer et y relâche entre 52 000 et un million d'œufs à chaque ponte jusqu'à cinq fois par an, le nombre d’œufs étant fortement dépendant de sa taille. Après l'éclosion, les larves* planctoniques* évoluent au cours de 5 stades zoés* et 1 stade mégalope* sur une période d'environ 6 semaines.
Au cours de cette période, les larves*, dispersées par les courants océaniques, se nourrissent de phytoplancton* et de zooplancton*. Le taux de mortalité est élevé et seule une petite partie achève son développement.
Lors du stade mégalope, la post-larve* rejoint les habitats côtiers, cherchant les zones appropriées pour s’établir souvent près des lisières de mangroves ou des rivages sablonneux. Peu après son installation*, elle mue dans le premier stade du crabe juvénile, passant d’une existence entièrement aquatique à une existence semi-terrestre.
Les jeunes C. guanhumi s’adaptent progressivement aux conditions terrestres et s’avancent peu à peu vers l’intérieur des terres. Les premiers terriers qu’ils fabriquent sont de simples puits verticaux.
La croissance s’effectue par mues* successives au fur et à mesure de l’augmentation de leur taille. Selon certaines études, jusqu’à 40 à 45 mues se produisent avant d’atteindre la maturité (contre 20 mues généralement observées chez de nombreux crabes marins) en raison du taux de croissance plus lent dans les environnements terrestres.
Les adultes continuent à muer périodiquement même après maturité notamment pour réparer les dommages subis par leur exosquelette*.
Cardisoma guanhumi peut être parasité par les Alphaproteobacteria, les Bacteroidota et les Gammaproteobacteria sur les lamelles branchiales.
Le bernard-l'hermite terreste Coenobita clypeatus partage le même habitat.
Le moustique américain Deinocerites pseudes se reproduit exclusivement dans les trous des crabes terrestres dont Cardisoma guanhumi. Les terriers constituent de véritables micro-écosystèmes pour de nombreux invertébrés terrestres.
Parmi les prédateurs, on peut citer les oiseaux côtiers (caracas, faucon noir) et certains mammifères (raton crabier, ocelot).
L'Homme consomme largement l'espèce dans les Caraïbes et en Amérique latine.
Cardisoma guanhumi présente un mode de vie principalement solitaire. Il passe une grande partie de son temps isolé dans son profond terrier. Il est territorial et adopte des postures ritualisées avec ses chélipèdes* pour dissuader les intrus de son espèce de pénétrer dans sa zone, tout en évitant les contacts physiques et les combats mortels (Burggren & McMahon, 1988). La hiérarchie sociale entre mâles est basée sur la taille. Dans des habitats de mangrove de qualité, on a pu recenser jusqu’à 7 500 terriers pour 4000 m², ce qui souligne une répartition structurée des populations.
Les crabes de terre communiquent entre eux par voies visuelles, tactiles, chimiques et acoustiques.
Lors des conflits territoriaux ou en réponse à des menaces, la communication repose principalement sur des signaux auditifs. Les signes visuels, tels que les chélipèdes ondulant, complètent le langage corporel pour exprimer l’agression ou la soumission (Farrelly & Greenaway, 1994). En période de reproduction, les femelles utilisent leurs phéromones* pour signaler leur présence aux mâles.
Cardisoma guanhumi possède un double système respiratoire, qui lui permet d'évoluer entre terre et mer, principalement par le biais de modifications de sa chambre branchiale très vascularisée.
Ces branchies devant être constamment maintenues humides. Pour cela, C. guanhumi plonge périodiquement dans l’eau de mer ou dans l’eau de son terrier.
La conservation de l’eau est donc essentielle au mode de vie terrestre de C. guanhumi, c’est pourquoi son terrier s’étend souvent sur 1 à 2 mètres de profondeur pour rencontrer la nappe phréatique* et maintenir une flaque d’eau saumâtre* ou douce à sa base. L’entrée du terrier est souvent recouverte avec des bouchons de terre pour préserver davantage l’humidité interne. Il peut ainsi s’installer jusqu’à plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. De plus, son exosquelette* a une plus faible perméabilité à la vapeur d’eau par rapport aux crabes aquatiques, ce qui réduit considérablement les pertes par évaporation. Lors des périodes de sécheresse, il peut perdre jusqu’à 16 % de masse corporelle sans conséquence fatale.
Cardisoma guanhumi possède des yeux frontaux pédonculés* et largement espacés qui permettent un large champ de vision. Des antennules* portant des soies chimiosensorielles* lui permettent de détecter les odeurs pour localiser la nourriture et les partenaires potentiels. Les poils répartis sur les pattes fonctionnent comme des capteurs tactiles sensibles au toucher et aux vibrations lui permettant de percevoir les menaces ou les sources de nourriture à distance, même depuis l’intérieur du terrier.
Pour se repérer pendant les migrations et la recherche de nourriture, C. guanhumi s’appuie sur des indices dans le ciel pour maintenir son orientation, en particulier dans des conditions claires. Il utilise aussi des repères comme les arbres ou les buissons pour se guider.
C'est un crabe actif en fonction de l’ensoleillement. Il peut être nocturne ou diurne.
L’espèce est principalement nocturne, les adultes émergeant de leurs terriers à l’aube ou après le coucher du soleil, la plupart du temps pour se nourrir. Ils peuvent aussi être actifs au cours de la journée dans certaines conditions : après de fortes pluies, par temps nuageux ou dans des zones ombragées.
Pendant la saison sèche, C. guanhumi entre dans une période d’inactivité, reclus dans son terrier pour conserver l’humidité et résister au stress environnemental, reprenant ses sorties avec le début de la saison des pluies.
La longévité est estimée à 13 ans.
L'espèce a une certaine importance culturelle en particulier lors de fêtes traditionnelles notamment à Pâques. Elle est largement consommée dans les Caraïbes et en Amérique latine. Les Martiniquais la consomment cuisinée avec du riz et des épices diverses. Elle est aussi parfois maintenue en captivité dans les zoos et en terrariophilie spécialisée.
Cardisoma guanhumi joue un rôle important dans les habitats de mangrove, principalement par ses activités de creusement qui améliorent l’aération du sol. De plus, les zones de terriers présentent une teneur élevée en matière organique du sol qui contribue à la bonne santé de la mangrove.
Le crabe Cardisoma guanhami est classé Données insuffisantes (DD) par l'IUCN*. Il n'y a pas de données d'évaluations récentes permettant d’estimer précisément l’état des populations à l’échelle des Caraïbes. Cependant, le Parc National de Guadeloupe a élaboré en 2019 une “Stratégie pour une gestion durable des espèces de crabes semi-terrestres comestibles, Cardisoma guanhumi (Crabe blanc) et Ucides cordatus (Crabe à barbe)”. Alors que ces deux espèces sont actuellement péchées toute l'année, la proposition de gestion soumise par le parc vise à autoriser les prélèvements du 1er octobre au 15 mai de chaque année et ne concernent que les individus dont la taille de la carapace de l'avant à l'arrière est supérieure à 60 mm. Il est donc interdit de capturer ces crabes du 16 mai au 30 septembre. La préfecture de la Guadeloupe a élaboré, en 2019, l'Arrêté n° 971‑2019‑08‑20‑003 portant réglementation de l’exercice de la pêche maritime de loisir dans les eaux de Guadeloupe (à la publication de cette fiche mai 2026, l'arrêté était toujours en vigueur). Il limite les captures à 20 crabes par jour et par pêcheur. La taille de la carapace doit être supérieure à 60 mm. L'arrêté n'entérine pas la proposition de date de la stratégie de gestion du Parc National de Guadeloupe à la date de la mise en ligne de la fiche de Cardisoma guanhumi.
En Martinique, sa capture est réglementée. L’ouverture officielle de la pêche commence le 15 février et se termine au 15 juillet, période en dehors des phases de croissance. Les crabes doivent mesurer plus de 7 centimètres. Les lieux de chasse sont également définis. Dans les espaces protégés, tels que les réserves naturelles, la pêche aux crabes est interdite mais de nombreux cas de braconnage sont relevés chaque année.
La principale technique de pêche aux Antilles françaises consiste à poser une ratière ou « zatrap » à côté du terrier. Celle-ci est fabriquée à partir de planches de bois formant une boîte avec un couvercle mobile. L’intérieur est peint en vert ou en mauve, surtout pas en bleu, couleur qui fait fuir les crabes d’après les anciens. Le pêcheur doit avoir une bonne connaissance de son environnement. Il se fie aux excréments frais autour du trou qui confirme la présence d’un crabe au fond. Les moustiques sont aussi un révélateur d’humidité.
Le couvercle, appelé glissante, est maintenu ouvert par un filin relié à l’appât, un morceau de banane, de piment, de fruit odorant ou de canne à sucre fermentée. Lorsque le crabe s’en saisit, le couvercle, lesté d’une pierre, se referme sur lui. Les pièges sont relevés régulièrement et la traque dure jusque tard dans la nuit. Avant d’être consommés, surtout en période pascale selon la recette du matoutou, les crabes sont rassemblés pour être consciencieusement purgés de leurs impuretés et nourris de fruits, légumes et feuilles de fruits à pain pendant plusieurs jours.
L'espèce est considérée comme localement menacée par la surexploitation, la destruction des mangroves, l'artificialisation du littoral, la pollution agricole et urbaine.
Crabe de terre : par analogie avec son mode de vie terrestre, par opposition aux crabes strictement marins.
Commun : grande répartition dans les Caraïbes.
Crabe blanc : en lien avec la couleur blanc crème de sa carapace.
Crabe bleu : en lien avec la teinte bleutée de sa carapace.
Matoutou en créole martiniquais est associé au plat traditionnel de Pâques dans les Antilles.
Tombourou en créole guadeloupéen évoque sa physionomie robuste et massive.
Cardisoma du grec [kardia] = cœur et [sõma] = corps. Par analogie à sa silhouette arrondie et à sa carapace légèrement en forme de coeur.
guanhumi vient de la langue arawakienne Taïno (ou Tupi d’Amérique du Sud) qui désignait le grand crabe terrestre bleu des rivages caribéens.
Il a été décrit en 1828 par l’entomologiste français Pierre André Latreille (1762-1833) dans Latreille, Le Peletier, Serville & Guérin, Histoire naturelle. Entomologie, ou histoire naturelle des Crustacés, des Arachnides et des Insectes.
Il existait un synonyme junior plus ancien, Cancer guanhumi Berthold, 1827, mais celui-ci n’a pas été retenu en vertu des règles de nomenclature.
Numéro d'entrée WoRMS : 422183
| Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
|---|---|---|---|
| Embranchement | Arthropoda | Arthropodes | Animaux invertébrés au corps segmenté, articulé, pourvu d’appendices articulés, et couvert d’une cuticule rigide constituant leur exosquelette. |
| Sous-embranchement | Crustacea | Crustacés | Arthropodes à exosquelette chitineux, souvent imprégné de carbonate de calcium, ayant deux paires d'antennes. |
| Super classe | Multicrustacea | ||
| Classe | Malacostraca | Malacostracés | 8 segments thoraciques, 6 segments abdominaux. Appendices présents sur le thorax et l’abdomen. |
| Sous-classe | Eumalacostraca | Eumalacostracés | Présence d’une carapace recouvrant la tête et tout ou partie du thorax. |
| Super ordre | Eucarida | Eucarides | Présence d'un rostre. |
| Ordre | Decapoda | Décapodes | La plupart marins et benthiques. Yeux composés pédonculés. Les segments thoraciques sont fusionnés avec la tête pour former le céphalothorax. La première paire de péréiopodes est transformée en pinces. Cinq paires d'appendices locomoteurs (pinces comprises). |
| Sous-ordre | Pleocyemata | Pléocyémates | Incubation des œufs sous l'abdomen. |
| Super-famille | Grapsoidea | Grapsoidés | |
| Famille | Gecarcinidae | Gecarcinidés | Crabes terrestres |
| Genre | Cardisoma | ||
| Espèce | guanhumi |
Crustacés Malacostracés (crabes, crevettes...)
Vue de face
Cardisoma guanhumi est reconnaissable à ses teintes bleutées et à ses puissantes pinces orangées.
Grande Anse Macabou, Martinique (972)
27/09/2020
Crustacés Malacostracés (crabes, crevettes...)
Vue dorsale
Ce Cardisoma guanhumi présente une forte asymétrie de ses pinces, caractéristique des espèces fouisseuses des zones côtières. Les couleurs contrastées de sa carapace et de ses pinces mettent en évidence ses stratégies de camouflage.
Guadeloupe (971)
13/05/2012
Morphologie
Morphologie détaillée d’un crabe à carapace claire (sexe non déterminé), montrant les segments et articulations du céphalothorax mais également les yeux frontaux pédonculés. Sans doute un jeune mâle avec un petit doute, car une femelle juvénile ne peut pas être totalement exclue. Pour cela il faudrait soulever l'abdomen et regarder les pléopodes !
Guadeloupe (971)
13/05/2012
Comportement fouisseur
Cardisoma guanhumi sortant de son terrier après une période humide.
Cap Chevalier, Martinique (972)
21/07/2012
Devant son terrier
Ce crabe est partiellement émergé de son terrier sur un sol sableux parmi les feuilles et brindilles, montrant sa pince dominante et sa carapace bombée brun clair.
Mayreau, Saint-Vincent-et-les-Grenadines
22/02/2005
Individu jaune brunâtre
Ce crabe, observé dans son habitat naturel, émerge partiellement de son terrier. Il présente une carapace jaune brunâtre et une pince dominante recouverte de grains. Les soies tactiles sur les pattes sont bien visibles.
Mangrove de la Caravelle, Martinique (972)
15/11/2006
Activité nocturne
L'activité de Cardisoma guanhumi est principalement nocturne.
Cueva Pesca, Baie des cochons, Cuba
29/10/2018
En déplacement en zone humide
Ce comportement est fréquemment observé lors de la recherche d’un partenaire ou d’un site favorable à la reproduction.
Les Trois-Ilets, Martinique (972)
15/11/2022
Dans une litière
Ce crabe se déplace parmi les feuilles sèches et les racines de mangrove, explorant activement la litière forestière.
Port-Louis, Guadeloupe (971)
07/2019
Sur le littoral
Ce crabe aux teintes violettes et crème se déplace sur le sable.
Port-Louis, Guadeloupe (971)
07/2019
Préparation du terrier
La préparation du terrier reproducteur précède généralement l’accouplement chez les Gecarcenidés.
Caravelle, Martinique (972)
24/11/2015
Comportement reproducteur
La reproduction se déroule en dehors des terriers. Un contact rapproché et une saisie mutuelle des pinces, constitue l'étape préliminaire observée lors des phases de parade ou d’accouplement.
Port-Louis, Guadeloupe (971)
07/2019
Technique de la ratière
Illustrations de la technique de capture de Cardisoma guanhumi, avec une ratière, un savoir-faire transmis de génération en génération dans les communautés côtières de Guadeloupe et de Martinique.
Mangrove de Génipa, Martinique (972)
19/02/2026
Reproduction de documents anciens
Auteur John White
British Museum, Londres
Reproduction de documents anciens
1865-1893
Rédacteur principal : Laurent FEY
Rédacteur : Jean-Michel SUTOUR
Vérificateur : Jean-Michel SUTOUR
Correcteur : Pierre NOËL
Responsable régional : Laurent FEY
Beziat Naëma., 2022, Caractérisation de symbiotes bactériens colonisant les branchies de diverses espèces de crabes de Guadeloupe, Thèse pour le doctorat de l’Université des Antilles École doctorale Dynamique des environnements dans l'espace CaraïbesAmériques, 26p.
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La page sur Cardisoma guanhumi sur le site du Département des sciences de Trinidad et Tobago
Legall N., Poupin, J., Internet - CRUSTA: Database of Crustacea (Decapoda and Stomatopoda), with special interest for those collected in French overseas territories. At http://crustiesfroverseas.free.fr/
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