Avicule hirondelle

Pteria hirundo | (Linnaeus, 1758)

N° 846

Méditerranée, Atlantique Nord-Est

Clé d'identification

Coquille arrondie, fine et aplatie
Valve en aile d’oiseau
Longue excroissance pointue et petit lobe à l’opposé
Extérieur lisse, brun ou jaune, à côtes sombres
Intérieur blanc nacré
Généralement fixé sur gorgone

Noms

Autres noms communs français
Aronde perlière, avicule perlière, hirondelle de mer, avicule de Tarente
Noms communs internationaux
European wing oyster, wing shell (GB), Glaucus (I), Avicula de Taranto (E), Gefleckte Henne (D), Fterostrido (Gr)
Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Mytilus hirundo Linnaeus, 1758
Avicula communis Lamarck, 1801
Avicula tarentina Lamarck, 1819
Avicula aculeata Risso, 1826
Avicula anglica Leach in Brown, 1827

Distribution géographique

Méditerranée, Atlantique Nord-Est

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Elle est présente en Méditerranée, en mer Noire et en Atlantique, du Maroc jusqu’à la côte ouest des îles Britanniques ainsi qu’en Manche. Elle est aussi présente aux Canaries et aux Açores.

Biotope

L'avicule hirondelle est présente sur toutes nos côtes entre 10 et 100 m de profondeur. Elle vit fixée au substrat* par son byssus*, en général dans le coralligène* des tombants et très souvent sur des gorgones, de préférence dans l’étage circalittoral*.
Elle peut aussi s’attacher à des pierres dans la vase ou à la roche.

Description

La coquille de l’avicule hirondelle est fine, aplatie, irrégulière et fragile (jusqu’à 10 cm). Elle possède deux valves arrondies. La valve inférieure (gauche), qui contient le corps principal de l’animal ainsi que son muscle, est légèrement renflée alors que la valve supérieure (droite) est plus aplatie.
La charnière est rectiligne, prolongée par 2 protubérances asymétriques. Une longue excroissance pointue s’étire depuis son bord postérieur, ce qui lui donne sa forme particulière et très reconnaissable en aile d’oiseau. De l’autre côté de la charnière, le bord antérieur se termine en petit lobe.
L’extérieur de la coquille est relativement lisse, de couleur jaune ou brune, avec des côtes radiales plus sombres. Cependant, il est difficilement visible car de nombreux animaux se fixent sur sa coquille en épibiontes* (ascidies, bryozoaires, etc…).
L’intérieur est blanc nacré, d’un bel éclat brillant, composé de couches superposées, constituées de lamelles d’aragonite et de conchyoline. Dans cette couche peut se développer une perle.

Espèces ressemblantes

Il n'y a pas de confusion possible dans sa zone de distribution.
En mer Rouge, on rencontre l’espèce endémique Pteria aegyptiaca, très ressemblante mais dont les valves paraissent plus plates et plus effilées.

Alimentation

C’est un animal filtreur* qui se nourrit de particules vivantes (plancton*) ou mortes (matières organiques).

Reproduction - Multiplication

L’avicule hirondelle est hermaphrodite* et gonochorique*.
Comme c’est le cas pour les huîtres, les cellules sexuelles, fabriquées au printemps, sont libérées dans l’eau lorsque celle-ci se réchauffe (en juillet, plus particulièrement).
Le stade larvaire* comprend plusieurs transformations avant que l’animal ne se fixe et prenne, après différentes évolutions, sa forme définitive.

Vie associée

La coquille sert de support à de nombreux animaux : hydraires, bryozoaires, ascidies, éponges…

Divers biologie

De nombreux bivalves sont capables de produire des perles de plus ou moins bonne qualité. Lorsque le bivalve est confronté à un corps étranger dans ses tissus (grain de sable ou particule gênant l’animal), celui-ci a une réaction de défense, et sécrète autour de l’intrus une fine couche d’aragonite. La sécrétion est faite par rotation, d’où sa forme arrondie : on parle de perle fine.

L’avicule hirondelle vit souvent en solitaire.

Informations complémentaires

Ces animaux étaient appréciés pour leur intérieur nacré ainsi que pour la perle pouvant s'y développer.
De tout temps, la nacre des bivalves a suscité intérêt et convoitise chez l’homme. Celle-ci est utilisée pour la confection de parures, boutons de chemise, marqueterie, bijoux etc… Tokichi Nishikawa (1874-1909) fût le premier à être capable de produire des perles de culture (avec Pinctada martensii).
L’avicule hirondelle est comestible mais peu recherchée.

Origine des noms

Origine du nom français

Avicule vient du latin [avicula] = petit oiseau, qui est l'ancien nom de genre.

Origine du nom scientifique

Pteria : du grec [pteron] = aile,
hirundo : du latin [hirundo] = hirondelle.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Bivalvia / Lamellibranchia / Pelecypoda Bivalves / Lamellibranches / Pélécypodes Mollusques aquatiques, filtreurs, au corps comprimé latéralement. Coquille composée de 2 valves articulées disposées de part et d’autre du plan de symétrie. Absence de tête, de pharynx, de radula et de glande salivaire.
Sous-classe Pteriomorphia Ptériomorphes Muscle adducteur postérieur développé, antérieur réduit.
Ordre Pterioida Ptérioïdes Animaux à coquille en forme d'ailes, souvent inéquivalves. Charnière sans dents. Animaux fixés ou libres.
Famille Pteriidae Ptériidés Charnière droite, ligament assez long, côté antérieur auriforme à cause de l'encoche byssale, intérieur fortement nacré, muscle adducteur médian.
Genre Pteria
Espèce hirundo

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