Petite éponge jaunâtre à languettes

Acheliderma lemniscatum | Topsent, 1892

N° 4177

Méditerranée occidentale

Clé d'identification

Éponge encroûtante, mince et molle
Jaunâtre
Couverte de languettes aplaties et pointues de 10 à 15 mm

Noms

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Acheliderma lemniscata Topsent, 1892 (alternative orthographique)

Distribution géographique

Méditerranée occidentale

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord

Cette petite éponge à languettes est principalement connue du nord de la Méditerranée occidentale.

Biotope

Cette éponge encroûtante semble être présente par petits fonds sur divers substrats.

Description

Acheliderma lemniscatum est une petite éponge encroûtante jaunâtre, mince et molle. Elle est typiquement couverte de languettes dermiques flexibles et longues de 10 à 15 mm. Ces languettes sont pointues, aplaties et flexibles.

Voir "Divers biologie" pour la description microscopique.

Espèces ressemblantes

D'autres espèces du genre (Acheliderma fistulatum de l'Indo-Pacifique par exemple) ou de la même famille des Acarnidés (Acarnidae) (Iophon hyndmani d'Atlantique Nord et de Méditerranée Occidentale) peuvent présenter un aspect ressemblant avec des languettes aplaties.

Dans tous les cas un examen des spicules* reste nécessaire pour une identification certaine.

Alimentation

Les éponges sont des animaux filtreurs* suspensivores* qui se nourrissent de microparticules : bactéries, algues unicellulaires, débris organiques, ne dépassant pas en général 3 micromètres.
Le courant d’eau nécessaire est créé par le mouvement des flagelles* des cellules ciliées spécifiques des éponges : les choanocytes*. Les microparticules pénètrent avec le courant d'eau via de tout petits trous, les ostioles*, puis sont captées par les choanocytes.
La digestion est intracellulaire, les déchets non métabolisables sont évacués par des orifices exhalants : les oscules*.

Reproduction - Multiplication

La reproduction peut être sexuée ou asexuée.

  • Sexuée : cette éponge est hermaphrodite* comme le sont la plupart des éponges. Les gamètes* mâles et femelles d'une même éponge ne sont pas expulsés au même moment. Cette éponge est vivipare* et donne naissance à une larve* de type « parenchymella*», dernier stade embryonnaire, qui, libérée par l'oscule, se fixera sur son support après quelques jours de vie pélagique*.
  • Asexuée : par bourgeonnement* ou bouturage de fragments qui se détachent de l'éponge mère pour se fixer un peu plus loin.

On notera que les éponges ont une forte capacité de régénération.

Divers biologie

Description microscopique :
Les spicules sont de 5 types : des styles* principaux, des tylostyles* du squelette et du derme, des raphides* et des toxes*.

Origine des noms

Origine du nom français

Petite éponge jaunâtre à languettes est une proposition des auteurs du site DORIS.

Origine du nom scientifique

Acheliderma : "A" privatif, [cheli] = spicule du type "chèles" et [derma] = derme, peau. Et donc : derme dépourvu de spicule de type "chèles" (spicule de petite taille (microsclère*) en forme de pince).

lemniscatum : du latin [lemniscus] = ruban, donc rubané.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Porifera Spongiaires / Eponges Organismes exclusivement aquatiques, filtreurs, fixés au substrat, de formes variables, et percés d'orifices inhalants (ostioles ou pores) et exhalants (oscules).
Classe Demospongiae Démosponges

Eponges dont la charpente est constituée de spicules siliceux (différenciés en méga- et microsclères) et de collagène dispersé ou structuré en fibres de spongine. Ovipares ou vivipares, larve typique = parenchymella.

Sous-classe Heteroscleromorpha Hétéroscléromorphes
Ordre Poecilosclerida Poécilosclérides « Eponges à spicules variés ». Charpente de spicules siliceux (styles ou acanthostyles) renforcée de spongine. Plusieurs types de mégasclères et de microsclères (chèles, sigmas...).
Famille Acarnidae Acarnidés
Genre Acheliderma
Espèce lemniscatum

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