19 messages par Nadia AMÉZIANE

15/07/2012 Réponse sur : Etoile de mer

Comme le dit si bien Vincent, pour l’instant ce ne sont que des suppositions. J’ai un peu cherché dans les publications mais je n’ai rien trouvé sur les comportements du corps des astéries lors de la nutrition. Il faudrait en fait disséquer l’animal lorsqu’il est dans une telle position (à ne pas faire bien sur !!).

Pour en revenir au post 8994, j’ai moi aussi pu observer en Antarctique des astéries plus ou moins « gonflées » sans explication pour l’instant. Pour en revenir à la proposition de squelette hydrostatique, il n’est applicable qu’aux organismes à corps mou (sans squelette) et ce sont, dans ce cas là, les fluides sous pression qui « jouent » le rôle de squelette. En revanche, nous pouvons penser que le système aquifère et/ou le tissu conjonctif avec ses propriétés très particulières (« mutable ») chez les échinodermes jouent un rôle. N’oublions pas que certains Echinothuridae présentent la faculté de « jouer » ainsi avec leur squelette.

Je ne fais que compléter ce qui est dit par des petites remarques car les réponses données sont excellentes. Je pense que la multiplication de vos observations sur le comportement de ces animaux nous permet d’avancer et nous donne des pistes d’étude.

Bon dimanche

Edit APS : mise en forme


14/07/2012 Réponse sur : Etoile de mer
Bonsoir,

Vincent a raison mais je voulais juste compléter. un peu son propos par rapport à la  position de l'animal Cette position est également typique d'une incubation des juvéniles chez les espèces qui incubent. Ce qui n'est pas le cas ici car à ma connaissance A.rubens n'est pas une espèce incubante.


13/07/2012 Réponse sur : Oursin juvénile ??

Bonjour,

Il est toujours très difficile de faire la part des choses avec des individus juvéniles car les échinodermes se caractérisent par une importante plasticité morphologique et ce, surtout au cours de l'ontogenèse. Il s’agit bien d’une forme juvénile, et du coup l’attribution devient taxonomique plus difficile. Il existe un papier de Salas et Hergueta de 1994 qui décrit les stades précoces d’Arbaciella elegans ainsi que l’écologie de ces juvéniles et qui montre que différentes phases de développement sont mises en évidences grâce à la taille du test et la morphologie des piquants. Le papier de Kroh et al. , 2011, quant à lui, montre que pour Arbacia lixul,a il existe une différenciation des piquants depuis des formes type A. elegans à des formes A. lixula. Les auteurs émettent deux hypothèses soit tous les Arbaciella elegans de Méditerranée sont des juvéniles d’Arbacia lixula (ce que semble démontrer les premières données moléculaires couplée à l’analyse de la plasticité morphologique), soit le genre Arbaciella est valide et alors son extension géographique serait plus large que celle initialement définie (Méditerranée). La première hypothèse a actuellement la préférence mais pour trancher une étude plus poussée est nécessaire.

Bon week-end

Edit APS : remise en forme


11/07/2012 Réponse sur : Cidaris
Petite information complémentaire, non seulement les Cidaris peuvent être parasités par des Eumilidae (probablement une espèce différente de celle des Arbacia, il y a souvent de la co-évolution) mais très souvent leurs piquants sont colonisés par de nombreux épibiontes ce qui n'est pas le cas des Arbacia.

Frédéric, tu es très fort en identification.


11/07/2012 Réponse sur : Comatules comportement.
Bonjour,

Il y a en fait peu d'information sur la reproduction des crinoïdes. Tout est basé sur les études faites sur Antedon bifida (en fait, il existe depuis peu, un peu de littérature sur une ou deux espèces japonaises), je suis convaincue qu'il existe une grande variabilité. En général, les formes peu profondes se regroupent lors de la période de "frai" afin d'expulser leurs gamètes dans l'eau augmentant ainsi le nombre de chance de fécondation. Lorsque les gonades sont matures, les pinnules génitales (souvent les médianes) sont gonflées et chez de nombreuses espèces ce phénomène est visible à l'oeil nu ! je suis "preneuse" d'observations sur les périodes pour lesquelles ces gonflements de pinnules sont visibles cela permettra, entre-autre, de savoir si il y a une ou plusieurs périodes de "frai" pour les espèces concernées, s'il y a ou non phénonème de regroupement des individus au cours de la période frai, etc....En résumé de belles avancées dans la compréhension de la reproduction de ce groupe.

Bonnes plongées.


04/05/2008 Réponse sur : Question 1279
Bonjour Cédric,

Bravo, voici une belle photo d'Echinaster luzonicus (probablement) au stade comète.

En fait, elle fait partie avec Linckia, des astéries qui présentent le stade comète (mea culpa). le challenge est de trouver une astérie européenne qui présente cette caractéristique !!


04/05/2008 Réponse sur : Question 1277
Je suis vraiment désolée Hervé mais ce n'est pas encore ça. Même si cette photo est rare !!

Je m'aperçois que j'ai oublié de vous expliquer dans quel contexte était utilisé cette notion de "stade en comête". Vous n'êtes pas sans savoir que certains échinodermes, notamment les astéries, les holothuries et un genre d'ophiure (celui à 6 bras) présentent un mode de multiplication sans reproduction sexuée. Les individus se divisent en deux et chaque partie régénère la partie manquante. Ainsi un individu en donne deux. Les Linckia (astérie tropicale commune) présente la particularite de donner à partir d'un individu, cinq individus. Comment ? Un individu autotomise ces cinq bras avec chacun un bout de disque et chaque bras regénère ainsi les 4 autres manquants plus le disque = stade en comête.

Sur la photo ici, le disque est complet, donc les 4 bras manquants sont morts, donc pas de reproduction non sexuée.

BRAVO encore pour la photo !!


02/05/2008 Réponse sur : Question 1265
Cette photo ne répond pas vraiment au challenge de Vincent.

Le stade comète implique un bras de taille initiale et une toute petite portion de disque avec 4 moignons de bras, seuls, pour l'instant, les Linckia y arrivent (cf images sur le site : http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.starfish.ch/Fotos/echinoderms-Stachelhauter/starfish-Seesterne/Linckia-multifora1.jpg&imgrefurl=http://www.starfish.ch/underwater-foto/Borneo-photos.html&h=450&w=600&sz=78&hl=fr&start=2&tbnid=0t2DK01KGQUEuM:&tbnh=101&tbnw=135&prev=/images%3Fq%3Dlinckia%2Bcomet%26gbv%3D2%26ndsp%3D21%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DN ou taper mots clés Linckia comet).

Sur cette photo superbe et peu fréquente, le disque est complet (non ce n'est pas de la mauvaise foi !) et n'a pas été affecté par la régénération. J'ai plutôt l'impression que la pauvre étoile a subi plusieurs revers !!

Encore bravo car ce n'est pas fréquent même si ce n'est pas un stade comète.



01/05/2008 Réponse sur : Question 1257
J'oubliais que nous n'avons pas la même conception du profond. Pour moi profond c'est à partir de 200 m (pour ne pas te faire peur, mon créneau de prédilection se situe entre 300 et 6000m !) et je plonge seulement en submersible. D'ailleurs vos photos me donnent envie d'essayer la plongée telle que vous la pratiquez.
Eh oui, tu peux m'envoyer le gorgonocéphale.
A+
Nadia
ameziane@mnhn.fr


01/05/2008 Réponse sur : Question 1257
Bonjour Sylvain,

Je te remercie pour le spécialiste des échinoderems mais je suis seulement spécialiste des échinodermes profonds, et plus spécialement des crinoïdes. Alors, je dois faire comme vous tous je dois aller voir dans ma bibliothèque (peut être un plus fournie que la votre) au labo pour vous donner des pistes sur vos photos. Je serai de retour au labo la semaine prochaine et ne pourrai avoir un peu de temps que mardi (donc patience !). Pour info, j'ai été contacté par un "Doriste" pour une holothurie et après activation de mon réseau de spécialistes internationaux holoturies (qui planchent toujours !!), il semblerait que se soit quelque chose de nouveau !! Mais promis Sylvain, je m'en occupe. D'ailleurs si tu pouvais m'envoyer par mail, la photo des comatules car j'ai besoin de l'agrandir pour plus de détails.
Bonne journée.

Nadia


22/04/2008 Réponse sur : RéseauDORIS Thromidia catalai
Cette profondeur est compatible avec l'intervalle bathymétrique de Thromidia catalai. Si l'hypothèse de colonisation de nouveaux territoires s'avère juste, vous devriez dans les années à venir en voir plus. Toujours dans le cadre de cette hypothèse, cette colonisation démarre juste et il est normal que les observations soient rares. Cependant, il va falloir plusieurs individus afin d'assurer la réussite de cette colonisation.


22/04/2008 Réponse sur : RéseauDORIS Thromidia catalai
Effectivement ce spécimen ressemble à si méprendre à Thromidia catalai. A quelle profondeur, a été photographié ce spécimen ?

Je trouve surprenant qu'en si peu de temps, deux observations de cette espèce, aient été faites en dehors du Pacifique. Même si nous considérons que son extension géographique est mal connue, vos observations me donnent envie d'émettre l'hypothèse suivante : et si Thromidia catalai faisait comme Acanthaster planci, c'est à dire qu'elle colonise de nouveaux territoires et devient "invasive" !

La meilleure façon de tester cette hypothèse, est d'être vigilant (Thromidia catalai a la bonne idée d'être facilement reconnaissable !) et de noter chaque fois que vous l'apercevez hors de son aire de répartition traditionnelle (donc hors du Pacifique) et à quelle profondeur. Si vraiment elle colonise de nouveaux territoires, vous devriez dans les années qui viennent en observer de plus en plus souvent, affaire à suivre !!

Autrement pour la taille, comme le dit si bien Vincent, avant d'être "géante" un jour, elle passe forcémement par tout un gradient de taille !

Nadia


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