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Fiche Espèce (N°976) |
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(N°976)
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| Carcharhinus longimanus (Poey, 1861) |
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| Requin océanique |
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Poissons cartilagineux (requins, raies...) |
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| Requin longimane, aileron blanc du large, requin pointes blanches du large |
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Oceanic whitetip shark, brown shark, nigano shark (GB), Squalo alalunga (I), Jaqueton de ley, cazón, galano, tiburon oceanico (E), Hochsee-Weißspitzenhai, Weißspitzenhai (D), Marracho, marracho oceánico, marracho-de-pontas-brancas, galha branca (P), Oceanische witpunthaai (NL), Köpek baligi (Turc), Zarlacz bialopletwy (Polonais). |
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Clef d'identification |
Taille moyenne (2-3 m) Livrée blanc "sale" Nageoires pectorales et première dorsale très développées Extrémités blanches et arrondies Cinq paires de courtes fentes branchiales Bouche ample, de forme parabolique en vue ventrale |
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Distribution |
Cosmopolite.
Ouest Atlantique : du Maine (USA) à l’Argentine ; également dans le golfe du Mexique et les Caraïbes. Est Atlantique : du Portugal au golfe de Guinée. Présence attestée en Méditerranée (un exemplaire a été capturé dans un canal de Venise ; un autre a été rencontré au large de Martigues, dans le golfe du Lion) mais l'espèce ne s'y reproduit pas. Atlantique Nord : présence qualifiée d'accidentelle (1961: suite à un ouragan tropical à la suite duquel l'eau du Gulf Stream a envahi le talus est du banc Georges - entre le Cap Code et la Nouvelle Écosse). Indo-Pacifique : Mer Rouge et de l’Afrique de l’Est à Hawaï, Samoa, Tahiti et îles Tuamotu. Est Pacifique : du sud de la Californie (USA) au Pérou, incluant les Galapagos |
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Biotope |
Le requin océanique est habituellement observé en pleine mer entre la surface et 150 m de profondeur, bien qu’il ait été annoncé occasionnellement près de la terre et plus particulièrement des îles océaniques. Il est très abondant partout où l'eau a une température supérieure à 20° C. |
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Description |
Massif et fusiforme, le museau est relativement long pourvu de petites narines mais dépourvu de spiracle*. Il se reconnaît aisément à ses nageoires pectorales et sa première dorsale très développées, arrondies aux pointes et tachées de blanc. La partie supérieure de son corps est de couleur gris/bronze/beige (blanc "sale") qui tranche avec le blanc de son ventre.
Grandes et triangulaires, les dents supérieures formées d'une cuspide unique possèdent des bords dentelés. Les dents inférieures sont souvent un peu plus obliques et sont aussi plus petites, étroites et pointues, avec des marges plus finement dentelées.
Le requin océanique mesure habituellement de 2 à 3 m mais peut croître jusqu’à près de 4 m. Le poids de Carcharinus longimanus peut atteindre 167 kg.
Sa durée de vie va de 16 à 22 ans (selon les auteurs et les zones) tandis qu'il peut se développer jusqu'à atteindre une taille de 3,95 m (pour un spécimen observé par un plongeur sur Martigues, en 1998, l'estimation porte sur 3 m). |
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Espèces ressemblantes |
Requin de récif à pointes blanches (Carcharhinus albimarginatus) : reconnaissable par l'extrémité blanche de ses nageoires pectorales, dorsale et caudale.
Requin corail (Triaenodon obesus) : gris avec taches blanches très visibles sur l'aileron et la nageoire caudale ; museau très court avec narines saillantes. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Carcharius obtusus Garman 1881 Carcharius insularum Snyder 1904 Pterolamiops magnipinnis Smith 1958 Pterolamiops budkeri Fourmanoir 1961 |
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Requins |
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Un profil caractéristique |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Olivier EPAILLY |
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Vérificateur
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| Vincent MALIET |
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Responsable régional
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| Gaël ROCHEFORT |
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Création le : 06/03/2009
Dernière modification le 08/12/2009 23:18:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Chordata |
Chordés |
Animaux à l’organisation complexe définie par 3 caractères originaux : tube nerveux dorsal, chorde dorsale, et tube digestif ventral. Il existe 3 grands groupes de Chordés : les Tuniciers, les Céphalocordés et les Vertébrés. |
| Sous-embranchement |
Vertebrata |
Vertébrés |
Chordés possédant une colonne vertébrale et un crâne qui contient la partie antérieure du système nerveux. |
| Classe |
Chondrichthyes |
Chondrichthyens |
Squelette cartilagineux, deux nageoires dorsales et une anale (primitivement), nageoire caudale hétérocerque*, deux paires de nageoires paires, bouche disposée sur la face ventrale. |
| Sous-classe |
Elasmobranchii |
Elasmobranches |
Squelette des nageoires pectorales tribasal. Deux nageoires dorsales. 5 ou 6 paires de fentes branchiales et des spiracles. |
| Super-ordre |
Euselachii |
Sélaciens |
Raies et requins.
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| Ordre |
Carcharhiniformes |
Carcharhiniformes |
Requins de fond. |
| Famille |
Carcharhinidae |
Carcharhinidés |
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| Genre |
Carcharhinus |
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| Espèce |
longimanus |
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Origine du nom français |
| Océanique : en raison de son biotope. |
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Origine du nom scientifique |
Carcharhinus : du grec [karcharos] = aux dents aigües.
longimanus : du latin [longus] = long et [manus] = main. La traduction « aux longues mains » évoque les longues nageoires pectorales fines semblables à des pagaies. |
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Alimentation |
Opportuniste, Carcharhinus longimanus se nourrit de tous les poissons océaniques osseux (thons, barracudas, marlins...) ou cartilagineux (raies, autres requins), de calmars, de tortues marines, d’oiseaux de mer, de mammifères marins mais également de charognes et de détritus (carcasses de cétacés). Il a développé un sens de l'odorat très développé, lui permettant de repérer ses proies à plusieurs kilomètres de distance.
Au niveau de la mâchoire supérieure, les dents sont triangulaires et dentelées. Par contre, celles de la mâchoire inférieure sont effilées et finement dentelées. Sa formule dentaire* s'établit entre 14 à 15 - 1 à 2 - 14 à 15 / 13 à 15 - 1 - 13 à 15.
Bien que ce requin soit principalement solitaire, il a été observé en groupe lors de "frénésies alimentaires", provoquées par stimulus d'une source de nourriture associée à des signes particuliers (proie blessée, congénère se nourrissant...). |
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Reproduction - Multiplication |
Carcharhinus longimanus est vivipare placentaire. La maturité des mâles est atteinte lorsqu'ils présentent une taille comprise entre 175 et 200 cm ; celle des femelles, entre 180 et 200 cm (entre 4 et 6 ans). Les petits (de un jusqu'à quinze juvéniles) mesurent de 60 à 70 cm. Sa durée de gestation est d'environ un an. |
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Vie associée |
Seuls ou en grands groupes (ségrégation possible par sexe), les requins océaniques sont souvent accompagnés par des remoras (Remora sp), des dorades coryphènes (Coryphaena hippurus), des poissons-pilotes (Naucrates ductor), des tortues et des dauphins.
Un comportement inhabituel du requin océanique est son association dans les eaux hawaïennes avec la baleine pilote (Globicephala macrorhynchus) comme décrit par Jeremy Stafford-Deitsch (1988). Bien que la raison d'un tel comportement soit inconnue, on soupçonne un rapport à l'alimentation. En effet, les baleines pilotes sont efficaces pour la détection des calmars dont les requins océaniques se montrent également friands. |
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Divers biologie |
Carcharhinus longimanus est un des trois requins océaniques les plus abondants, avec le requin bleu (Prionace glauca) et le requin soyeux (Carcharhinus falciformis). Ce nageur lent développe une activité égale pendant le jour et la nuit. Il a une nage élégante et rapide.
En Méditerranée, le requin océanique (Carcharinus longimanus) est signalé de manière un peu plus fréquente au cours de cette dernière décennie. Ce phénomène de tropicalisation pourrait trouver son explication dans le réchauffement climatique générant une augmentation de la température de l'eau. |
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Espèce réglementée |
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Carcharhinus longimanus relève des espèces vulnérables, du fait de sa faible capacité de reproduction. Ella a été inscrite sur la liste rouge des espèces de l'I.U.C.N. en 2006. |
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Informations complémentaires |
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Le requin océanique fait partie des espèces de requins considérées comme dangereuses pour l'homme, bien que, du fait de son habitat, il soit rarement confronté aux humains en dehors des naufrages. Une seule attaque à proximité directe des côtes a été recensée. Il s'agit d'un pêcheur en Polynésie française.
Le requin océanique est réputé pour son agressivité et son caractère inquisiteur et obstiné vis-à-vis des plongeurs, ses attaques de nageurs. Il suit également les bateaux de pêche avec insistance, dans l'espoir de prélever des proies jusque dans les filets qu'il arrache.
La rareté des proies potentielles en haute mer le pousse à attaquer sans préavis quand une occasion se présente. On lui attribue diverses hécatombes survenues lors de naufrages (notamment le 18 novembre 1942, sur les survivants du Nova Scotia, au large du Natal et, le 30 juin 1945, avec l'USS Indianapolis).
L’océanographe français Jacques-Yves Cousteau l'a décrit comme le plus dangereux de tous les requins, devant le grand requin blanc lui-même mais cette appréciation toute personnelle doit davantage sans doute aux effectifs supérieurs de l'espèce. |
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Références bibliographiques |
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Cousteau J.Y.,
1970,
LES REQUINS,
ed. Flammarion, 240p. |
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De Maddalena A.,
Bänsch H., 2005,
HAIE IM MITTELMEER,
ed. Tauchen-Kosmos, Allemagne, 239p. |
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Leim A.H. & Scott W.B.,
1972,
POISSONS DE LA COTE ATLANTIQUE DU CANADA,
Office des recherches sur les pêcheries du Canada, 530p. |
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Maniguet X.,
1991,
LES DENTS DE LA MORT, Le plus grand prédateur des mers : terreurs mythiques et dangers réels,
ed. Robert Laffont, 351p. |
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Mélançon C.,
1972,
LES POISSONS DE NOS EAUX,
ed. du Jour, Montréal 455p. |
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Stafford-Deitsch J.,
1988,
SHARK : A PHOTOGRAPHER'S STORY,
ed. Sierra Club Books, 200p. |
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Van Grevelynghe G.,
Diringer A., Séret B., 1999,
TOUS LES REQUINS DU MONDE,
« Les encyclopédies du naturaliste », ed. Delachaux & Niestle, 336p. |
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Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
Lagraulet J., 1972, Les morsures de requins en Polynésie française, Bulletin de la Société de Pathologie Exotique, 592-604.
La page sur Carcharhinus longimanus sur le site de référence de DORIS pour les poissons : FishBase |
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