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Fiche Espèce (N°935) |
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(N°935)
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| Zostera noltii Hornem. |
| Atlantique Nord-Est, Méditerranée |
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| Zostère naine |
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Plantes subaquatiques |
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| Varech de Nolti |
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| Seagrass, dwarf eelgrass (GB) |
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Critères de reconnaissance |
Feuilles fines et peu longues de couleur vert clair Feuilles avec 3 fines nervures parallèles Extrémité à bords lisses Rhizome blanc verdâtre mince (2 à 5 mm de diamètre) |
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Distribution |
Atlantique (de la Norvège au tropique du Cancer, en passant par la Manche et le bassin d’Arcachon). Méditerranée (en particulier dans le bassin de Thau, golfe de Fos, Port-Cros, lagune de Venise, Sardaigne), mer Noire, mer Caspienne. |
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Biotope |
La zostère naine forme des herbiers, parfois denses, comparables aux prairies terrestres. Cette plante marine est très tolérante aux conditions imposées par son environnement. Ainsi, elle peut se développer dans des eaux à température et taux de salinité très variables. Elle pourra ainsi se rencontrer dans les vases sableuses de l’étage infralittoral, mais aussi dans les lagunes saumâtres. Les herbiers de zostère, pouvant être composés exclusivement de Z. marina ou de Z. noltii, sont souvent mixtes. L’étude de la répartition de ces deux espèces de zostères, dans les herbiers mixtes, a permis de mettre en évidence une plus grande concentration de Z. noltii dans les zones peu profondes (0,1 à 1,5 m), où les contraintes mécaniques sont fortes et les sédiments de texture grossière et pauvres en matière organique. Les rhizomes et racines stabilisent le substrat et piègent les particules sédimentaires, protégeant ainsi le littoral contre l’érosion. |
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Description |
La zostère naine est une plante à fleurs marine à feuilles linéaires, longues d’environ 20 cm et étroites (1,5 mm maximum) à bords lisses. La couleur est vert clair. Les feuilles possèdent 3 fines nervures parallèles (une centrale, les latérales étant près des bords). Les tiges sont rampantes et souterraines (présence d’un rhizome). Les racines sont généralement regroupées en 2 ou 3. |
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Espèces ressemblantes |
Zostère marine (Zostera marina) : des feuilles plus larges et plus longues (jusqu’à 1,2 m). Des nervures longitudinales (5-11) régulièrement espacées. Souvent rencontrée dans des herbiers mixtes, avec Z. noltii, mais pas dans les mêmes étages (Z. marina semble apprécier les étages plus profonds que Z. noltii). Cymodocée (Cymodocea nodosa) : comme la zostère naine, les feuilles sont fines et peu longues. Mais pour la cymodocée, les bords de l’extrémité sont denticulés (et non lisses). |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Nanozostera noltii (dénomination récente) Zostera nana (dénomination ancienne) |
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Feuilles de zostère naine |
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Gros plan sur des feuilles de zostère naine |
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Zostère en période de reproduction |
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Epibionte sur une zostère |
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Epibionte sur une zostère |
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Ponte de mollusque sur une zostère |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Philippe MARTEL |
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Rédacteur
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| Jean-Philippe BORGES |
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Correcteur scientifique
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| Gérard PERGENT |
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Responsable régional
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| Véronique LAMARE |
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Création le : 13/10/2008
Dernière modification le 15/03/2010 21:17:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Magnoliophyta |
Angiospermes |
Plantes à fleurs dont les graines fécondées sont renfermées dans un fruit. |
| Classe |
Liliopsida |
Monocotylédones |
Un seul cotylédon* dans la graine. Les nervures des feuilles sont parallèles. |
| Sous-classe |
Alismatidae |
Alismatidées |
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| Ordre |
Najadales |
Najadales |
ou Potamogétonales ou Zostérales. |
| Famille |
Zosteraceae |
Zostéracées |
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| Genre |
Zostera |
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| Espèce |
noltii |
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Origine du nom français |
Simple traduction du nom latin Zostera. Le terme « naine » vient de la comparaison avec la « gigantesque » Z. marina. |
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Origine du nom scientifique |
Zostera, du grec [zoster] = ruban ou ceinture, noltii : en hommage à Ernst Ferdinand Nolte (1791-1875), botaniste allemand, professeur à l’université de Kiel. |
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Alimentation |
| Comme les autres plantes marines, Z. noltii est autotrophe pour le carbone. Elle pratique la photosynthèse à partir de dioxyde de carbone, d’eau et de sels minéraux dissous. Via l’énergie lumineuse et les cellules spécialisées contenant les pigments nécessaires à cette photosynthèse, elle fabrique les substances organiques nécessaires à son maintien et à sa croissance. |
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Reproduction - Multiplication |
La reproduction peut être asexuée (fragmentation du rhizome) et sexuée (fleurs unisexuées, cachées par les graines des feuilles). Les fleurs sont regroupées en épis simples. La période d'observation de ces épis s'étale d'avril à juin dans le bassin de Thau. Cette plante est monoïque (au contraire des cymodocées), c'est-à-dire que les fleurs mâles et femelles sont portées par le même pied. La graine mesure moins d’un mm de long et ne germe que si la salinité de l’eau est inférieure à celle de la mer. |
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Divers biologie |
| La zostère naine peut vivre en eau saumâtre et en eau salée. Les rhizomes peuvent pousser de plusieurs dizaines de cm par an. |
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Espèce réglementée |
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L’arrêté du 9 mai 1994 de la Région Provence Alpes Côte d’Azur protège la zostère naine dans cette zone administrative. Le Décret du 20 septembre 1989 du Code de l’Urbanisme (dispositions particulières au littoral) stipule que doivent être préservés les herbiers marins au sens large. La Convention de Barcelone (adoptée en 1976) et le Protocole relatif aux Aires Spécialement Protégées et à la Diversité Biologique en Méditerranée (adopté en 1999) définissent la liste des espèces en danger ou menacées, Zostera noltii y est spécifiquement mentionnée. |
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Informations complémentaires |
| Dans les conventions internationales d'écriture, cette plante est nommée Zostera noltii Hornem. Le nom complet de l'auteur et la date de description sont Hornemann 1832. |
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Références bibliographiques |
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(Ouvrage collectif),
2002,
MEDITERRANEE, MER VIVANTE,
11e édition, ed. Club-Lyons Nice-Doyen, 121p. |
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Cabioc'h J.,
Floch J.-Y., Le Toquin A., Boudouresque C.-F., Meinesz A., Verlaque M., 2006,
GUIDE DES ALGUES DES MERS D’EUROPE, MANCHE, ATLANTIQUE, MEDITERRANEE,
Les guides du naturaliste, ed. Delachaux & Niestle, 272p. |
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Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce |
Laugier T., 1998, Ecologie de deux phanérogames marines sympatriques, Z. marina et Z. noltii, dans l’étang de Thau (Hérault, France), Thèse de l’Université de Montpellier.
La page sur Zostera noltii sur le site de référence de DORIS pour les plantes Tela Botanica |
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