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Fiche Espèce (N°90) |
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| (N°90)
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| Calliactis parasitica (Couch, 1842) |
| Atlantique, Manche et Méditerranée |
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| Anémone parasite |
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Hexacoralliaires sans squelette (Anémones de mer...) |
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| Anémone du pagure |
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Hermit anemone (GB), Attinia del paguro (I), Anémona del ermitaño (E), Einsiedler-seerose, Schmarotzerrose (D), Heremietanemoon (NL)
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Clef d'identification |
Taille moyenne et forme allongée Pied beige à marron avec des lignes claires irrégulières dans le sens de la longueur Couronne de tentacules de couleur crème. Très nombreux tentacules fins et assez courts. |
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Distribution |
| Calliactis parasitica est commune depuis les côtes du Sud de l’Angleterre jusqu’à la Méditerranée. |
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Biotope |
Cette anémone de mer se rencontre le plus fréquemment en association avec des bernard-l’ermite : Dardanus, Pagurus... en Méditerranée ou Pagurus bernhardus dans l’Atlantique. Elle peut également être rencontrée seule accrochée à une pierre ou à un mollusque vivant : Buccinum undatum en Atlantique, Manche.Sa répartition en profondeur est très variable. |
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Description |
Anémone de mer très caractéristique. - Le pied : Il la forme d’une colonne ou d’une « patate » allongée lorsque les tentacules sont repliés. Sa couleur varie entre le beige, le marron et le jaune, avec des stries claires longitudinales plus ou moins marquées. Il est souvent moucheté de petites taches noires, rouges ou violettes. Pour un sujet adulte, sa longueur est de l’ordre de la dizaine de centimètres et son diamètre environ 8 cm. - La couronne de tentacules : Le disque qui porte les tentacules est de couleur crème. Les tentacules sont de couleur crème avec, souvent des zébrures marron. Les tentacules sont très nombreux et assez fins : jusqu’à 700 tentacules. - Les aconties* : Lorsqu’elle est dérangée ou que le pagure qui vit avec elle est inquiété, Calliactis parasitica émet des filaments de défense appelés aconties. Très visibles car de couleur blanche ou mauve, ces filaments sont collants et urticants. |
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Espèces ressemblantes |
Calliactis parasitica peut être confondue avec d’autres anémones de mer associées à des bernard-l’ermite, comme Adamsia palliata. Toutefois une observation attentive permet de les différentier facilement : - Taille respective : Calliactis parasitica est plus grosse qu'Adamsia palliata. - Couleur caractéristique : Calliactis parasitica, entre le gris, le beige et le marron. Parfois de petits points noirs, rouges ou violacés, mais pas de gros pois mauves aussi distincts que sur Adamsia palliata. Elle possède des lignes irrégulières plus claires dans le sens de la longueur du pied. Adamsia palliata a des pois mauves ovales caractéristiques. - Position caractéristique : Calliactis parasitica possède une grande couronne formée de très nombreux tentacules, orientée vers le haut ou les côtés. Adamsia palliata a une petite couronne de tentacules blancs, orientée vers le bas de la coquille, souvent dissimulée derrière les pattes du bernard-l’ermite. - Espèces associées : Calliactis parasitica, est associée au pagure Pagurus bernhardus dans l’Atlantique, aux pagures du genre Dardanus en Méditerranée (grands pagures rouge vif). Adamsia palliata est associée exclusivement au pagure Pagurus prideauxi.
L'anémone parasite peut aussi être confondue avec Anthopleura ballii qui possède des rangées de verrues mais qui sont différentes des des stries longitudinales de Calliactis parasitica. Ses tentacules sont plus charnus et en nombre bien moins important (96 maximum). |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Actinia parasitica Couch, 1842 Sagartia parasitica Gosse, 1860 |
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Anémones |
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Anémone parasite couronne de tentacules déployée |
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Anémones parasites sur leur pagure |
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Calliactis parasitica a libéré des aconties* |
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Pagure entièrement recouvert par 5 spécimens de Calliactis parasitica |
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De nuit et sur Pagurus anachoretus |
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Tractée par son bernard l'ermite |
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Fixée à la roche sur l'estran |
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Couronne tentaculaire rétractée |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Hervé THEDY |
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Vérificateur
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| Emmanuel BERNIER |
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Responsable régional
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| Michel PÉAN |
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Création le : 30/09/2007
Dernière modification le 16/11/2009 23:11:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Cnidaria |
Cnidaires |
Organismes aquatiques (marins pour la plupart) libres ou fixés, carnivores, à symétrie radiaire, caractérisés par des cellules urticantes : les cnidocytes. Deux morphologies principales : le polype et la méduse. La larve est une planula. |
| Classe |
Anthozoa |
Anthozoaires |
Cnidaires exclusivement marins, solitaires ou coloniaux, uniquement sous la forme polype (jamais de phase méduse dans le cycle développement). |
| Sous-classe |
Hexacorallia / Zoantharia |
Hexacoralliaires / Zoanthaires |
Anthozoaires coloniaux ou solitaires, tentacules lisses, polypes à symétrie d’ordre 6. |
| Ordre |
Actiniaria |
Actiniaires |
Polypes solitaires souvent colorés, en général fixés à un substrat dur par un large disque pédieux. Organismes parfois mobiles. |
| Sous-ordre |
Nyantheae Thenaria |
Nyanthées Thenaria |
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| Famille |
Hormathiidae |
Hormathiidés |
Sphincter fort, mésogléal. Aconties présentes. Septes non divisibles en macro ou microcnèmes, seulement 6-12 paires (de mésentères). Colonne résistante tuberculée. Souvent sur des substrats « détachés », carapaces, coquilles, gorgones… |
| Genre |
Calliactis |
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| Espèce |
parasitica |
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Origine du nom français |
| Anémone parasite : probablement à cause de sa relation avec certaines espèces de bernard-l’ermite. Le nom peut prêter à confusion car la relation établie avec les pagures est à bénéfice réciproque, il ne s’agit donc pas de parasitisme. |
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Origine du nom scientifique |
Calliactis : du grec [kallos] = beau et [actis] = rayon, parasitica : du grec [parasitos] = qui mange auprès de, en référence à l'association commensale* avec des pagures. |
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Alimentation |
| Animal carnivore, les anémones de mer se nourrissent de proies qu’elles capturent avec leurs tentacules collants et urticants. Il est fréquemment dit dans la littérature que les anémones associées à un pagure profitent des restes du repas de leur hôte. |
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Reproduction - Multiplication |
| Reproduction sexuée avec émission des œufs par la cavité gastrale. Certaines anémones de mer peuvent également se reproduire par scissiparité. |
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Vie associée |
Calliactis parasitica vit en association (commensalisme*) avec plusieurs espèces de pagures : les Dardanus calidus et arrosor en Méditerranée et Pagurus bernhardus dans l’Atlantique. Plusieurs Calliactis peuvent recouvrir entièrement la coquille d’un gros bernard-l’ermite. Lorsque le pagure trouve une nouvelle coquille, et qu’après l’avoir essayée, il choisit de s’y établir, il décolle avec ses pinces une ou plusieurs anémones et la ou les replace sur sa nouvelle demeure. Les actinies favorisent cette transplantation en décollant leur disque adhésif de l’ancienne coquille sous la stimulation des pinces du crustacé. |
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Divers biologie |
Lorsque Calliactis parasitica est inquiétée, elle émet des filaments de défense appelés aconties. Ces filaments urticants sont de couleur blanche ou mauve suivant les individus.
Il a été montré que la présence ou l’absence d’anémones sur la coquille des pagures a une influence sur le taux de prédation des pagures par les poulpes. Les pagures qui ne sont pas accompagnés par un (ou des) spécimen(s) de Calliactis parasitica sont soumis à un taux de prédation beaucoup plus élevé. Les poulpes réagissent au système de défense de ces actinies et les évitent. Calliactis parasitica émet un peptide neurotoxique par l’intermédiaire de ses nématocystes lors des réactions de défense. |
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Informations complémentaires |
| Lors de la manipulation d’une communauté pagure / anémones, l’émission des aconties est inévitable et on pourrait se demander s’il y a communication du stress entre les deux partenaires. Les plongeurs doivent veiller à éviter tout stress à ces animaux car le système de défense de l’anémone risque de ne plus être efficace, pendant un certain temps, face à un prédateur comme un poulpe. |
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Références bibliographiques |
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(Ouvrage collectif),
avec Louisy P. et Maître-Allain T., 2000,
FAUNE DE FRANCE - ANIMAUX DU BORD DE MER,
ed. Artemis, "Découverte-Nature", 160p. |
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Beaumont A.,
Cassier P., 1998,
BIOLOGIE ANIMALE - DES PROTOZOAIRES AUX METAZOAIRES EPITHELIONEURIENS,
Tome 1, 3ème édition, ed. Dunod, 459p. |
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FFESSM, CNEBS,
2004,
A LA DECOUVERTE DE LA VIE SOUS-MARINE,
Subaqua, HS n° 1 (2ème ed.), ed. Arc en ciel, 144p. |
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Ridet J.-M.,
Platel R., Meunier F., 1992,
ZOOLOGIE, DES PROTOZOAIRES AUX ECHINODERMES,
ed. Ellipses, 224p. |
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