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France
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  Fiche Espèce   (N°641)
 
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(N°641)   Espèce dangereuse
Procambarus clarkii Girard 1852
Ecrevisse rouge de Louisiane
 
Crustacés Malacostracés (crabes, crevettes...)
 
 
Ecrevisse de Louisiane, écrevisse rouge de marais
Red swamp crayfish (USA)
 Clef d'identification
Face ventrale rouge
Rostre à bords lisses et convergents vers l’apex
Une seule crète post-orbitale
Un ergot proeminant sur le carpopodite
Les mâles affichent un éperon sur le deuxième article de la troisième et quatrième paire de pattes
 Distribution
Originaire du sud-est des U.S.A. cette espèce a été largement répandue en Asie (Chine), en Afrique (Kenya) et en Europe (Espagne) à des fins d’élevage. En France, elle est bien présente sur la face atlantique du territoire et des populations isolées occupent l’Ile de France, la Bourgogne, l’Hérault, le Gard et le Pas de Calais.
 Biotope
Cette écrevisse est adaptée aux zones humides marécageuses. On la trouve aussi dans des rizières et supporte sans dommage des périodes sèches prolongées. Peu exigeante, elle s’accommode de milieux trés variés, pourvus de substrats meubles pour y creuser des terriers très profonds (40 à 100 cm). Les étangs, les canaux et les lacs peu profonds représentent leurs milieux de prédilection.
 Description
D’une taille de 10 à 12 cm et d’un poids de 25 g, elle possède une coloration rouge foncé ponctué de petites taches grises et bleues en face dorsale et rouge vif en face ventrale. Cette espèce ne possède pas de crète médiane sur le rostre et les bords de ce dernier se rétrécissent progressivement des yeux jusqu’à l’apex (pointe du rostre). Rugueux au toucher, le céphalotorax est marqué par une seule crète post-orbitale. Les sillons branchio-cardiaques se touchent quasiment sur la face supérieure de la carapace. Le carpopodite (article précédant la pince) porte un ergot proéminant (comme l'écrevisse américaine). De plus, les mâles possèdent un éperon sur le deuxième article de la troisième et quatrième paire de pattes.
 Espèces ressemblantes
Il est difficile de la confondre avec une autre espèce de métropole.
 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

 
  Homards, langoustes... (Palinoures et Astacoures)
   
  De face  
   
  Devant son terrier  
   
  Un peu d'air  
   
  Faces inférieures des pinces  
   
  Faces supérieures des pinces  
   
  Détail de la tête  
   
  Le rostre  
   
  La plaquage  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Mickael BEJEAN Détail
Vérificateur  
Michel KUPFER Détail
Responsable régional  
Michel KUPFER Détail
 
     
Création le : 02/10/2007
Dernière modification le 28/10/2008 13:39:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Arthropoda Arthropodes  Animaux dont le corps et les pattes sont segmentés. L’exosquelette dur est articulé. Les yeux sont composés et latéraux. 
Sous-embranchement Crustacea Crustacés  Arthropodes principalement aquatiques possédant deux paires d’antennes biramées, 2 paires de maxilles, des appendices biramés sur le tronc. 
Classe Malacostraca Malacostracés  8 segments thoraciques, 6 segments abdominaux. Appendices présents sur le thorax et l’abdomen. 
Sous-classe Eumalacostraca Eumalacostracés   Présence d’une carapace recouvrant la tête et tout ou partie du thorax. 
Super-ordre Eucarida Eucarides  Présence d'un rostre. 
Ordre Decapoda Décapodes  La plupart marins et benthiques. Yeux composés pédonculés. Les segments thoraciques sont fusionnés avec la tête pour former le céphalothorax. La première paire de péréiopodes est transformée en pinces.  Cinq paires d'appendices locomoteurs (pinces comprises). 
Sous-ordre Astacidea Astacoures  Les Astacoures regroupent des crustacés allongés possédant une puissante paire de pinces : homards, langoustines (avec larves) et écrevisses (développement direct). 
Famille Cambaridae Cambaridés   
Genre Procambarus     
 
Espèce clarkii     
 
 
 Origine du nom français
Originaire de Louisiane et coloration de l’animal.
 Alimentation
Les écrevisses sont omnivores mais sont surtout opportunistes. Cette espèce consomme beaucoup de végétaux mais elle préfère les mollusques, les larves d’insectes, les vers et autres macroinvertébrés. Son activité alimentaire varie d’ intensité et de nature en fonction de la température.
 Reproduction - Multiplication
Contraitrement aux autres espèces, l’écrevisse rouge peut se reproduire deux fois dans l’année et cette espèce est mature à 3 mois, alors qu'il faut 2 à 3 ans pour les autres.
Le plaquage, « accouplement », se déroule de la même manière que pour les autres espèces d'écrevisses : le mâle retourne la femelle afin de déposer entre les pattes des spermatophores (petits sacs collants renfermant les spermatozoïdes). De 200 à 700 ovules sont pondus. Après fécondation les oeufs se fixent sur les pléopodes de l’abdomen de la femelle. Ils ne mettront que quelques semaines pour donner des centaines de juvéniles. Leur croissance est trés rapide et ils peuvent atteindre la masse de 10 g en 3 à 4 mois. C’est, pour le moment, l’écrevisse la plus prolifique.
 Divers biologie
L’écrevisse rouge de Louisiane est très peu exigeante sur la qualité de son milieu et elle supporte d’ailleurs des conditions d’oxygène dissous très défavorables. Bien que son développement soit optimum quand la température de l’eau se situe entre 22 et 25° C. Elle supporte aussi des conditions extrêmes supérieures à 30° C, ainsi que des périodes de froid allant jusqu’à -10° C. Trés prolifique, elle est considérée comme un exellent crustacé d’élevage.
 Informations complémentaires
Son introduction dans le milieu naturel engendre des dégradations très importantes sur les berges qui sont minées par les terriers.
De plus, elle propage un germe fongique (Aphanomycose) qui est fatal pour les écrevisses autochtones. Ainsi ces dernières résistent peu de temps et c'est une menace pour la biodiversité naturelle des milieux aquatiques.Cette écrevisse est malgré tout un trés beau crustacé, très coloré. Son observation reste difficile car les milieux où elle vit sont baignés d’une eau chargée de matières en suspension, ce qui limite la visibilité à quelques dizaines de centimètres. Cependant, des traces sur les berges trahiront leur présence, sous la forme de restes de repas de prédateurs ou encore de terriers à fleur d’eau. Cette espèce est aussi active le jour mais l’aube et le crépuscule sont les plus favorables pour espérer la rencontrer en plongée.
 Références bibliographiques
Arrignon J., 1996, L’ECREVISSE ET SON ELEVAGE, 3ème édition, Lavoisier, Technique et Documentation, 230p.
Guegan Y, 1981, L'ASTACICULTURE OU LA PRODUCTION DE L'ECREVISSE, I.T.A.V.I.
 Liens de références et publications spécifiques sur cette espèce
Eaux libres, 01/04 2007, Situation des écrevisses en France en 2006, Bulletin du Conseil Supérieur de la Pêche et protection des milieux aquatiques, 47-48, p17-33.
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  DORIS, 28/10/2008 : Procambarus clarkii Girard 1852, http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=641