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Fiche Espèce (N°589) |
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| (N°589)
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| Aspidosiphon (Aspidosiphon) muelleri Diesing, 1851 |
| Indo-Pacifique |
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| Siponcle commensal |
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Autres « vers » subaquatiques |
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Critères de reconnaissance |
Petit ver tubulaire Vit exlusivement en association avec H. cochlea et H. aequicostatus Trompe dévaginable sortant parfois du corallite de l'hôte |
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Distribution |
| Indo-Pacifique |
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Biotope |
| Le siponcle et son associé vivent à proximité des récifs, sur des substrats* meubles à une profondeur généralement inférieure à 20 mètres. |
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Description |
En forme de ver allongé, le corps non segmenté est tubulaire et de couleur beige. L'épiderme est lisse et uniforme. Ce siponcle vit exclusivement en association avec un madrépore libre et solitaire qui le recouvre complètement, ce qui fait qu’il n’est généralement pas visible. Cependant, il possède une trompe dévaginable*, l'introvert*, dont l'extrémité est la bouche entourée de tentacules. L'introvert est la partie visible de l'animal, qui parfois peut faire plus d'un cm de long hors du corallite*. |
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Espèces ressemblantes |
| A. muelleri semble être le seul siponcle commensal des coraux solitaires. Il est très spécialisé et ne peut être confondu avec aucun autre organisme. |
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Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides |
Aspidosiphon jukesi Baird, 1873 Aspidosiphon corallicola |
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Participants |
Rédacteur principal
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| Virginie LEON |
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Rédacteur
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| Anne PROUZET |
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Correcteur scientifique
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| Patrick SCAPS |
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Responsable régional
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| Cédric MITEL |
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Création le : 23/04/2008
Dernière modification le 01/05/2013 21:09:00 |
Les * dans les textes
renvoient au glossaire |
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Classification |
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Termes scientifiques
(international) |
Termes en français |
Descriptif/
caractéristiques
succinctes du groupe |
| Embranchement |
Sipuncula |
Siponcles |
Vers fouisseurs marins dont le corps est composé de 2 parties : un tronc non segmenté et un introvert, organe rétractable qui lui permet de creuser le sédiment. |
| Classe |
Sipunculidea |
Sipunculides |
Tentacules disposés en périphérie du disque oral. Espèces pour la plupart fouisseuses. |
| Ordre |
Sipunculiformes |
Sipunculiformes |
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| Famille |
Aspidosiphonidae |
Aspidosiphonidés |
La bouche entourée de courts tentacules est à l’extrémité antérieure et l’anus en est proche, côté dorsal. L’ensemble bouche et anus forme une trompe qui peut s’invaginer. |
| Genre |
Aspidosiphon (Aspidosiphon) |
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| Espèce |
muelleri |
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Origine du nom scientifique |
| Aspidosiphon : du grec [aspid-] : bouclier, et [sipho] = tuyau, tube creux (le latin siphunculus ou sipunculus veut dire petit tuyau). Cet animal se fait un bouclier de son hôte, le corail, et vit dans un tube creux. |
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Alimentation |
| Les siponcles se nourrissent de divers unicellulaires, de larves*, de détritus organiques, de films d’algues microscopiques adhérant aux substrats* rencontrés. La nourriture est captée par le mucus qui recouvre les tentacules présents à l'extrémité de l'introvert*. |
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Reproduction - Multiplication |
| Les sexes sont séparés, et la fécondation est externe. L'œuf éclot et se développe en une larve* trochophore*. |
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Vie associée |
Ce siponcle vit exclusivement à l'intérieur du corallite* de son hôte, un madrépore libre et solitaire, qui peut être soit le Dendrophyllidé Heteropsammia cochlea soit le Caryophyllidé Heterocyathus aequicostatus.
L’association est en fait un ménage à trois : la larve* de siponcle s’installe dans une coquille vide de gastéropode. Une larve de corail solitaire s’installe sur la coquille et les deux organismes se développent alors simultanément. Tandis que le corail croît et entoure progressivement la coquille du gastéropode, le siponcle prend une forme spiralée et ménage une loge (ou siphon) dans le corallite en croissance. De fins canalicules creusés par le siponcle permettent la communication entre la loge et le milieu extérieur et assurent les échanges d’eau. L’ouverture de la loge est située sur la face basale du corallite.
Cette association est décrite comme un cas de commensalisme*. Le siponcle peut sortir partiellement de sa loge. Il rampe alors sur le fond, traînant avec lui le madrépore qui garde ses tentacules déployés et peut se nourrir en capturant de petites proies. Ce déplacement évite également au corail de se trouver enseveli peu à peu dans les substrats meubles. En contrepartie, le corallite du corail offre un abri au siponcle. Cette association ne serait pas obligatoire mais largement favorable. En effet, à la mort du corail solitaire, le siponcle pourrait se réfugier dans le sable, tandis qu'en l’absence du siponcle, le corail périrait enseveli à plus ou moins brève échéance.
De petits bivalves (1 mm de longueur) du genre Jousseaumiella sont fréquemment rencontrés dans la loge du siponcle. |
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Divers biologie |
| Le ver n'est pas facile à observer, il vit bien caché. Il faut retourner le corail très rapidement pour l’apercevoir. |
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Références bibliographiques |
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Grassé, P.P.,
1959,
TRAITE DE ZOOLOGIE : ANATOMIE, SYSTEMATIQUE, BIOLOGIE Tome V, fascicule 1, ANNELIDES - MYZOSTOMIDES - SIPUNCULIENS - ECHIURIENS - PRIAPULIENS - ENDOPROCTES - PHORONIDIENS,
ed. Masson & Cie (Paris), 1053p. |
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Laboute P.,
Richer de Forges B., 2004,
LAGONS ET RECIFS DE NOUVELLE CALEDONIE,
ed. Catherine Ledru, IRD, Nouméa Nouvelle-Calédonie, 520p. |
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Veron J.E.N.,
2000,
CORAL REEFS OF THE WORLD,
ed. Australian Institute of Marine Science Townsville, Australia, 1500p. |
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