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  Fiche Espèce   (N°509)
 
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(N°509)  
Lymnaea stagnalis (Linnaeus, 1758)
Europe, nord de l’Asie et Amérique du Nord
Limnée des étangs
 
Gastéropodes Pulmonés
 
 
Limnée stagnale, grande lymnée des étangs
Swamp lymnaea, great pond snail (GB)
 Clef d'identification
Coquille allongée
Ouverture inférieure à la moitié de la hauteur totale de la coquille
Dernier tour de la coquille large, ventru, plus clair
 Distribution
Commune en France, on la trouve dans toute l’Europe, en Asie du Nord et en Amérique du Nord.
 Biotope
Les limnées affectionnent les milieux benthiques (les fonds), riches en éléments nutritifs (algues, végétaux aquatiques et matière organique). Elles préfèrent les eaux lentes et fraîches.
 Description
Formée d’une spire aiguë, la coquille est allongée avec une ouverture de hauteur inférieure à la moitié de la hauteur totale de la coquille. C’est la plus grande des limnées, cette coquille peut mesurer 50 à 60 mm de hauteur pour 25 à 30 mm de large. Elle comporte 7 à 8 tours, le dernier étant plus large et ventru.
De couleur brune, striée, cette coquille présente un dernier tour plus clair.
L'animal rampe, sur le fond, ou à l’envers, sous la surface de l’eau à l'aide d'un pied musculeux ovale muni de deux tentacules triangulaires plats à l’avant.
La limnée ne possède pas d'opercule.
 Espèces ressemblantes
L’identification des limnées peut se faire par observation de la coquille, mais nécessite le plus souvent une dissection (anatomie de l’appareil génital en particulier).

Un "complexe" Stagnicola palustris a été défini suite aux travaux de Jackiewicz (1959, 1962, 1988, 1991). D’après Falkner (1995) trois espèces de ce groupe seraient présentes sur le territoire français : Stagnicola corvus, S. fuscus et S. palustris, caractérisées par une coquille plus petite (jusqu’à 35 mm de hauteur) avec un dernier tour à peine ventru.

Stagnicola glaber a une coquille ne dépassant pas 22 mm de hauteur, avec une petite ouverture.

Galba truncatula a une coquille de moins de 12 mm de hauteur. La spire, caractéristique, forme des marches d’escalier.
 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides
Helix stagnalis Linnæus, 1758
Limneus lacustris Studer, 1820
 
   
  Limnée  
   
  Déplacement sous la surface  
   
  Limnée et planorbe  
   
  Tête et tentacules déployés  
   
  Promenade dans la végétation  
   
  A la recherche de nourriture  
   
  Pied et pneumostome  
   
  A l'envers  
   
  Sur la vase  
   
  Vers la surface  
 
 
 Participants
Rédacteur principal  
Michel KUPFER Détail
Vérificateur  
Jean-Pierre HEROLD Détail
Responsable régional  
Michel KUPFER Détail
 
     
Création le : 21/09/2007
Dernière modification le 05/07/2010 22:44:00
Les * dans les textes
renvoient au glossaire
 
     
 
 Classification
 
 

Termes scientifiques
(international)

Termes en français Descriptif/ caractéristiques
succinctes du groupe
Embranchement Mollusca Mollusques  Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies. 
Classe Gastropoda Gastéropodes  Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules. 
Sous-classe Pulmonata Pulmonés  Cavité palléale transformée en poumon communiquant avec l'extérieur par un orifice, le pneumostome. 
Ordre Basommatophora Basommatophores  Un œil situé latéralement à la base de la paire de tentacules. Aquatiques. Espèces d’eau douces et marines. 
Famille Lymnaeidae Lymnéidés   
Genre Lymnaea     
 
Espèce stagnalis     
 
 
 Origine du nom français
Limnée ou lymnée : à partir du nom scientifique,
des étangs : indique sa préférence pour les eaux calmes.
 Origine du nom scientifique
Lymnaea : du grec [lymnaios] ou [limnaios] = qui vit dans les marais,
du latin [Lymn-] ou [limn-] = eau stagnante, marais.

stagnalis : du latin [stagnālis, e] = d'étang.
 Alimentation
Les limnées se nourrissent surtout de végétaux aquatiques, souvent en décomposition, qu’elles broutent grâce à leur radula*, sorte de « langue » râpeuse. Mais elles peuvent, occasionnellement, se nourrir de tous autres déchets organiques (plantes mortes, cadavres de poissons…).
 Reproduction - Multiplication
Ces animaux sont hermaphrodites (à la fois mâle et femelle) et se reproduisent par fécondation croisée, toujours interne. Ils pondent une cinquantaine d'œufs adhésifs, regroupés en boudins muqueux de 3 à 5 cm de long, sur les feuilles des plantes aquatiques. L’éclosion de l’œuf a lieu au stade véligère*.
 Divers biologie
La respiration est pulmonée et ces animaux doivent remonter en surface pour respirer, lorsque l’eau est mal oxygénée, grâce à une petite ouverture située sur le côté droit de l’animal, le pneumostome*, qui mène à la cavité pulmonaire. Ils utilisent souvent les plantes pour leur ascension.
En eau bien oxygénée, le gastéropode peut absorber l’oxygène par la peau.
Les lymnées sont capables de se déplacer sous la surface de l’eau, grâce à un dépôt de mucus.
 Informations complémentaires
Elle est l'hôte de Trichobilharzia sp., parasite d'oiseaux, dont la larves cercaires provoquent chez l'homme des démangeaisons cutanées et infections (dermatite des baigneurs).
La limnée abrite aussi un des stades de développement de la grande douve, Fasciola hepatica (distomatose hépatique).
 Références bibliographiques
Félix J., Toman J., Hisek K., 1983, GUIDE DU PROMENEUR DANS LA NATURE, ed. France-Loisirs, 422p.
Germain L., Seguy E., 1957, FAUNE DES LACS, DES ETANGS ET DES MARAIS, ed. Paul Lechevalier
Tachet H., 2006, INVERTÉBRÉS D'EAU DOUCE : SYSTÉMATIQUE, BIOLOGIE, ÉCOLOGIE, ed. du CNRS, 587p.
 
Comment citer cette fiche (How to cite this page) :
  DORIS, 5/7/2010 : Lymnaea stagnalis (Linnaeus, 1758), http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=509