Homard des Antilles

Enoplometopus antillensis | Lütken, 1865

N° 4171

Atlantique tropical Est et Ouest

Clé d'identification

Petit homard de 15 cm maximum
2 grosses pinces
Corps orangé
Poins blancs sur l'abdomen
Marques blanches dont un cercle avec un point central sur le thorax
Extrémité des épines sur les pinces et thorax blanche
Poils drus épars sur le corps
Poils très fournis sur la marge des pinces

Noms

Autres noms communs français

Homard des épaves, homard de récif, cigale canarienne

Noms communs internationaux

Flaming reef lobster, dwarf reef lobster, Atlantic reef lobster (GB), Aragosta atlantica della scogliera, aragosta ardente della scogliera (I), Cigala canaria, langosta roja de arrecife (E), Roter Atlantik Riffhummer (D)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Hoplometopus antillensis (Lütken, 1865)
Enoplometopus dentatus Miers, 1880

Distribution géographique

Atlantique tropical Est et Ouest

Zones DORIS : Caraïbes

Enoplometopus antillensis est une espèce de l'Atlantique tropical. Il est présent à l'ouest depuis la Floride jusqu'au Brésil, en passant par les Caraïbes et le golfe du Mexique. A l'est, il se rencontre dans les îles de Madère, des Canaries, du Cap Vert, de l'Ascension, de Sainte Hélène et sur les côtes africaines du Libéria à la République du Congo.

Biotope

Le homard des Antilles se rencontre dans les récifs coralliens, les fonds rocheux, les grottes et les épaves, de 5 à 200 m de profondeur. C'est une espèce cryptique* qui reste cachée la journée dans les failles, crevasses et autres cachettes.

Description

Enoplometopus antillensis est un petit homard de 15 cm au maximum. Il est de couleur orangée avec différentes marques blanches :

  • des anneaux blancs sont visibles sur les pattes marcheuses
  • l'extrémité des épines sur les bords des pinces est blanche, les doigts des pinces étant annelés d'orange et jaune orangé
  • il y un gros point blanc de chaque côté et sur le dessus de chaque segment de l'abdomen*
  • l'extrémité des épines sur le thorax* est blanche
  • un dessin est présent sur les flancs du thorax, constitué d'un cercle blanc avec un gros point blanc en son milieu et quelques lignes blanches en arrière de ce cercle.
Sur le sommet du thorax on observe 3 crêtes épineuses. La première, centrale, part de l'abdomen jusqu'au premier tiers du thorax. Elle est encadrée de deux crêtes, une de chaque côté, partant du milieu du thorax et finissant au niveau des yeux. Le rostre* est épineux et court. Une forte épine dirigée vers l'avant, aussi longue que le rostre, est insérée à la base des antennules*. L’œil est noir, le pédoncule oculaire* très court. Les antennes* sont aussi longues, voire plus longues, que le corps.


Des poils drus éparses sont présents sur le corps, notamment au niveau des points blancs de l'abdomen. Ces poils sont très fournis sur la marge des pinces. Ils sont plus rares, voire absents sur le thorax.

Espèces ressemblantes

Enoplometopus antillensis est le seul homard de récif que l'on peut rencontrer dans l'Atlantique tropical Ouest. De l'autre côté, le long des côtes africaines tropicales et dans les îles des Canaries et du Cap Vert, vit un autre homard de récif : E. callistus. Cette espèce ressemble beaucoup à E. antillensis par sa couleur et sa taille mais n'a pas de motifs blancs sur le thorax et présente de gros pois rouges sur le corps et les pinces.

Dans l'Indo-Pacifique, il existe 9 autres espèces appartenant au genre Enoplometopus et ressemblant beaucoup à A. antillensis.

Alimentation

L'alimentation dans la nature du homard des Antilles n'a pas été observée. Mais en aquarium, il se nourrit de viande de poisson.

Reproduction - Multiplication

Le homard des Antilles est une espèce gonochorique*, c'est-à-dire que les sexes sont séparés.
Les larves* ont une vie planctonique* d'environ 2 à 4 mois et après 8 stades larvaires (prézoés* et zoés*), elles se métamorphosent et se posent sur le fond.

Vie associée

Le homard des Antilles est la proie de gros poissons comme des vivaneaux, notamment Lutjanus purpureus, ou des mérous.

Informations complémentaires

Cette espèce semble commune, notamment dans l'Atlantique Ouest, mais du fait de son activité nocturne elle est rarement observée.

Du fait de sa petite taille elle ne présente pas d'intérêt pour la pêche mais est très recherchée pour l'aquariophilie.

Réglementation

Enoplometopus antillensis est inscrit sur la liste rouge de l'UICN* de 2009 sous le statut LC (Least Concern) c'est-à-dire préoccupation mineure. Il n'y a pas suffisamment d'études sur la distribution et la vulnérabilité de cette espèce pour mieux définir son statut. Cependant la destruction de son habitat, notamment dans les récifs coralliens, pourrait avoir un impact sur sa population.

Origine des noms

Origine du nom français

Homard est le nom donné aux Astacoures qui regroupent des crustacés allongés possédant une puissante paire de pinces. Homard vient de l'allemand Hummer qui signifie "grand crustacé marin".

Antilles car c'est une espèce que l'on rencontre notamment dans les Antilles et correspond à la traduction de son nom d'espèce : antillensis.

Origine du nom scientifique

Enoplometopus : du grec [enoplos] = armé et [metopon] = front.

antillensis : de Antilles et du latin [-ensis] = qui vient de, donc antillais.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Arthropoda Arthropodes Animaux invertébrés au corps segmenté, articulé, pourvu d’appendices articulés, et couvert d’une cuticule rigide constituant leur exosquelette.
Sous-embranchement Crustacea Crustacés Arthropodes à exosquelette chitineux, souvent imprégné de carbonate de calcium, ayant deux paires d'antennes.
Super classe Multicrustacea
Classe Malacostraca Malacostracés 8 segments thoraciques, 6 segments abdominaux. Appendices présents sur le thorax et l’abdomen.
Sous-classe Eumalacostraca Eumalacostracés Présence d’une carapace recouvrant la tête et tout ou partie du thorax.
Super ordre Eucarida Eucarides Présence d'un rostre.
Ordre Decapoda Décapodes La plupart marins et benthiques. Yeux composés pédonculés. Les segments thoraciques sont fusionnés avec la tête pour former le céphalothorax. La première paire de péréiopodes est transformée en pinces.  Cinq paires d'appendices locomoteurs (pinces comprises).
Sous-ordre Astacidea Astacoures Les Astacoures regroupent des crustacés allongés possédant une puissante paire de pinces : homards, langoustines (avec larves) et écrevisses (développement direct).
Famille Enoplometopidae Enoplometopidés
Genre Enoplometopus
Espèce antillensis

Nos partenaires