Cadeline blanche

Cadlina laevis | (Linnaeus, 1767)

N° 683

Atlantique du Nord et Amérique du Nord, Méditerranée

Clé d'identification

Rhinophores blancs lamellés rétractables
Panache branchial rétractable jaune ou blanc
Forme ovale blanc translucide
Papilles jaune pâle semi-transparentes

Noms

Autres noms communs français

Cadlina atlantique

Noms communs internationaux

Atlantic cadlina, white Atlantic cadlina (GB), Cadlina (D, E, I), Kaalslak (NL)

Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides

Echinochila laevis (Linnaeus, 1767)
Doris obvelata (Muller, 1776)
Doris repanda (Alder and Hancock, 1842)
Doris planulata (Stimpson, 1853)

Distribution géographique

Atlantique du Nord et Amérique du Nord, Méditerranée

Zones DORIS : Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du Nord, Atlantique Nord-Ouest

Il existe une large distribution pour cette espèce d'Atlantique vivant des eaux des régions arctiques du Spitzberg et du Groenland à la Méditerranée. On la rencontre aussi sur les côtes d'Amérique du Nord jusqu'au Massachusetts ; dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Au Québec on note sa présence sur la Côte Nord, au large de Havre-Saint-Pierre.

Biotope

Cette espèce se rencontre depuis la surface sur des fonds rocheux jusqu'à 800 m de profondeur.

Description

Cette espèce se reconnaît par son manteau blanc presque translucide de forme ovale couvert de ponctuations blanches et de petites papilles jaune pâle semi-transparentes. Un liseré jaune très pâle existe parfois à la périphérie du manteau sans que cela soit systématique.
Les rhinophores* sont lamellés, blancs et rétractables, cerclés à la base. Le panache branchial jaune pâle à blanc est souvent rétracté et possède cinq à sept parties et encercle l'anus.
Le manteau cache la plupart du pied blanc laissant visible seulement la partie postérieure. La longueur varie de 2, 5 à 3, 5 cm, la largeur est d’environ 1 cm.

Espèces ressemblantes

Cadlina pellucida (Risso, 1826) : partage les mêmes zones d'évolution que C. laevis. De couleur blanche, elle possède des taches brunes sur les rhinophores et le panache branchial.



Cadlina luteomarginata MacFarland, 1905 : possède un liseré jaune périphérique et ne partage pas les mêmes aires de distribution que C. laevis (Pacifique Est, côtes d'Amérique du Nord).



Cadlina sparsa (Ohdner, 1921) : de couleur pâle, elle montre quelques petits points latéraux orangés et elle non plus ne fréquente pas les mêmes zones que C. laevis (Californie).

Alimentation

Celle espèce se nourrit d'éponges encroûtantes, comme Halisarca dujardini et Dysidea fragilis. Elle semble aussi s'attaquer aux éponges Sycon sp. On la trouve souvent sur l'éponge Cliona celata. Certaines études de Picton & Morrow, 1994-2001 montrent que la nourriture influence la coloration jaune ou blanche des papilles du manteau.

Reproduction - Multiplication

Cet animal hermaphrodite* se reproduit plutôt en hiver au mois de mars. La ponte est fixée à la roche. Elle est transparente avec des œufs blancs et enroulée en spirale. L'éclosion des œufs se produit environ après cinquante jours de maturité. Il n'y a pas de stade larvaire* planctonique* mais ce sont des petits nudibranches qui sortent de la ponte en nageant (développement direct).
La larve véligère* existe mais reste dans la ponte jusqu'à maturité des petits individus.

Origine des noms

Origine du nom français

Cadeline blanche : francisation du nom scientifique Cadlina et évocation de la couleur immaculée de l'animal.

Origine du nom scientifique

Cadlina : Ce nom de genre a été créé par Bergh en 1878. Il évoque un personnage d'une saga islandaise.

laevis
: du latin [laevus] = gauche, du côté gauche et par extension maladroit, stupide, aveuglé ou encore hostile et de mauvais présage.

Classification

Termes scientifiques Termes en français Descriptif
Embranchement Mollusca Mollusques Organismes non segmentés à symétrie bilatérale possédant un pied musculeux, une radula, un manteau sécrétant des formations calcaires (spicules, plaques, coquille) et délimitant une cavité ouverte sur l’extérieur contenant les branchies.
Classe Gastropoda Gastéropodes Mollusques à tête bien distincte, le plus souvent pourvus d’une coquille dorsale d’une seule pièce, torsadée. La tête porte une ou deux paires de tentacules dorsaux et deux yeux situés à la base, ou à l’extrémité des tentacules.
Sous-classe Opisthobranchia Opisthobranches Coquille présente, réduite ou absente. Branchies à l’arrière du cœur. Principalement marins ou d’eau saumâtre, rare en eau douce (une dizaine d’espèces, Ordre des Acochlidea).
Ordre Nudibranchia Nudibranches Cavité palléale et coquille absentes chez l’adulte. Lobes pédieux souvent absents aussi. Respiration cutanée, à l’aide de branchies, de cérates ou d’autres appendices. Tête portant une ou deux paires de tentacules, les tentacules postérieurs ou rhinophores peuvent parfois être rétractés dans des gaines. Principalement marins ou d’eau saumâtre.
Sous-ordre Doridina Doridiens Corps aplati. Anus dorsal entouré complètement ou partiellement par des branchies de remplacement ramifiées qui peuvent être rétractées (voire absentes). Mangeurs d’éponges, habituellement armés de spicules calcaires internes.
Famille Chromodorididae Chromodorididés Doridiens au corps mou allongé et étroit, à coloration vive. Dos en général lisse, bord du manteau développé à l’avant. Pied effilé à l’arrière, dépassant du manteau. Rhinophores lamellés, tentacules buccaux courts et coniques, branchies pennées.
Genre Cadlina
Espèce laevis

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