4 messages par Alex VANHAELEN

05/10/2013 Réponse sur : Zélande (Pays-Bas) : opisthobranche inconnu
Opistho zélandais à identifier

Bonjour à tous,
Je partage l’avis d’Hervé Limouzin : il s’agit de Goniodoris castanea Alder & Hancock, 1845.

Pour moi, les traits caractéristiques sont :

- la taille relative du panache branchial lorsqu’il est étalé (photo N° 11347 = la première) : = ± 1/3 de la longueur corporelle ;
- la texture grumeleuse de l’épiderme dorsal (photo N° 11347) ;
- les rhinophores inclinés vers l’avant et muni d’un mucron (petite pointe à l’apex) (même photo) ;
- la présence d'une "collerette", (photo N° 11347-46924 la dernière) qui n’est pas une collerette.
Chaque côté du dos porte une ‘crête’ longitudinale.
Ce que montre la photo est ± le 1/3 antérieur de ces crêtes dorso-latérales. C’est vrai qu’elles me semblent ici un peu gonflées. D’habitude elles sont moins épaisses.
- la teinte du spécimen s’inscrit impeccablement dans la gamme de coloration : du brun foncé au rouge-brun-orangé au lilas clair.

La réunion de tous ces caractères aboutit à Goniodoris castanea.
Cette espèce est fréquente en Zélande depuis plusieurs années.
On la rencontre principalement sur l’ascidie coloniale Botrylloides violaceus.
Je joins, pour info, une photo (gonicast-linda) prise en Zélande (Oosterschelde, divesite ‘Camping Linda’) en 2006 (auteur et website malheureusement inconnus) qui montre bien ces divers traits caractéristiques, notamment les crêtes dorso-latérales.

Amitiés
Alex Vanhaelen

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28/07/2012 Réponse sur : Juvénile Chromodoris
Bonjour Alain-Pierre,

Je pense que ta 2è hypothèse est correcte : les larges taches dorsales claires ovales à arrondies, l’apex blanc des feuilles branchiales et l’apex mauve des rhinophores (= même teinte que le reste du rhino) sont caractéristiques de Chromodoris luteorosea (Rapp, 1827).

Le nombre, la forme (de ovale à arrondi) et la taille des taches dorsales sont très variables.

La pâleur du manteau peut s’expliquer de diverses manières : par le fait qu’il s’agit d’un juvénile, par la variabilité naturelle (locale) de l’espèce ou par l’espèce-proie ingérée – ou par l’absence de nourriture.

Les sources consultées (cf. ci-dessous) vont toutes en ce sens. Aucune ne mentionne un C. purpurea qui aurait de telles taches dorsales.

Sources :

Gofas,S et al (2011) – Moluscos marinos de Andalucía. Vol.II.

Ed. Universidad de Málaga. Málaga. 798 pp (p 492)

Göthel,H (1996) – Guide de la faune sous-marine : la Méditerranée. Invertébrés marins et poissons.

Ed. Eugen Ulmer. Paris. (édition française) 318 pp. (p 212)

Mojetta,A & Ghisotti,A (1996) – Flore et faune de la Méditerranée.

Ed. Solar. Paris. (édition française) 318 pp. (p 96/97)

Ocaña-Martin,A et al (2000) – Guía submarina de invertebrados no artrópodos.

Ed. Comares. Granada. 471 pp. (p 250)

Riedl,R (1986) – Fauna y flora del Mar Mediterranéo.

Ed. Omega. (édition espagnole) 858 pp.(p 341)

Wirtz,P & Debelius,H (2003) – Mediterranean and Atlantic invertebrate guide.

Ed. Conch Books. Hackenheim. 305 pp. (p 217)

L’epèce est considérée comme rare sur les côtes méditerranéennes espagnoles par Gofas etal et Ocaña-Martin etal.

Alex Vanhaelen


01/07/2012 Réponse sur : opisthobranche

Bonjour,

il s'agit bien de Berghia verrucicornis (Costa,A., 1867).
La teinte du contenu des cérates peut fortement varier (du très sombre au blanchâtre), mais 2 caractères sont importants ici :
- les rhinophores ont la majeure partie de leur colonne orangée (le sommet est blanc) ;
- une tache orange, allongée et étroite, est observée juste à l'avant de la base de chaque rhinophore.

Une confusion pourrait être faite avec Berghia columbiana (García-Gómez y Thompson, 1990), qui présente également un corps blanc, des cérates blanchâtres et des rhinophores orangés, mais les deux taches oranges antérieures ne sont pas observées et le nombre (ou la densité) de cérates est inférieur(e).

Réf.: Gofas,S , Moreno,D y Salas,C (2011) - Molluscos marinos de Andalucía v.2, p.511

Amicalement,
Alex


07/11/2007 Réponse sur : Question 761
Bravo et félicitations pour ce prix, plus que mérité.

Alex VANHAELEN
Plongeur bio belge ayant participé à des missions océanographiques.


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