Algue présentant plusieurs axes dressés bien différenciés
Aspect hirsute et buissonnant
Thalle de 20 à 25 cm de hauteur maximale en zone calme, de couleur rouge clair à rouge foncé
Axes cylindriques irrégulièrement et peu ramifiés densément recouverts de ramules fins, simples ou peu ramifiés, de 3 à 15 mm de longueur, insérés en spirale
Large crampon discoïde
Red seabroom (GB), Hisopo de mar (E), Makuri, kaijinso (Japon), Bodo-bodo (Philippines)
Conferva simplex Wulfen 1803
Fucus lycopodium Turner 1811
Caulerpa lycopodium C.Agardh 1817
Cladostephus lycopodium (C.Agardh) C.Agardh 1824
Ceramium digenea Delle Chiaje 1829
Digenea lycopodium (C.Agardh) Hering 1835
Digenea wulfenii Kützing 1843
Digenea vieillardii Kützing 1865
Eaux tropicales et tempérées
Zones DORIS : ● Europe (côtes françaises), ○ [Méditerranée française], ● Caraïbes, ● Indo-PacifiqueLa présence de cette algue a été signalée dans toutes les mers tropicales et subtropicales. Le type* est originaire de l'Adriatique. En Méditerranée française, sa présence est attestée en Corse mais elle est absente du golfe du Lion. Elle est aussi présente dans la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin), dans l'océan Indien (Mayotte, La Réunion, îles Eparses) et dans l'océan Pacifique (Nouvelle-Calédonie).
En Méditerranée, l’algue se développe sur les rochers plus ou moins ensablés de l'étage infralittoral* supérieur (jusqu’à une quinzaine de mètres de profondeur).
En Atlantique, elle est commune dans le médiolittoral* sur les rochers exposés. En zone tropicale, elle pousse aussi sur les fragments de corail et autres substrats* durs.
Digenea simplex est une algue cespiteuse* (plusieurs axes dressés), caulescente (axes bien différenciés), solidement accrochée au substrat* par un large crampon discoïde. Le thalle de 20 à 25 cm de hauteur en zone calme ne dépasse guère 5 cm en zone exposée. Sa couleur rouge clair à rouge foncé est souvent masquée par une forte couverture d’épiphytes*. La texture est cartilagineuse. Les axes cylindriques irrégulièrement et peu ramifiés, de 1 à 1,5 mm de diamètre, sont densément recouverts de ramules* fins, simples ou peu ramifiés, de 3 à 15 mm de longueur, insérés en spirale. Les ramules portent des trichoblastes* caduques. La partie inférieure des axes est souvent dénudée. L'aspect de l’algue est hirsute et buissonnant comme un bouquet d’écouvillons.
Halopithys incurva (Hudson) Batters est aussi une algue d'aspect hirsute et buissonnant, pouvant atteindre 25 cm de hauteur. Sa couleur varie du rouge foncé à presque noire. Ses ramules sont plus gros et surtout recourbés en « crosse » à leur extrémité. Elle fréquente les mêmes biotopes rocheux, plus ou moins ensablés, de l'infralittoral supérieur. Elle se rencontre en Méditerranée, Atlantique Nord-Est ainsi que dans la Caraïbe.
Cette algue est autotrophe* photosynthétique* : elle élabore ses composés organiques à partir de dioxyde de carbone, d'eau, de minéraux et de lumière, grâce à des pigments qui lui permettent de faire la photosynthèse.
Cette algue rouge dioïque* a un cycle trigénétique* isomorphe* (gamétophytes* et sporophyte* sont semblables). Tous les organes reproducteurs se développent à l’extrémité des ramules.
Les gamétocystes* mâles se forment à la place des trichoblastes* et sont discoïdes bordés d’une ligne de cellules stériles.
Les cystocarpes* sont ovoïdes avec ostiole*.
Les tétrasporocystes à division tétraédrique se disposent en séquence hélicoïdale (spiralée) à raison de un tétrasporocyste par segment.
En Méditerranée, seuls les tétrasporocystes ont été observés.
Cette algue porte sur ses rameaux de très nombreux épiphytes* qui peuvent entièrement la recouvrir et la camoufler. A ce titre, elle est un hôte intéressant pour beaucoup de petites espèces.
La croissance est uniaxiale et s'opère via une cellule apicale*. Les axes sont polysiphonés* (l'axe est formé par une file de cellules axiales entourée de plusieurs files de cellules péricentrales).
En section transversale, les axes présentent une grosse cellule axiale, 6 à 9 cellules péricentrales, une médulla* incolore et un cortex* uni ou bistratifié de cellules polygonales. Les ramules fins ont une organisation similaire mais sans médulla et avec un cortex unistratifié.
Digenea simplex contient de l'acide alpha-kainique, principe actif vermifuge et vermicide utilisé contre les Ascaris, Trichirus et Taenia. Elle contient aussi de l'agar.
En Asie, l'algue est récoltée à la main par les populations locales mais le principe actif vermifuge peut être synthétisé par l'industrie chimique.
Plumet de Nérée fait référence à l'aspect hirsute de cette algue associé au nom du dieu grec Nérée qui symbolisait la mer calme (allusion au biotope de cette algue ?). Nérée épousa Doris et est le père des Néréides.
Digenea : du grec [di] = deux et [genos] = génération. Ce nom dérive du nom des Digènes, vers trématodes parasites dont le cycle de vie nécessite deux hôtes distincts (un mollusque et un vertébré). Ce nom de genre a probablement été choisi du fait des propriétés vermifuges de cette algue.
simplex : du latin signifiant simple, non divisé, en une seule part.
Numéro d'entrée WoRMS : 144808
| Termes scientifiques | Termes en français | Descriptif | |
|---|---|---|---|
| Embranchement | Rhodobionta / Rhodophyta | Rhodobiontes | Algues rouges, pour la plupart marines. |
| Sous-embranchement | Eurhodophytina | Eurhodophytinés | |
| Classe | Florideophyceae | Floridéophycées | Thalle élaboré formé de fins filaments branchés ou en lames. |
| Ordre | Ceramiales | Céramiales | Structure toujours uniaxiale. |
| Famille | Rhodomelaceae | Rhodomelacées | |
| Genre | Digenea | ||
| Espèce | simplex |
Algues rouges (Rhodophycées)
Algue rouge ressemblant à un bouquet d'écouvillons
Les axes cylindriques ont un diamètre compris entre 1 et 1,5 mm. Excepté dans les parties âgées qui sont souvent dénudées, les axes sont densément recouverts de ramules fins simples ou peu ramifiés, de 3 à 15 mm de longueur, insérés en spirale et entremêlés d’épiphytes.
Golfe d'Ajaccio (2A), 6 m
09/01/2021
Algues rouges (Rhodophycées)
Dans une cuvette de plage
Cette algue se développe sur les rochers de l'étage infralittoral* supérieur où s'accumule du sable. Un individu s’est développé dans une cuvette superficielle où s'accumulent les feuilles de posidonie de l'herbier voisin.
L'Isolella, golfe d'Ajaccio (2A), PMT, 30 cm de profondeur
20/08/2026
Individu décoloré
Dans les biotopes très exposés à la lumière, les individus sont souvent densément couverts de Corallinacées articulées, et ont un aspect décoloré. La couleur rouge sombre n'est visible qu'à la base du thalle.
L'Isolella, golfe d'Ajaccio (2A), PMT, 30 cm de profondeur
16/08/2026
Thalle hirsute de couleur rouge sombre
Pas facile de bien voir sous l'eau la structure et la couleur de cette algue, tant elle est recouverte d'épiphytes* et notamment de Corallinacées articulées du genre Jania. Ce rameau a été un peu "nettoyé".
Le thalle, rouge clair à pourpre violacé, peut atteindre 25 cm de hauteur en zone calme (une dizaine de cm pour cet individu). L'aspect est hirsute et buissonnant.
L'Isolella, golfe d'Ajaccio (2A), PMT, 30 cm de profondeur
16/08/2026
Disque basal
Individu débarrassé de ses épiphytes et examiné au laboratoire pour confirmer l'identification. La base cespiteuse (en haut), la couleur rouge sombre et la forme des axes sont plus faciles à voir.
L'Isolella, golfe d'Ajaccio (2A), PMT, 30 cm de profondeur, photo ex-situ
23/08/2026
Rédacteur principal : Véronique LAMARE
Correcteur : Marc VERLAQUE
Responsable régional : Véronique LAMARE
La page sur Digenea simplex sur le site de référence de DORIS pour les algues : AlgaeBase
La page de Digenea simplex dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel : INPN
La page sur Digenea simplex sur le site SealifeBase
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